Tous les articles par Gabriel Vicent

Pour une action collective ancrée dans les réalités montréalaises

Éditorial — Pour une action collective ancrée dans les réalités montréalaises.

Montréal est en constante transformation. 

Au cours des dernières années, les réalités vécues par les jeunes montréalais·es ont profondément évolué : diversification des parcours migratoires, nouvelles réalités familiales et effets persistants de la pandémie redessinent les conditions qui influencent leur réussite éducative. 

Montréal n’est plus le Montréal d’il y a dix ou quinze ans. Pour soutenir efficacement les jeunes, nous devons d’abord comprendre collectivement les réalités qui façonnent leur parcours aujourd’hui. 

C’est dans ce contexte que Réseau réussite Montréal a dévoilé sa planification stratégique 2026-2029. Cette feuille de route ambitieuse est solidement ancrée dans les réalités du terrain et s’arrime aux orientations du Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) mis en œuvre par les centres de services scolaires et des commissions scolaires de son territoire. 

Élaborée à la suite d’une vaste démarche de réflexion menée en collaboration avec nos partenaires, elle établit les orientations qui guideront notre action pour les prochaines années. Cette démarche a permis d’identifier trois populations prioritaires ainsi que cinq axes stratégiques qui orienteront nos interventions et nos collaborations déployées à l’échelle de Montréal. 

Cette planification s’inscrit dans un contexte marqué par de nombreux défis qui influencent la réussite éducative des jeunes. Parmi ceux-ci, les effets de la pandémie demeurent bien présents : selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS 2022-2023), 42 % des élèves montréalais rapportent une détérioration de leur santé mentale en raison de la pandémie¹. 

Au-delà de ces répercussions, les milieux éducatifs évoluent également dans un contexte de profondes transformations démographiques. Dans les écoles montréalaises, la diversité des parcours s’impose désormais comme une composante essentielle des milieux scolaires. 

Les élèves issus de l’immigration, identifiés comme une population prioritaire par Réseau réussite Montréal, représentent une part importante de la population scolaire du secondaire : 68 % des élèves montréalais·es sont issus de l’immigration récente (de 1re ou de 2e génération), comparativement à 25 % dans le reste du Québec². Cette réalité invite à une réflexion accrue sur la diversité des parcours et des réalités linguistiques dans les pratiques éducatives. 

Les transitions scolaires illustrent également l’importance d’une action concertée et précoce. À Montréal, la première transition est largement reconnue comme un enjeu partagé : 74 % des territoires indiquent travailler conjointement cet enjeu³, témoignant d’une volonté claire d’agir tôt et ensemble pour soutenir l’entrée des enfants dans leur parcours scolaire. 

Dans cette perspective, les tout-petits constituent une population prioritaire pour Réseau réussite Montréal. Les premières expériences éducatives et les pratiques mises en place dès la petite enfance jouent un rôle déterminant dans la construction de trajectoires scolaires positives. 

Chez les adolescents, les défis prennent une autre forme, plus diffuse mais tout aussi déterminante. L’engagement scolaire révèle une tendance préoccupante : en 2022-2023, seulement 21 % des élèves montréalais du secondaire présentent un niveau élevé d’engagement scolaire, comparativement à 28 % en 2010-2011. Cette baisse souligne l’importance de renforcer le lien entre les jeunes et leur milieu de vie, particulièrement pour les adolescents à haut risque de décrochage scolaire, pour qui les obstacles à la réussite sont souvent multiples. Dans cette optique, les initiatives comme le programme École-famille-communauté constituent des leviers essentiels pour soutenir l’engagement et la persévérance des jeunes. 

Ces réalités propres à chacune de ces populations, bien que distinctes, sont profondément liées. Elles révèlent un enjeu commun : la capacité collective à créer des environnements éducatifs où les jeunes peuvent s’ancrer et se projeter sereinement vers l’avenir. 

C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit l’action de Réseau réussite Montréal. Depuis plus de quinze ans, l’organisation agit comme un catalyseur de collaborations et un lieu de convergence entre les milieux scolaire, communautaire, institutionnel, municipal et de la recherche. 

Aucun acteur ne détient à lui seul les solutions. C’est pourquoi Réseau réussite Montréal mise sur la concertation, la collaboration et le partage des connaissances afin de faire progresser la réussite éducative à l’échelle de la métropole. 

Au cours des prochaines années, notre action s’articulera autour de cinq objectifs partagés par les instances régionales de concertation (IRC) : accompagner les acteurs du milieu dans leurs initiatives, mobiliser les partenaires autour d’objectifs communs, soutenir le transfert et l’appropriation des connaissances, contribuer à l’évaluation des actions mises en place et sensibiliser les milieux et la population aux enjeux liés à la réussite éducative. 

 


1- Institut de la statistique du Québec. Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2022-2023. Compilation spéciale pour Montréal.

2- Ministère de l’Éducation du Québec. Tableau de bord de l’éducation – Élèves issus de l’immigration, juin 2026.

3- Lemay, J.-F. (2021). Conversations montréalaises – Des communautés engagées dans la réussite éducative des jeunes. Réseau réussite Montréal.

4- Institut de la statistique du Québec. Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2010-2011 et 2022-2023. Compilation des indicateurs d’engagement scolaire pour Montréal.

 

Contrer la glissade de l’été pour soutenir leur réussite

La pause estivale peut entraîner chez certains élèves une perte progressive des acquis scolaires, un phénomène particulièrement préoccupant pour les jeunes en situation de fragilité.

Ce recul, parfois appelé « glissade de l’été», touche des apprentissages fondamentaux comme la lecture, l’écriture et les mathématiques. À long terme, il peut laisser des traces importantes sur le cheminement scolaire des élèves concernés.

Une trousse clé en main pour amplifier le message

Réseau réussite Montréal et le Réseau québécois pour la réussite éducative souhaitent mettre cette réalité en lumière et vous encouragent à partager leurs contenus (publications, visuels et autres ressources) via vos réseaux sociaux, infolettres ou site Web.

Textes posts réseaux sociaux | Visuels | En savoir plus sur la glissade de l’été

 

Idées de textes pour vos réseaux sociaux

Pour appuyer la campagne sur vos réseaux sociaux, des exemples de textes sont disponibles et prêts à l’emploi. Vous pouvez les adapter selon vos besoins.

Exemple de texte post 1

L’été sans perdre le fil

Durant la saison estivale, plusieurs élèves oublient une partie des apprentissages réalisés pendant l’année scolaire. Selon certaines études, cette perte peut correspondre à un mois d’apprentissage, et même plus selon les contextes. Les élèves allophones, ceux et celles en difficulté d’apprentissage ou provenant de milieux défavorisés peuvent être particulièrement touché·es.

Pour limiter les effets à long terme sur leur parcours scolaire, des gestes simples peuvent être posés collectivement. C’est d’ailleurs ce à quoi s’emploient les 18 Instances régionales de concertation, mobilisées partout au Québec pour freiner ce phénomène.

Restez à l’affût de nos réseaux sociaux! Nous y partagerons des astuces et des idées pour freiner la Glissade de l’été.

Exemple de texte post 2

Pour le plaisir de lire et écrire

Cet été, comment accompagner les jeunes pour éviter la Glissade de l’été?

  • Écrire une carte postale à un·e ami·e
  • Lire une histoire puis la résumer
  • Créer un bricolage inspiré d’un texte
  • Feuilleter un magazine à la bibliothèque du quartier
  • Rédiger la liste d’épicerie

En intégrant à la routine ces activités autour du français, nous les aidons à maintenir les acquis scolaires tout en cultivant le plaisir d’apprendre.

Exemple de texte post 3

Jouer avec les chiffres

Grâce à des activités simples et ciblées, il est possible de stimuler le cerveau des jeunes et de nourrir leur intérêt pour les mathématiques. Par exemple :

  • Repérer des chiffres lors d’une promenade dans le quartier
  • Jouer au magasin
  • Construire une horloge
  • Organiser une vente-débarras
  • Jouer aux échecs ou à des jeux de dés

Encourageons les élèves à poursuivre leurs apprentissages pendant l’été… tout en s’amusant!

Exemple de texte post 4

La passion des sciences

Certaines activités ludiques permettent de stimuler la curiosité des jeunes et de mieux comprendre le monde qui nous entoure.

Vous pourriez notamment :

  • Faire un mini potager
  • Visiter un parc animalier
  • Cuisiner en utilisant une balance et des tasses à mesurer
  • Observer les étoiles
  • Fabriquer du slime

Transformons l’été en une saison riche en exploration et en découvertes!

Exemple de texte post 5

Grandir en confiance

Saviez-vous qu’une façon efficace de contrer la Glissade de l’été est de soutenir le développement de l’estime de soi et des habiletés sociales chez les jeunes? Ce sont de précieux atouts pour leur retour à l’école.

Voici quelques idées à mettre en pratique :

  • Organiser une activité avec des ami·es
  • Faire une recherche en ligne sur un sujet qui les intéresse
  • Préparer le repas pour la famille
  • S’impliquer bénévolement dans le quartier
  • Mettre en scène des situations de la vie quotidienne à l’aide de marionnettes

En les accompagnant, nous contribuons à renforcer leur confiance et leur persévérance, des effets qui se feront sentir à long terme.

Exemple de texte post 6

Garder l’esprit actif

L’été bat son plein, mais la rentrée approche tranquillement. Pour atténuer les effets de la Glissade de l’été et se remettre doucement dans le rythme scolaire, des gestes simples peuvent faire toute la différence.

On peut, par exemple, découvrir un nouveau jeu de société, visiter un musée, s’adonner à une activité créative comme la peinture ou la musique, ou encore échanger avec les jeunes en leur posant des questions qui stimulent leur réflexion.

Chacun de nous peut contribuer à garder leur esprit actif et faciliter leur retour en classe.

 

Visuels réseaux sociaux

Des visuels sont également disponibles. Vous pouvez les personnaliser selon vos besoins grâce aux modèles Canva accessibles via ce lien.


En savoir plus sur la glissade de l’été

Nouveau dossier thématique : littératie et réussite éducative

Parce que la littératie est un levier déterminant de la réussite éducative, Réseau réussite Montréal en a fait une priorité d’action depuis plusieurs années. Le besoin de documenter davantage les enjeux qui y sont liés s’est imposé au fil du temps, afin de mieux soutenir la prise de décision et les pratiques sur le terrain. C’est dans cette optique qu’a été créé notre tout nouveau dossier thématique sur la littératie et la réussite éducative.

Un nouveau dossier pour mieux comprendre la littératie

Ce dossier propose une synthèse des connaissances actuelles et met en lumière le rôle central de la littératie dans le développement et le parcours des jeunes. Il vise à mieux comprendre les facteurs qui influencent les compétences en lecture et en écriture, ainsi que les inégalités qui y sont associées. Il met également en évidence différentes dimensions comme la littératie plurilingue, la littératie à l’ère numérique et la résilience linguistique. Comme dans tous nos dossiers, vous y trouverez des données récentes, des pistes d’action et des ressources pour appuyer les pratiques.

« Plaisir de lire » : une refonte complète du dossier sur la lecture

Cette démarche a aussi été l’occasion de revoir entièrement notre dossier sur la lecture, initialement publié en 2018. Désormais intitulé « Plaisir de lire », il offre des contenus encore plus complets et actuels, dont :

  • Un approfondissement des facteurs qui influencent la motivation à lire
  • Une attention accrue aux enjeux d’équité, de diversité et d’inclusion
  • Des pistes d’action bonifiées et plus concrètes
  • De nouveaux outils et ressources

Consultez les dossiers

 

 

Conférence virtuelle – Transition scolaire à la FGA et à la FP : principaux besoins et profils d’élèves montréalais

Conférence virtuelle

Transition scolaire à la FGA et à la FP : principaux besoins et profils d’élèves montréalais

Mercredi 3 juin 2026
293 participants

Nos expert·es | La présentation et le rapport | Enregistrement | Ressources

Le processus de transition joue un rôle important dans le parcours scolaire des élèves: il influence leur engagement dans leur nouveau milieu et peut avoir une incidence sur la réussite de leur projet d’études.

Pour mieux comprendre les déterminants qui façonnent ces transitions, Réseau réussite Montréal vous invite à découvrir un tout nouveau portrait des besoins exprimés par les élèves montréalais, notamment à travers cinq profils particuliers, réalisé par l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Bien que les résultats présentés concernent principalement les élèves de la formation générale des adultes (FGA) et de la formation professionnelle (FP), les catégories de besoins abordées peuvent toucher l’ensemble des élèves de la fin du secondaire aux études postsecondaires.

Au menu  : des données et des pistes pour adapter les pratiques de soutien aux transitions scolaires.

 

📊 Nouvelles données

  • Un portrait des besoins énoncés par 2 367 élèves montréalais
  • Une présentation de cinq profils d’élèves
  • Des perspectives et des suggestions d’élèves de la formation professionnelle et de la formation générale des adultes

 


🎙️Nos expert·es

 

Nadia Rousseau, Ph.D.
Directrice, maitrise en enseignement
Département des sciences de l’éducation
Université du Québec à Trois-Rivières

Directrice, Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite en contexte de diversité (RÉVERBÈRE)

Coresponsable, Laboratoire sur la recherche-développement au service de la diversité (Lab-RD2)

Chercheure régulière, PÉRISCOPE

Chercheure régulière, Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec

 

David Baril, M.Sc., c. o.
Professionnel de recherche
Université du Québec à Trois-Rivières

 

 

 


📁 La présentation et le rapport

Téléchargez la présentation

Téléchargez le rapport complet

 

Le rapport en bref :

 


🎥 Enregistrement de la conférence

 

Visionnez la conférence

 


🗒️ Des ressources pour aller plus loin

Modèle de soutien aux transitions interordres réussies (MSTR)

Le Modèle de soutien aux transitions interordres réussies (MSTR) propose une vision renouvelée des transitions scolaires en considérant la diversité des parcours comme la norme. Il met de l’avant une approche holistique qui vise l’épanouissement des personnes apprenantes. Le modèle souligne également l’importance d’un soutien adapté et d’une responsabilité partagée entre les différents acteur·trices qui accompagnent les jeunes dans leur parcours.

Consultez le modèle


Questionnaire pour soutenir les personnes apprenantes en contexte de transition

Ce questionnaire interactif permet de mieux cerner les besoins liés à la transition scolaire. Une fois complété, il génère un portrait personnalisé des besoins, classés par ordre de priorité. Des fiches informatives accompagnent également la démarche en proposant des explications complémentaires et des ressources adaptées pour répondre à ces besoins et faciliter la transition.

Consultez le questionnaire


Transitions réussies entre les voies de formation sous la perspective des jeunes de la Mauricie : quels besoins de soutien aux transitions ?

Ce projet de recherche s’intéresse aux différents parcours pouvant mener aux études supérieures, qu’ils soient linéaires ou marqués par des interruptions et des réorientations. Réalisée dans divers contextes éducatifs (secondaire, formation générale des adultes, formation professionnelle, collégial et université), l’étude met en lumière la diversité des trajectoires scolaires et formule neuf recommandations pour mieux soutenir les transitions.

Consultez le rapport


Des mesures et des pratiques qui soutiennent les transitions vers la formation générale des adultes, la formation professionnelle, le collégial et l’université

Ce guide présente des mesures et des pratiques concrètes pour soutenir les personnes apprenantes lors de leur transition vers la formation générale des adultes, la formation professionnelle, le collégial ou l’université. S’appuyant sur la voix des jeunes, il vise à aider les milieux éducatifs à adapter leurs pratiques afin de favoriser des parcours de transition plus harmonieux et réussis.

Consultez le guide


Banque de ressources du site Transitions réussies vers les études supérieures

Cette banque de ressources rassemble plus de 60 outils destinés à soutenir les transitions scolaires. On y trouve notamment une cartographie personnalisable des besoins, des guides pratiques, des infographies, des vidéos de témoignages et des exemples de pratiques porteuses.

Consultez les ressources


Pratiques pour favoriser une transition harmonieuse

Une liste non exhaustive d’actions recommandées par le ministère de l’Éducation – avant, pendant et après la transition – pour favoriser un passage harmonieux :


Dossiers thématiques sur les transitions scolaires

Nos dossiers thématiques sur les transitions scolaires visent à synthétiser les connaissances sur les enjeux que vivent les jeunes à chacun des moments charnières de leur parcours scolaire, ainsi que les facteurs de protection et les moyens de les accompagner, tout en mettant en évidence les particularités propres à chacune de ces étapes. Vous y trouverez de l’information sur l’entrée à l’école, le passage du primaire au secondaire, de même que sur la transition vers les études postsecondaires.

Consultez les dossiers


Balado Prof, ma fierté ! – La formation professionnelle et l’éducation des adultes

Deux enseignantes sont reçues en entrevue pour discuter de deux secteurs d’enseignement souvent méconnus, mais essentiels : l’éducation des adultes et la formation professionnelle. Elles abordent les particularités de l’enseignement auprès d’un public adulte, les raisons qui motivent les apprenant·es ainsi que les enjeux rencontrés.

Écoutez le balado


Motivation et engagement

Tout ce qu’il faut savoir sur ce déterminant de la réussite éducative : fondements, facteurs de risque et de protection, acteurs clés, pistes d’action… et bien plus.

 

 

La résilience linguistique et la réussite éducative

 

Renforcer la confiance à s’exprimer en français et le sentiment d’appartenance à la société québécoise. 

 

Publication : 19 mai 2026 

 

Un enjeu en émergence à Réseau réussite Montréal 

Conscient de l’importance des compétences linguistiques tout au long du parcours des jeunes, Réseau réussite Montréal porte un intérêt croissant à la résilience linguistique en tant que facteur de protection de la réussite éducative.  

Cet article se veut ainsi un point de départ et sera enrichi par de nouveaux contenus au fil du temps. 

Un regard centré sur les jeunes anglophones 

L’enjeu est prioritairement examiné à partir de la situation des jeunes anglophones montréalais en français langue seconde, qui sont confrontés à un contexte particulier au Québec en tant que groupe linguistique officiel minoritaire. Pour ces jeunes, l’insécurité linguistique peut constituer un frein à leur engagement, à la poursuite de leurs études en français, à leur emploi au Québec et à leur participation à la société québécoise.  

Toutefois, plusieurs personnes peuvent éprouver de l’insécurité linguistique, autant dans leur langue maternelle que dans une autre langue, et cet article peut ainsi être utile pour mieux comprendre ces différentes réalités. 

L’insécurité linguistique… de quoi parle-t-on ? 

L’insécurité linguistique réfère à l’évaluation négative qu’une personne porte sur sa façon de s’exprimer, à l’oral comme à l’écrit, en raison de son accent, de sa langue maternelle ou de ses usages linguistiques. Elle se manifeste par un sentiment de malaise, d’anxiété ou de crainte, pouvant limiter, voire entraver, l’usage d’une langue.  

Il importe de souligner que l’insécurité linguistique n’est pas nécessairement une question de compétence. Les élèves peuvent éprouver de l’insécurité linguistique même lorsqu’il s’agit de leur langue maternelle ou lorsqu’ils obtiennent de bons résultats dans leur langue seconde. 

Par exemple, l’insécurité linguistique peut survenir lorsque la personne : 

  • A l’impression que sa façon de s’exprimer n’est pas conforme à la norme 
  • Fait l’objet de moqueries pour son accent ou sa façon de s’exprimer 
  • Est confrontée à des commentaires péjoratifs ou à d’autres formes de discriminations en raison de sa langue ou de son accent 
  • Est fréquemment surveillée ou corrigée lorsqu’elle parle 
  • A l’impression que son interlocuteur·trice doute de ses capacités linguistiques (ex. : l’interlocuteur·trice passe à l’anglais en présumant que la personne a une maitrise limitée du français) 

Ainsi, l’insécurité linguistique comporte une dimension tout autant sociale qu’individuelle.  

Un enjeu qui reflète des rapports de pouvoir inégaux entre groupes sociaux 

Au-delà des perceptions individuelles, l’insécurité linguistique s’inscrit également dans des dynamiques de pouvoir entre groupes linguistiques, où certaines façons de parler sont davantage valorisées que d’autres. Dans ce contexte, les personnes appartenant à un groupe linguistique minoritaire peuvent craindre que leur accent ou leur manière de s’exprimer révèle une identité perçue comme moins légitime dans la société.

⚠️  L’accent est le facteur le plus souvent rapporté

L’accent est un facteur important du sentiment d’insécurité linguistique, puisqu’il est associé à l’appartenance à un groupe et qu’il est socialement hiérarchisé. En ce sens, certains accents sont perçus comme plus proches de la norme et sont ainsi davantage valorisés, ce qui peut amener certaines personnes à déprécier leur façon de s’exprimer.

 

Les effets de l’insécurité linguistique 

Parmi les effets possibles de l’insécurité linguistique, signalons : 

  • Un sentiment de honte ou d’infériorité 
  • Une estime de soi plus faible 
  • Un évitement des situations de communication, comme avoir une réticence à prendre la parole ou s’absenter pour éviter d’avoir à le faire 
  • Un isolement social et un faible sentiment d’appartenance 
  • Une diminution des compétences linguistiques lorsque celles-ci sont moins sollicitées 
  • Une diminution de la capacité à fonctionner efficacement en société 

Ultimement, l’insécurité linguistique peut avoir une incidence majeure sur le parcours des jeunes, pouvant les mener à remettre en question la poursuite de leurs études. 

La résilience linguistique : un facteur de protection 

La résilience linguistique permet de réduire les effets de l’insécurité linguistique. Elle désigne la capacité d’une personne à s’adapter à des situations stressantes exigeant l’usage de sa langue maternelle ou d’une langue seconde, à surmonter les difficultés et à rebondir face aux obstacles. 

La résilience linguistique peut notamment être favorisée par : 

  • La valorisation de la diversité linguistique et culturelle  
  •  La déconstruction des idéologies véhiculées sur les langues ou la façon de s’exprimer 
  • La création d’espaces sécuritaires qui mobilisent l’ensemble du bagage linguistique des élèves, et où les erreurs ne sont pas constamment corrigées devant les autres 
  • Le développement de la confiance et de la conscience de soi 
  • Le renforcement de la capacité d’autorégulation 
  • Le développement de la capacité à utiliser ses forces et ses ressources pour surmonter des défis 
  • La création d’environnements favorables à la prise de risques 

 

Projet Le français au présent et au futur 

Dans le but de favoriser la résilience linguistique des jeunes anglophones montréalais, RRM et ses partenaires* collaborent à des travaux visant à renforcer le niveau de confiance de ces jeunes à communiquer en français. 

*Les partenaires du projet : 

  • Commission scolaire English-Montréal 
  • Commission scolaire Lester-B.-Pearson 
  • Learn Québec 
  • PERT ― Provincial employment round table 
  • Chambre de commerce du Montréal métropolitain 
  • Carrefour jeunesse-emploi Marquette (Lachine et l’ouest de l’île) 
  • Carrefour jeunesse-emploi NDG (Notre-Dame-de-Grâce) 
  • Y4Y ― Youth for youth 

 


Pour davantage d’information sur la résilience linguistique et ce dossier à RRM, communiquez avec :

Brigid Glustein, agente de liaison et de développement
(514) 816-0736


 

Bibliographie 

 

Bouchard, M.-E. (2024). A youth perspective on the challenges related to fostering linguistic security in the classroom: New insights from the English-dominant context of British Columbia. Canadian Journal of Applied Linguistics, 27(3), 102-119. 

 Commissariat aux langues officielles. (2021). Mieux comprendre l’insécurité linguistiquehttps://www.clo-ocol.gc.ca/fr/outils-ressources/infographies/infographie-mieux-comprendre-linsecurite-linguistique 

Dumont, L. (2024). Impact du sentiment d’insécurité linguistique sur les apprenants en contexte postsecondaire canadien : Les causes, les manifestations et les conséquences sur l’identification linguistique et sur la réussite éducative et scolaire (Rapport de maitrise). Université d’Ottawa. 

École de la fonction publique du Canada. (s. d.). De l’insécurité à la résilience linguistique. Gouvernement du Canada. https://www.csps-efpc.gc.ca/tools/jobaids/linguistic-insecurity-fra.aspx 

Fédération de la jeunesse canadienne-française. (2020). Stratégie nationale pour la sécurité linguistique. 

Levasseur, C., Bouchard, M.-E., & Ntiranyibagira, C. (2023). Introduction: From linguistic insecurity to security: Complexity and diversity of contexts. OLBI Journal, 13, 17-30. https://doi.org/10.18192/olbij.v13i1.7063 

Payant, C., Beaulieu, S., & Bejarano Ruiz, J. (2023). Vivre l’insécurité linguistique : Une réalité en contexte éducatif. Dans Rencontres EDUCERE. Faculté des sciences de l’Université du Québec à Montréal. https://www.ctreq.qc.ca/ressources/linsecurite-linguistique-en-contexte-educatif/ 

La littératie à l’ère du numérique

Le numérique transforme en profondeur les pratiques de lecture et d’écriture, de même que les compétences qu’elles requièrent. 

 

Publication : 19 mai 2026
 

Dans cet article
Nouvelles compétences | Les nouvelles pratiques et la littératie multimodale | Lecture papier ou lecture numérique | Les écrans et les premiers apprentissages en lecture | Les pratiques numériques des jeunes | La littératie numérique et le statut socioéconomique | Question ouverte : l’intelligence artificielle | Ressources | Remerciements | NotesBibliographie
 

Les nouvelles compétences de l’environnement numérique 

Au XX siècle, la littératie1 reposait sur des sources limitées et fiables, comme les encyclopédies et les journaux. Aujourd’hui, elle exige de savoir chercher, vérifier et comprendre des informations provenant de multiples sources, parfois inexactes.  

Ainsi, plus que jamais, les élèves doivent apprendre à faire preuve d’esprit critique, à évaluer l’exactitude des informations en ligne et à résoudre des problèmes de manière autonome. De plus, face à la grande quantité d’informations accessibles, la lecture en environnement numérique exige davantage de compétences d’auto-organisation pour sélectionner les contenus. 

En résumé, lire au XXI siècle requiert un niveau élevé de littératie. 

Toutefois, plusieurs études montrent que le développement des compétences en lecture peine à suivre l’évolution rapide de la nature de l’information : malgré leur aisance avec la technologie, de nombreux jeunes ne disposent pas des compétences nécessaires pour accéder efficacement à l’information numérique et l’utiliser de façon critique.  

Heureusement, les stratégies de lecture liées à l’évaluation des sources, à la compréhension et à la synthèse sont étroitement associées à la performance en lecture et peuvent être enseignées. Des interventions ont d’ailleurs démontré leur efficacité pour renforcer la pensée critique lors de la lecture de documents multiples. 

Une nouvelle façon de lire et d’écrire 

L’essor du numérique a fait en sorte que les pratiques de lecture et d’écriture se multiplient à travers plusieurs activités du quotidien. Ainsi, les médias sociaux, les textos, la fanafiction, les plateformes informatives, les livres numériques, les blogues, les bandes dessinées numériques, etc., deviennent tout autant de façons de lire et d’écrire. 

L’arrivée de la littératie multimodale 

Le développement des technologies numériques a également transformé la façon de lire. Alors que la lecture sur support papier repose principalement sur des compétences d’interprétation et le suivi d’un texte linéaire, la lecture à l’ère numérique requiert des compétences supplémentaires. Les textes sont en effet de plus en plus multimodaux : ils combinent du texte écrit, des images fixes ou animées et du son, et prennent la forme de nouveaux genres textuels. 

Lire sur papier = de meilleurs résultats en lecture 

Les élèves qui lisent des livres plus souvent sur papier obtiennent généralement de meilleurs résultats en lecture que ceux qui lisent principalement des livres numériques2 

Cela s’expliquerait par : 

  • Une meilleure compréhension du texte 
  • Un temps plus élevé consacré à la lecture pour le plaisir 

Il serait toutefois faux de penser que les lecteur·trices de livres imprimés ne lisent pas en ligne. Au contraire, ils lisent une plus grande variété de contenus pour le plaisir (ex. : livres, revues, sites Internet, etc.) et y consacrent davantage de temps que les lecteur·trices de livres numériques.  

Les grands lecteurs de livres équilibrent également la lecture sur papier et sur écran. À titre d’exemple, comparativement à ceux qui lisent peu ou pas de livres : 

  • Les lecteur·trices de livres numériques consacrent 3 heures de plus à lire pour le plaisir 
  • Les lecteur·trices de livres imprimés consacrent 4 heures de plus 
  • Les lecteur·trices de livres qui allient les formats papier et numérique consacrent 5 heures de plus 

Globalement, les lecteur·trices les plus performants savent adapter l’usage du numérique selon l’activité : ils utilisent les écrans pour s’informer ou faire des recherches, tout en continuant à lire des livres imprimés pour le plaisir. 

 

Les écrans : peu favorables aux premiers apprentissages en lecture 

En ce qui concerne les tout-petits, les expert·es concluent que l’utilisation des médias numériques serait peu favorable aux premiers apprentissages en lecture.  

Dans ce contexte, des facteurs comme la fréquence de lecture sur support papier et les attentes parentales élevées à l’égard de la lecture (ex. : accorder de l’importance à ce que l’enfant puisse reconnaitre quelques lettres) demeurent des éléments importants pour soutenir le développement des compétences en lecture.  

Pour en savoir plus sur les effets des écrans sur le développement et les apprentissages des enfants, ainsi que sur les recommandations à cet égard, consultez notre dossier thématique sur les écrans et les jeunes 

 

Les pratiques numériques des jeunes 

Les données de l’OCDE suggèrent que les supports numériques remplacent de plus en plus les médias imprimés, en particulier pour la lecture à des fins d’information, comme les journaux et les magazines. 

En ce qui a trait à la lecture de livres numériques, celle-ci serait plus fréquente chez les élèves issus de l’immigration, de milieux socioéconomiques défavorisés et chez les garçons. 

⚠️  Le livre papier, toujours en vogue au Québec

Au Québec, le format papier demeure prévalent pour la lecture de livres chez les jeunes de 15 à 29 ans. Découvrez-en plus sur les habitudes de lecture des jeunes dans notre dossier sur la littératie et la réussite éducative.

 

La littératie numérique et le statut socioéconomique 

Les jeunes provenant de milieux défavorisés disposent souvent de moins de livres à la maison et sont plus susceptibles de déclarer lire des livres sur des supports numériques.  

Toutefois, ils présenteraient une moins bonne compréhension de ces derniers. Cela pourrait s’expliquer par une plus grande familiarité avec l’aspect ludique des appareils, qui les amènerait à se concentrer davantage sur les éléments interactifs que sur le contenu de l’histoire. 

Les données montrent également que l’accès et l’éducation aux technologies varient grandement selon le statut socioéconomique. Il importe donc d’offrir à tous les élèves des occasions équitables d’apprendre les compétences numériques pouvant réduire les inégalités liées à la fracture numérique.  

 

L’intelligence artificielle : des effets positifs ou négatifs sur la littératie ? 

Il est indéniable que l’usage grandissant de l’intelligence artificielle affecte les pratiques des jeunes en matière de littératie. Il sera ainsi essentiel de se pencher sur cet aspect lorsque des données permettront de mieux juger de la situation.  

 

Ressources 

Fiche La lecture en contexte numérique 

Cette fiche vise à rassembler, de façon brève et facile à consulter, des savoirs sur les nouvelles technologies et la pratique de la lecture en contexte numérique. Basée sur une présentation de Mme Nathalie Lacelle (Université du Québec à Montréal), la fiche propose également des exemples de projets pour allier lecture et technologies. 

Dossier thématique Les écrans et les jeunes  

Saviez-vous que plusieurs facteurs peuvent influencer les effets des écrans, dont les types d’usage et les caractéristiques des jeunes ? Ce dossier propose un portrait nuancé pour mieux comprendre les enjeux liés aux écrans et agir collectivement auprès des jeunes dans un monde hyperconnecté. 

Les sections suivantes concernent plus précisément la littératie à l’ère du numérique : 

Équipe de recherche en Littératie médiatique multimodale 

L’équipe se penche particulièrement sur les pratiques médiatiques multimodales et les compétences qu’elles mobilisent, tant à l’école qu’à l’extérieur. Ses travaux portent sur des environnements qui combinent l’imprimé, l’audiovisuel et le numérique, et qui façonnent les façons de communiquer, de comprendre et de créer. En croisant plusieurs perspectives, l’équipe LMM analyse ces pratiques afin de mieux comprendre leur contribution à la socialisation et au développement des compétences des jeunes. 

 

Remerciements 

Merci à notre expert pour sa contribution à la révision du présent article : 

Olivier Dezutter
Professeur titulaire au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke
Titulaire de la chaire de recherche sur la littératie scolaire
Directeur du Collectif de recherche sur la continuité des apprentissages en lecture et écriture (Collectif CLÉ) 

 


Pour davantage d’information sur la littératie et ce dossier à RRM, communiquez avec :

Charline Hamon, agente de liaison et de développement
(514) 817-1399


Notes

1. Bien que la littératie soit souvent définie de façon plus large, cet article portera principalement sur la lecture, en cohérence avec les actions de Réseau réussite Montréal, sans pour autant négliger toute l’importance des dimensions de l’écriture et de l’expression orale.

2.  Il importe de noter que, dans ce constat issu de l’enquête PISA de l’OCDE, la catégorie « livre » n’est pas définie de manière détaillée, mais est distinguée d’autres types de publications, comme les revues ou les journaux. Les livres numériques y sont associés à ceux lus sur une liseuse, une tablette, un téléphone intelligent ou un ordinateur.

 

Bibliographie 

Collin, S., Dezutter, O., & Fejzo, A. (2020). Effets de l’utilisation des médias numériques à la maison par les élèves sur leurs premiers apprentissages en lecture selon la médiation parentale, le milieu socioéconomique, la langue parlée à la maison et le sexe. Université du Québec à Montréal. 

Dezutter, O., & Lépine, M. (2020). La littératie, une vision élargie du savoir lire-écrire. Quelles conséquences pour l’enseignement du français? Les dossiers des sciences de l’éducation, 43, 33-46. 

Furenes, M. I., Kucirkova, N., & Bus, A. G. (2021). A Comparison of Children’s Reading on Paper Versus Screen: A Meta-Analysis. Review of Educational Research, 91(4), 483-517. https://doi.org/10.3102/0034654321998074 

Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD). (2021). 21st-century readers: Developing literacy skills in a digital worldOECD Publishing. 

Littératie et approches plurilingues

 

Le recours à la langue maternelle favorise l’apprentissage d’une nouvelle langue et le développement de la littératie. 

Publication : 19 mai 2026 

 

Dans cet article
Le transfert entre les langues | Un climat positif et une ouverture à la diversité des langues | Le rôle essentiel des parents allophones | La littératie plurilingue en actionRessources | Remerciements | Notes | Bibliographie
 

Chaque année, de nombreuses familles immigrantes s’établissent à Montréal. Bien que, pour  plusieurs d’entre elles, les enfants maitrisent le français à leur arrivée, pour d’autres, les enfants doivent s’adapter à la culture d’accueil tout en apprenant la langue de scolarisation.  

Miser sur le transfert entre les langues 

De nombreuses études montrent que la langue maternelle des élèves allophones constitue un outil décisif pour l’acquisition de compétences langagières en français et le développement de la littératie de ces élèves. Il s’agit d’une pratique également reconnue dans le Référentiel de compétences professionnelles de la profession enseignante du ministère de l’Éducation. 

Ainsi, le fait de leur permettre à ces élèves de transférer dans la nouvelle langue les connaissances et habiletés développées dans leur langue maternelle favorise une meilleure progression dans les apprentissages.  

Par exemple, ces élèves peuvent : 

  • Mobiliser les stratégies de lecture acquises dans leur langue maternelle pour développer leur littératie dans la nouvelle langue. 
  • Mettre à profit leurs capacités métalinguistiques dans leurs apprentissages, notamment pour déduire le sens de nouveaux mots à partir de la racine de ceux-ci, analyser la syntaxe, comprendre la grammaire, reconnaitre des mots apparentés, etc. 

Une telle stratégie évite, de surcroit, de les placer dans une posture déficitaire où leurs ressources linguistiques seraient perçues comme un obstacle plutôt que comme un levier d’apprentissage. 

Il importe cependant de souligner que la capacité à réaliser ces transferts varie selon le niveau de compétence de l’élève dans sa langue maternelle au moment de l’apprentissage de la nouvelle langue. 

⚠️  Difficultés d’apprentissage ou apprentissage de la langue seconde ?

Il arrive que des élèves allophones ne soient pas en mesure de pleinement démontrer leurs capacités, puisque leurs compétences sont évaluées dans une langue qu’ils maitrisent moins. Il importe donc de ne pas confondre ces situations normales liées à l’apprentissage d’une nouvelle langue et d’une nouvelle culture avec des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation. À ce sujet, les élèves racialisés se trouvent surreprésentés parmi les élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, ce qui les prive des ressources et des interactions dont ils ont besoin pour mieux réussir leur adaptation.

 

Instaurer un climat positif témoignant d’une ouverture à la diversité des langues 

En plus des bénéfices sur le plan des apprentissages, les approches plurilingues envoient également un message d’inclusion favorable à la motivation et au bien-être socioaffectif des élèves.  

Ainsi, la valorisation de la langue et de la culture des élèves contribue à renforcer leur sentiment d’acceptation, ce qui soutient leur participation active et confiante en classe, de même que leur engagement cognitif dans les apprentissages.  

À ce sujet, le Programme-cycle d’éducation préscolaire du ministère de l’Éducation souligne l’importance de faire des liens « entre la langue d’enseignement et la langue première de l’enfant pour faciliter la communication et le sentiment d’appartenance1 ». 
 

Le rôle essentiel des parents dans le développement des compétences linguistiques des enfants allophones 

Plusieurs recherches ont mis en valeur la contribution déterminante des ressources linguistiques des parents, même s’ils ne parlent pas le français, dans le développement langagier d’enfants allophones d’âge préscolaire. Ce constat souligne toute l’importance de comprendre, de reconnaitre et de valoriser leur bagage culturel, leurs trajectoires migratoires ainsi que leurs perceptions du système scolaire afin de créer un contexte favorable au développement de la littératie chez les enfants. 

En outre, plusieurs activités peuvent favoriser la pratique de la lecture au sein des familles issues de l’immigration et permettre à ces parents de continuer à servir de modèles lecteurs auprès de leurs enfants, dont : 

  • L’offre de livres en langues diverses dans les bibliothèques publiques de Montréal. 
  • L’invitation de parents allophones dans des activités de lecture partagée avec les enfants, durant laquelle le parent traduit le texte dans sa langue d’origine. 

 

La littératie plurilingue en action 

Des études qui se sont penchées sur l’utilisation de livres bilingues ou plurilingues2 ont démontré que celle-ci profite à tous les élèves, en favorisant des gains importants en littératie chez les élèves allophones, et ce, sans ralentir la progression des autres élèves. 

Parmi les autres activités pouvant contribuer à favoriser l’intégration et la réussite des jeunes issus de l’immigration par le biais de la littératie plurilingue, signalons : 

  • L’écriture de textes identitaires plurilingues 
  • Des ateliers d’expression théâtrale plurilingue 
  • Des activités d’éveil aux langues 

Pour plus de précisions sur ces pratiques, consultez notre fiche sur la littératie plurilingue.  

 

Ressources 

ÉLODiL 

Le site ÉLODiL propose des ressources pédagogiques pour le développement des compétences langagières et interculturelles des élèves. Il met à disposition des vidéos, guides, ouvrages et articles basés sur la recherche, favorisant l’ouverture à la diversité linguistique et la réussite éducative. 

La lecture plurilingue 

Cette fiche-synthèse, basée sur une présentation de Mme Françoise Armand (Université de Montréal), traite des approches plurilingues pour favoriser la pratique de la lecture et de l’écriture en français chez les élèves allophones, et propose quelques activités pour les ordres d’enseignement préscolaire, primaire et secondaire. 

Enseigner en milieu pluriethnique et plurilingue : Place aux pratiques innovantes! 

Dans cet article, Françoise Armand propose une réflexion essentielle sur la place des langues maternelles des élèves allophones et présente des pistes concrètes pour adapter les pratiques en milieu pluriethnique et plurilingue. 

Bi/plurilinguisme et apprentissage de la littératie 

Ce dossier thématique est constitué d’articles et de ressources répertoriés par l’équipe du RIRE et visant à alimenter la réflexion sur le sujet. 

 

Remerciements 

Merci à notre expert et à notre experte pour leur contribution à la révision du présent article : 

Olivier Dezutter
Professeur titulaire au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke
Titulaire de la chaire de recherche sur la littératie scolaire
Directeur du Collectif de recherche sur la continuité des apprentissages en lecture et écriture (Collectif CLÉ) 

Sylvie Gagné 

Directrice du service des ressources éducatives au Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys 

 


Pour davantage d’information sur la littératie et ce dossier à RRM, communiquez avec :

Charline Hamon, agente de liaison et de développement
(514) 817-1399


 

NOTES 

1 – Lacelle, N., Lafontaine, L., Moreau, A. C., & Laroui, R. (2016). Définition de la littératie. Réseau québécois de recherche et de transfert en littératie — repéré dans : RICS, Revue | Lépine, Martin; Dezutter, Olivier; Carpentier, Geneviève; Marcil-Levert, Judith; Laurence, Stéphanie; et al. (2022). Le codéveloppement interprofessionnel au rôle d’actrices de changement en littératie : mise en place du travail collectif pour déployer des cercles de lectrices et de lecteurs. figshare. Journal contribution.

2 – Ces niveaux ont été déterminés par le Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA), initié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) À noter que les activités de lecture sont le seul aspect de la littératie considéré dans les enquêtes de l’OCDE.

3 – Ces représentations des différents niveaux sont adaptées de : Fondation Lire pour réussir, Coalition ontarienne de formation des adultes (2011), Alpha de La Matanie (2019) et Institut de la statistique du Québec (2015). Les exemples de phrases sont tirés textuellement de la formation Communiquer ça peut être simple ! (Alpha de La Matanie [2019]).

4 – Gosselin-Lavoie, C. (2021). Effets d’une intervention de lecture partagée d’albums plurilingues sur le développement des habiletés narratives orales en maternelle cinq ans [thèse de doctorat, Université de Montréal]. Dépôt sur Papyrus.

5 – Boyer, M.-C. (2009). La lecture et l’écriture chez les garçons… de A à Z. Gouvernement du Québec.

6 – O’Sullivan, J., et coll. (2009). Facteurs clés de réussite en littératie parmi les populations d’âge scolaire. Conseil des statistiques canadiennes de l’éducation.

7 – Ministère de l’Éducation du Québec. (s. d.). Développer les habitudes de lecture des enfants.

8 – D’autres facteurs que ceux nommés ici, tels que les problèmes auditifs et les troubles cognitifs importants, ont une incidence sur l’acquisition et le maintien des compétences en littératie, mais ne sont pas traités dans le cadre du présent dossier.

9 – Nous reconnaissons que les jeunes non binaires peuvent vivre des réalités particulières susceptibles d’influencer leur vécu. Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas d’analyser spécifiquement la situation de ce groupe.

10 – Rizqy, M. (2025). L’écart silencieux [Documentaire]. Savoir média.

11 – Biemiller, A. (2015). Which words are worth teaching? Perspectives on Language and Literacy. The International Dyslexia Association

12 – Nous reconnaissons que les jeunes non binaires peuvent vivre des réalités particulières susceptibles d’influencer leur vécu. Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas d’analyser spécifiquement la situation de ce groupe.

13 – Turgeon, E. (2024). Principes pour une utilisation pédagogique de la littérature jeunesse en milieu défavorisé montréalais. Une école montréalaise pour tous.

14 – Myre-Bisaillon, J. (2016). État des connaissances et constats de la recherche : Réflexions pour un nouveau continuum 0–9 ans en lecture à partir de pratiques probantes et de données récentes [Présentation à la conférence « Lecture et persévérance scolaire », Réseau réussite Montréal, 27 octobre 2016].

15 – Institut de la statistique du Québec. (2026). Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (1re et 2e éditions).

16 – Dezutter, O., Babin, J., & Lépine, M. (2018). Des communautés engagées pour la littératie. Collectif CLÉ.

17 – Il importe de rappeler que les activités de lecture sont le seul aspect de la littératie considéré dans les enquêtes de l’OCDE.

18 – Langlois, P. (2025). PEICA Canada 2022 : Analyse des nouvelles données publiques pour le Québec. Fondation pour l’alphabétisation.

19 – Ibid.

20 – Il importe de mentionner que certains acteur·trices signalent une surreprésentation possible des écoles privées dans la sélection d’établissements participant au PISA.

21 – Vanja Elez et al. (2023) Measuring Up: Canadian Results of the OECD PISA 2022 Study. Council of Ministers of Education

22 – Ibid.

23 – Ministère de l’Éducation du Québec. Taux de réussite aux épreuves ministérielles en français, langue d’enseignement, au secondaire : CSS de la région de Montréal (secteur public), 2024–2025.

24 – Nous reconnaissons que les jeunes non binaires peuvent vivre des réalités particulières susceptibles d’influencer leur vécu. Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas d’analyser spécifiquement la situation de ce groupe.

25 – Ministère de l’Éducation, Taux de réussite aux épreuves ministérielles en français, langue d’enseignement, au secondaire : CSS de la région de Montréal (secteur public), 2024–2025.

26 – Ministère de l’Éducation, Taux de réussite aux épreuves ministérielles en français, langue d’enseignement, au primaire : CSS de la région de Montréal (secteur public), 2024–2025.

27 – Observatoire des tout-petits. (2024). Répartition des enfants de maternelle 5 ans selon l’âge auquel un adulte a commencé à leur faire la lecture (données validées par l’Institut de la statistique du Québec).

28 – Institut de la statistique du Québec. (2026). Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (1re et 2e éditions).

29 – Ibid.

30 -Ducharme, Amélie, Jesseca Paquette et Sonia Daly (2023). Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2022. Portrait statistique pour le Québec et ses régions administratives, [En ligne], Québec, Institut de la statistique du Québec, 153 p.

31 – Institut de la statistique du Québec. (2024). Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement. Gouvernement du Québec.

32 – Pour des raisons de confidentialité et de qualité des données, l’ISQ a intégré les personnes non binaires dans les catégories « Femmes+ » et « Hommes+ ».

33 -Champagne, L. (2026). Portrait des pratiques culturelles des jeunes de 15 à 29 ans au Québec en 2024. Optique culture, (108). Institut de la statistique du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec.

34 – Ibid.

35 – Ibid.

36 – Institut de la statistique du Québec. (2024). Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement. Gouvernement du Québec.

37 – Ibid.

38 – Ville de Montréal. Service de la culture. (2025). Diagnostic des bibliothèques de Montréal.

39 – Ville de Montréal. Bibliothèques de Montréal. (2024). Rapport d’activités 2024.

40 – Ville de Montréal. (2021). Annuaire statistique de l’agglomération de Montréal.

41 – Ville de Montréal. Bibliothèques de Montréal. (2024). Rapport d’activités 2024.

 

Bibliographie 

Armand, F. (2012). Enseigner en milieu pluriethnique et plurilingue : Place aux pratiques innovantes! Québec français, 167, 34–38. 

Armand, F., et coll. (2021). Favoriser le développement de l’oral et l’entrée dans l’écrit chez les enfants à l’éducation préscolaire en milieu pluriethnique et plurilingue au moyen de la lecture partagée et d’approches plurilingues. Université de Montréal. 

Blandford, M., et coll. (2019). Une approche plurilingue pour favoriser l’apprentissage du vocabulaire chez les cégépiens allophones. Correspondance : La revue Web sur la valorisation du français en milieu collégialhttps://correspo.ccdmd.qc.ca/document/une-approche-plurilingue-pour-favoriser-lapprentissage-du-vocabulaire-chez-les-cegepiens-allophones 

Dezutter, O., & Lépine, M. (2020). La littératie, une vision élargie du savoir lire-écrire. Quelles conséquences pour l’enseignement du français? Les dossiers des sciences de l’éducation, 43, 33–46. 

Dezutter, O., Babin, J., & Lépine, M. (2018). Des communautés engagées pour la littératie. Collectif CLÉ. 

Dufour, C., Martel, M. D., Lacelle, N., Kiamé, S., Garneau-Gaudreault, L.-A., & Poulin, T. (2021). Littératie communautaire : Analyse de la production documentaire et revue de la littérature. Revue de recherches en littératie médiatique multimodale, 14https://doi.org/10.7202/1086911ar 

Gosselin-Lavoie, C. (2021). Effets d’une intervention de lecture partagée d’albums plurilingues sur le développement des habiletés narratives orales en maternelle cinq ans [thèse de doctorat, Université de Montréal]. Dépôt sur Papyrus.   

Ministère de l’Éducation. (2020). Programme-cycle d’éducation préscolaire. Gouvernement du Québec. 

Ministère de l’Éducation. (2020). Référentiel de compétences professionnelles : profession enseignante. Gouvernement du Québec.  

Naqvi, R., Thorne, K. J., Pfitscher, C. M., Nordstokke, D. W., & McKeough, A. (2012). Reading dual language books: Improving early literacy skills in linguistically diverse classrooms. Journal of Early Childhood Research, 11(1), 3–15. https://doi.org/10.1177/1476718X12449453 

Renaulaud, C. E. (2020). L’écriture des textes identitaires dans une classe linguistiquement hétérogène du primaire au Québec : Expression identitaire et rapport à l’écrit (Thèse de doctorat, Université Laval). CorpusUL 

Réseau réussite Montréal. (2020). Les jeunes lecteurs et lectrices du 21e siècle, fiche thématique 5 : La lecture plurilingue. 

Planification stratégique RRM 2026-2029

 

Notre démarche

La planification stratégique 2026-2029 de Réseau réussite Montréal (RRM) est le résultat d’une vaste démarche de réflexion amorcée il y a deux ans. Guidé par les réalités propres au contexte montréalais et par l’analyse de données en réussite éducative, ce travail a permis d’identifier les enjeux qui nécessitent une attention particulière pour les prochaines années. Les membres du conseil d’administration ainsi que l’équipe de RRM ont été étroitement impliqués dans ces réflexions. La démarche a également été enrichie par un exercice de validation auprès des partenaires : cinq organisations ont été rencontrées et 51 partenaires ont été consultés par questionnaire. Cette mobilisation collective a contribué à orienter les priorités qui guideront l’action de RRM de 2026 à 2029.

 

 

Mission / vision

Réseau réussite Montréal a pour mission de mobiliser l’ensemble des partenaires de l’île de Montréal afin de mettre en place les conditions favorisant la réussite éducative et le développement du plein potentiel de tous les jeunes.

Notre vision est d’être un moteur de transformation sociale où chaque jeune de Montréal bénéficie du soutien nécessaire pour réussir, peu importe son origine ou ses défis. Nous aspirons à créer un avenir où l’éducation est valorisée et soutenue par une communauté outillée, unie et mobilisée pour la réussite éducative.

 

Nos valeurs

Agilité
RRM reste attentif aux besoins et enjeux montréalais émergents, et adapte son action avec flexibilité, créativité et pertinence pour y répondre proactivement.

Fédérateur
RRM crée des opportunités pour unir les acteur·trices autour du développement d’une vision et compréhension communes, afin de permettre la mise en œuvre d’actions collectives.

Collaboration
RRM favorise la synergie et le respect mutuel des parties prenantes afin d’atteindre un objectif commun.

Expertise
RRM est un lieu de référence et une source d’expertises qui valorise les savoirs issus d’expériences multiples, de données de recherches et de savoirs expérientiels.

 


 

Les populations prioritaires

Les jeunes issus de l’immigration

La moitié des élèves issus de l’immigration au Québec habitent à Montréal. Conscient des défis que vivent certains de ces jeunes, notamment ceux de l’immigration récente, RRM vise à favoriser le développement d’une compréhension commune de leur parcours, des obstacles à leur réussite éducative et des enjeux présents sur le territoire. RRM travaille également à renforcer la capacité d’action régionale pour soutenir l’inclusion de ces élèves, en portant une attention particulière aux jeunes en situation de vulnérabilité.

 

Les tout-petits

Pour Réseau réussite Montréal, la mobilisation autour des tout-petits est essentielle afin de garantir à ceux-ci les meilleures conditions de réussite. Agir tôt, tous et toutes ensemble, pour favoriser leur entrée harmonieuse à la maternelle, est au cœur de nos préoccupations. Nous savons à quel point cette première transition scolaire constitue une fondation pour la réussite éducative de l’enfant. C’est pourquoi RRM coordonne le Chantier montréalais des tout-petits, qui a pour objectif de se doter d’une vision commune de la situation des - 9 mois à 5 ans, et d’élaborer un plan d’action visant à répondre à leurs besoins et à ceux des familles et intervenants qui les soutiennent.

 

Les adolescents à risque de décrochage scolaire

Réseau réussite Montréal accorde une attention particulière aux jeunes à risque de décrochage scolaire, pour qui les obstacles à la réussite éducative peuvent être nombreux et complexes. Durant leur parcours scolaire, plusieurs facteurs peuvent fragiliser l’engagement envers l’école : difficultés d’apprentissage, démotivation, situations familiales ou socioéconomiques précaires, ou encore la nécessité de concilier études, travail et responsabilités personnelles. Le décrochage scolaire peut entraîner des conséquences importantes, tant pour les jeunes que pour la collectivité. En favorisant la collaboration entre les milieux scolaire, communautaire, institutionnel et municipal, RRM contribue à mettre en place des initiatives qui soutiennent l’engagement des jeunes, valorisent leurs parcours et créent des environnements favorables à leur persévérance.

 

 


 

Priorités stratégiques 2026-2029

Valoriser la réussite éducative et faire connaitre et reconnaitre le contexte montréalais

Valoriser la réussite éducative et faire connaître les besoins ainsi que et les réalités du contexte montréalais auprès des acteur·trices, des décideur·deuses et de la population montréalaise.

 

Développer une compréhension commune intersectorielle

Développer une compréhension commune et intersectorielle des enjeux en réussite éducative et des actions concertées à mettre en œuvre autour des situations et des clientèles priorisées.

 

Favoriser des transitions de qualité

Mettre en place les conditions favorisant des transitions scolaires de qualité et harmonieuses. En 2026-2029, nous accorderons une attention particulière à ces trois transitions :

  • Première transition scolaire;
  • Transition post-secondaire;
  • Transition de la classe d’accueil à la classe régulière.

 

Favoriser la littératie dès la petite enfance et tout au long de la vie

Soutenir l’adoption de pratiques favorisant le développement des compétences en littératie, dès la petite enfance et toute la vie.

En 2026-2029, nous œuvrerons à :

  • Favoriser l’éveil à la lecture et à l’écriture;
  • Prévenir la glissade de l’été;
  • Développer le plaisir de lire;
  • Renforcer la sécurité linguistique.

 

Consolider et élargir le réseau des partenaires mobilisés autour de la réussite éducative des jeunes montréalais·es

Ouvrir de nouvelles collaborations et renforcer l’engagement des partenaires autour de projets concrets pour la réussite éducative.

 

Priorité stratégique organisationnelle

Améliorer l’efficience de l’organisation :

  • En adoptant un modèle de déploiement plus efficient;
  • En dotant RRM d’indicateurs d’évaluation de son impact;
  • En favorisant la culture de collaboration et le bien-être de l’équipe de RRM.