Littératie et réussite éducative

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Littératie et réussite éducative

La littératie est un levier déterminant pour réduire les inégalités et soutenir le plein potentiel des jeunes tout au long de leur vie.

Les compétences en littératie sont essentielles à la réussite éducative des jeunes. En constante évolution, elles s’acquièrent et se maintiennent grâce à une pratique régulière, dont la fréquence est fortement influencée par le plaisir de lire — soit l’intérêt et le goût pour la lecture, à l’école comme à l’extérieur de celle-ci.

Publication : 19 mai 2026

 

DANS CE DOSSIER :

Définition et fondements | Littératie et réussite éducative | Facteurs d’influence | Développer la littératie : L’éveil à la lecture et à l’écritureLe plaisir de lireLe maintien des acquis durant l’étéLes approches plurilinguesLa résilience linguistique | Types de lectures qui soutiennent la littératie | Nouvelle réalité : le numérique | Données sur la littératie | Pistes d’action | Outils et documentation | Remerciements | Notes | Bibliographie

 

À retenir

  • Les difficultés en lecture et en écriture sont un prédicteur fiable du décrochage scolaire.
  • Le statut socioéconomique constitue un facteur majeur des écarts en littératie.
  • L’exposition à l’écrit des tout-petits et le plaisir de lire à tout âge sont des pratiques centrales au développement et au maintien des compétences en littératie.

 

La littératie, c’est quoi ?

Définition | La littératie dans la vie quotidienne | Les niveaux de littératie | Des compétences en évolution | L’oral, un pilier fondamental

Définition

Bien qu’il existe plusieurs définitions, la littératie est ici entendue comme « la capacité d’une personne, d’un milieu et d’une communauté, à comprendre et à communiquer de l’information par le langage sur différents supports pour participer activement à la société dans différents contextes1 ». La littératie comprend ainsi plusieurs dimensions, dont la lecture, l’écriture et la compétence orale.

⚠️ Un regard centré sur la lecture

Bien que la littératie soit ainsi définie de façon plus large, ce dossier portera principalement sur la lecture, en cohérence avec les actions de Réseau réussite Montréal, sans pour autant négliger toute l’importance des dimensions de l’écriture et de l’oral.

 

La littératie  est partout au quotidien

Les jeunes doivent s’approprier chaque jour les codes propres à une diversité d’écrits et à différents contextes, tant à l’école, dans leur quartier, qu’à la maison : panneaux d’information, romans, manuels scolaires, évaluations, publications sur les médias sociaux, textos, énoncé d’un problème de mathématiques, communications par courriel, consignes d’un exercice, recherche d’information, instructions d’assemblage, procédures d’installation d’un logiciel, etc.

Consultez notre fiche Lire, c’est quoi ? pour davantage de contextes du quotidien qui font appel à la littératie.

 

 

 

 

 

Les niveaux de littératie

La littératie est classée selon six niveaux2, le niveau trois étant le minimum requis pour naviguer dans la complexité de la société d’aujourd’hui.

Il importe de noter que cette classification, définie dans le PEICA, concerne uniquement les activités liées à la lecture.

  • 0 : Connaissance du vocabulaire de base, mais difficulté à lire les consignes ainsi que les informations nécessaires pour s’orienter.

Exemple de phrase de niveau 0 : « Il voit la rivière. »

  • 1 : Grandes difficultés à lire et à comprendre l’information écrite, ce qui complique des décisions simples du quotidien, comme déterminer la posologie d’un médicament.

Exemple : « Il regarde des saumons dans la rivière. »

  • 2 : Capacité à lire des textes simples, mais difficulté avec des documents plus complexes, comme une lettre du gouvernement.

Exemple : « David se rend à la rivière, afin d’observer la montée des saumons. »

  • 3 : Capacité à fonctionner adéquatement dans la vie quotidienne et au travail, grâce à un niveau de compétence suffisant pour répondre aux exigences de la société actuelle.

Exemple : « Chaque printemps, David se rend à l’observatoire, afin de contempler la migration des saumons de l’Atlantique .»

  • 4 et 5 : Capacité à comprendre et utiliser sans difficulté différents types de documents et à résoudre des tâches complexes, comme faire des inférences et trouver puis intégrer de l’information provenant de plusieurs textes denses.

Exemple : « Dès qu’approche le 21 mars, David est fébrile à l’idée de nourrir sa soif d’en apprendre davantage sur la migration de ce gros poisson de la famille des salmonidés3. »

Des compétences qui évoluent dans le temps

Les compétences en littératie sont dynamiques et se transforment tout au long de la vie en fonction des situations, des contextes et des types de supports ou d’écrits auxquels les personnes sont exposées.

  • Les compétences peuvent progresser lorsqu’elles sont exercées, tout comme elles peuvent décliner lorsqu’elles ne sont pas mobilisées pendant un certain temps, et ce, y compris chez les personnes détenant un diplôme universitaire.
  • Une personne peut être très à l’aise avec certains genres de textes et se sentir moins compétente face à d’autres.

Ainsi, lire, écrire et communiquer oralement constituent des apprentissages continus tout au long du parcours des gens.

L’oral : fondement du développement en littératie

Plusieurs études montrent que l’expression orale joue un rôle fondamental dans le développement des compétences en lecture, notamment en ce qui a trait au niveau de vocabulaire et de compréhension.

Durant la petite enfance, les interactions verbales entre parents et enfants sont un moteur important du développement langagier, et la lecture de livres par les parents serait l’activité générant les apports langagiers les plus importants, comparativement à d’autres activités quotidiennes comme le jeu, les repas ou les soins, ce qui explique sa place particulière pour familiariser l’enfant avec de nouveaux mots et concepts.

Le langage oral continuera aussi à favoriser la compréhension des textes tout au long du primaire et du secondaire. Citant plusieurs études, la chercheuse Catherine Gosselin-Lavoie indique que le langage oral au préscolaire est l’un des principaux facteurs de réussite ultérieure en lecture4.

Pour les plus grands, les échanges oraux demeurent tout aussi importants. Il peuvent notamment prendre la forme de discussions entre les élèves autour des lectures, ce qui favorise à son tour la motivation à lire et, donc, la progression des compétences en littératie.

 

LA PRATIQUE DE LA LECTURE ET DE L’ÉCRITURE, UN FACTEUR ESSENTIEL DE LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE

Les effets sur le rendement | Un outil pour la vie | Lire dès la petite enfance

 

Des effets sur le rendement et la réussite éducative

 

 

 

 

 

 

 

 

« […] Des difficultés sérieuses en lecture entraineraient de graves conséquences pour l’ensemble de la scolarité des élèves puisque la plupart des matières utilisent ce support pour transmettre l’information : les problèmes écrits en mathématiques, les livres de sciences ou de géographie. »

— La lecture et l’écriture chez les garçons… de A à Z(5)

 

« La lecture est le meilleur facteur scolaire de réussite du secondaire. »

— Conseil des statistiques canadiennes de l’éducation(6)

La recherche a démontré que des difficultés en lecture et en écriture entrainent des conséquences sur le rendement de l’élève dans toutes les matières ainsi que sur la poursuite de ses études :

  • La motivation en lecture au primaire serait un prédicteur de la réussite en langue d’enseignement à 15 ans.
  • Les compétences en lecture acquises au préscolaire et au début du primaire prédiraient la progression en mathématiques et en sciences.
  • Les élèves ayant des difficultés persistantes en lecture au primaire présentent des écarts de performance avec leurs pairs, qui tendent à se maintenir au secondaire.
  • Des habiletés limitées en lecture au premier cycle du primaire constituent l’un des principaux facteurs de risque de décrochage scolaire.
  • Les difficultés en français (lecture et écriture) seraient un prédicteur aussi fiable du risque de décrocher que le statut socioéconomique.
De façon concrète, le ministère de l’Éducation souligne les bénéfices de la lecture au quotidien pour :

  • Apprendre et améliorer le langage, le vocabulaire et l’écriture
  • Développer la capacité d’écoute et de concentration
  • Augmenter la motivation à apprendre à lire et à lire pour apprendre
  • Développer des compétences sociales, de la créativité et de l’autonomie
  • Enrichir la culture
  • Développer le plaisir de lire7
Un outil pour la vie

La littératie est aussi un outil essentiel pour continuer à apprendre tout au long de la vie. Pour les personnes qui aiment moins l’école, de bonnes compétences en lecture constituent ainsi une ressource fondamentale pour progresser dans leur parcours.

À l’inverse, les écarts quant au degré de littératie peuvent accentuer les inégalités et la précarité sur les plans social et économique. En ce sens, une proportion importante de personnes sans emploi n’atteint pas le niveau de littératie requis pour fonctionner dans la société.

De plus, les exigences en littératie augmentent avec l’évolution des technologies : ces dernières obligent à comprendre des textes complexes qui se présentent de plus en plus souvent sous des formes multimodales (combinaison de textes, d’images, de sons et de vidéos), à résoudre des problèmes de façon autonome et à savoir juger de la fiabilité des sources consultées. Les jeunes doivent donc maitriser des compétences complexes, faute de quoi les inégalités et les difficultés socioéconomiques risquent de s’accentuer.

L’importance de la lecture dès la petite enfance

Le contact avec une diversité d’écrits et de modèles lecteur·trices avant l’entrée à l’école prédispose à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et permet donc de réduire le risque d’abandon scolaire.

Un enfant qui feuillète des livres par lui-même à 2 ½ ans :

  • Sera plus motivé à lire à l’entrée à l’école
  • Aura des pratiques de lecture à 8 ans
  • Aura de meilleurs résultats scolaires à 15 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est également reconnu que le nombre de mots connus par l’enfant à la maternelle constitue le principal prédicteur de la compréhension en lecture à la fin du primaire.

Par ailleurs, les tout-petits qui bénéficient d’activités de littératie à la maison démontrent une plus grande capacité d’attention et moins de comportements négatifs à la maternelle.

 

Les principaux facteurs qui influencent la littératie8

Le genre | Le statut socioéconomique | La scolarité des parents | Le contact avec l’écrit dès la petite enfance | L’âge | Les difficultés scolaires | La maitrise de la langue d’enseignement | Autres

Le genre9

En bref : De façon générale, les garçons lisent moins et ont des résultats plus faibles aux épreuves liées à la littératie.

Les différences liées au genre en littératie s’expriment à travers, entre autres, des écarts de performance, des rapports différenciés à la lecture, ainsi que par le poids des représentations sociales.

Des écarts de performance

Les filles obtiennent en moyenne de meilleurs résultats en lecture que les garçons, même après avoir tenu compte du statut socioéconomique des élèves.

Toutefois, les différences entre les genres se manifestent particulièrement aux niveaux de performance les plus faibles. Les données indiquent effectivement qu’il y a proportionnellement plus de garçons que de filles parmi les élèves ayant des résultats plus faibles en lecture, tandis que les écarts entre les genres s’atténuent, voire disparaissent, chez les élèves qui ont les meilleurs résultats.

Il importe cependant de souligner qu’au test PISA 2022, les garçons québécois obtiennent des résultats en lecture comparables aux autres garçons canadiens, alors que les filles québécoises affichent des résultats inférieurs à la moyenne canadienne pour les filles.

Des biais et des stéréotypes de genre en littératie

Selon certains experts, la conception que les garçons ne lisent pas serait alimentée par le fait que les lectures proposées à l’école ne sont pas en adéquation avec leurs préférences de lecture, ce qui contribuerait également à les placer en situation de désavantage.

De plus, les recherches montrent que les mères font la lecture plus fréquemment que les pères et que les éducatrices en petite enfance sont plus nombreuses que les hommes, ce qui peut amener certains garçons à associer la lecture à une activité féminine, faute de modèles masculins. Soulignons que lorsque les pères s’impliquent activement dans la lecture, l’intérêt des garçons pour cette activité tend à augmenter.

Par ailleurs, c’est davantage avec les filles que les parents entreprennent des activités quotidiennes de lecture, et de façon plus précoce qu’avec les garçons.

En outre, chez plusieurs garçons, le travail scolaire est peu valorisé par les pairs. Cette influence peut freiner leur engagement lorsque des attitudes négatives envers l’école sont encouragées, les amenant parfois à adopter des comportements et des perceptions nuisibles à leur réussite scolaire.

Réduire les écarts

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon l’expert Égide Royer, la réduction des écarts de réussite entre les garçons et les filles passe par une attention particulière à la relation des garçons avec la lecture au tout début du primaire, notamment par la valorisation de modèles de lecteur·trices et la prise en compte des intérêts des garçons10.

Le statut socioéconomique

En bref : En milieu défavorisé, les jeunes disposent souvent de moins de livres, de moins de modèles lecteur·trices et de moins d’occasions d’enrichir leur vocabulaire.

Le statut socioéconomique est un facteur central des inégalités en littératie. Il influence l’accès aux livres, les pratiques de lecture, le plaisir de lire, la perception de compétence et la qualité des expériences scolaires, contribuant ainsi à des écarts persistants de réussite entre les mieux et les moins nanti·es.

À ce sujet, des chercheurs ontariens ont évalué à 4 000 mots l’écart entre les enfants ayant le vocabulaire le plus riche et ceux ayant le vocabulaire le plus limité à la fin de la 2e année du primaire11.

Selon l’OCDE, le milieu socioéconomique exercerait une influence plus grande sur la réussite en lecture que le genre. De façon plus précise, le sentiment de compétence expliquerait une part plus importante des écarts entre élèves favorisés et défavorisés que les écarts entre filles et garçons12.

Il en résulte que les jeunes vivant en milieu défavorisé présentent généralement moins de motivation à lire et à prendre part aux activités de lecture offertes dans leur milieu.

Une école montréalaise pour tous souligne plusieurs facteurs pouvant contribuer aux écarts en lecture chez ces jeunes :

  • Un accès inégal aux ressources culturelles, comme les livres, les bibliothèques et les lieux culturels, qui limite les occasions d’entrer en contact avec la lecture au quotidien.
  • Une présence moins fréquente de modèles de lecteur·trices, ce qui peut réduire l’exposition à des pratiques de lecture diversifiées et signifiantes.
  • Une exposition plus limitée à la lecture à voix haute faite par un adulte et aux échanges qui soutiennent le développement des habiletés de raisonnement (faire des prédictions, réfléchir aux émotions ou aux actions des personnages, etc.).
  • Moins de familiarité avec les stratégies permettant de comprendre un texte.
  • Des attentes scolaires parfois ajustées à la baisse, en raison de préjugés ou de biais inconscients, qui peuvent restreindre les occasions d’apprentissage offertes aux jeunes.
  • Des décalages entre l’école et la famille, notamment quant aux façons de concevoir la lecture, aux efforts attendus et aux bénéfices perçus, pouvant entrainer des malentendus13.

Un accès limité aux livres

Certaines données indiquent que les élèves issus des milieux défavorisés disposeraient de moins en moins de livres à la maison, ce qui pourrait expliquer le recours plus fréquent à la lecture sur support numérique chez ces jeunes.

Pour cette raison, et pour celles mentionnées ci-dessus, il serait préférable que les bibliothèques situées en milieux défavorisés soient encore mieux pourvues — tant en quantité qu’en qualité — que celles des milieux favorisés, où les familles ont plus souvent accès à des livres à la maison et ont généralement déjà développé des pratiques de lecture.

Le niveau de scolarité ou de littératie des parents

En milieu défavorisé, certains parents peuvent présenter un niveau de scolarité ou de littératie plus faible, ce qui peut limiter les pratiques de lecture partagées à la maison.

Lorsque la lecture est peu visible ou peu pratiquée dans le milieu familial ou dans l’entourage, et que les enfants n’ont pas bénéficié d’une familiarisation précoce avec le livre, ils sont plus susceptibles d’associer la lecture uniquement aux exigences scolaires et d’être moins portés à lire en dehors de l’école. Dans les contextes défavorisés, il devient alors particulièrement important d’offrir des expériences de lecture signifiantes, déconnectées des tâches scolaires, afin de faire découvrir la diversité des usages de la lecture dans la vie courante.

Attitudes négatives face à l’école et à la lecture

Les parents ayant des compétences plus limitées en littératie ont souvent développé des attitudes négatives face à l’école et à la lecture, généralement à la suite de mauvaises expériences.

Par conséquent, les enfants de ces familles présentent de fortes probabilités d’adopter des attitudes similaires envers la littératie.

Les faibles compétences en littératie et le cercle vicieux de la vulnérabilité

Une personne dont les compétences de base (littératie, numératie et résolution de problèmes) sont limitées voit ses possibilités d’emploi restreintes et dispose de revenus insuffisants. Cette situation réduit sa capacité à entreprendre une formation qui lui permettrait d’améliorer sa condition, entrainant ainsi un cercle vicieux de la vulnérabilité.

⚠️ Des écarts moins importants au Canada, mais tout de même à surveiller au Québec

Selon les résultats au test PISA 2022, les écarts en lecture associés aux inégalités socioéconomiques sont moindres au Canada que dans la moyenne des pays de l’OCDE. Par contre, la situation au Québec mérite l’attention, puisqu’il s’agit de la province canadienne où ces écarts sont le plus marqués.

L’exposition à l’écrit durant la petite enfance

En bref : Certains enfants sont exposés plus tardivement à l’écrit, surtout dans les milieux défavorisés.

Comme mentionné précédemment, la situation familiale peut faire en sorte que l’environnement à la maison, particulièrement en milieu défavorisé, soit moins propice à la stimulation du langage et à la médiation avec le livre et l’écrit avant l’entrée à l’école.

La chercheuse Julie Myre-Bisaillon a d’ailleurs signalé que plus la scolarité des mères est faible, plus celles-ci commencent tardivement les activités d’éveil à la lecture et à l’écriture avec leurs enfants, certaines allant parfois jusqu’à attendre l’entrée à la maternelle14.

De nouvelles données confirment également qu’avoir une mère diplômée universitaire et vivre dans un milieu favorisé augmente les chances qu’un tout-petit15 :

  • Se fasse lire un livre chaque jour
  • Ait accès à plus de 40 livres jeunesse à la maison;
  • Fréquente une bibliothèque au moins une fois par mois
L’âge

En bref : Les jeunes lisent moins à l’adolescence.

La motivation à lire tend à diminuer progressivement à partir de la fin du primaire et ce déclin s’accentue à mesure que les jeunes avancent en âge tout au long de l’adolescence, et ce, sans égard au niveau socioéconomique ou au niveau de compétence en lecture.

Au secondaire, la hausse des exigences scolaires en lecture pourrait amener les jeunes à se percevoir comme moins compétents en lecture, ce qui affecterait négativement leur désir de lire.

Par ailleurs, en vieillissant, les jeunes trouveraient de moins en moins de livres correspondant à leurs intérêts dans leur environnement immédiat, que ce soit à l’école ou à la maison.

Enfin, les adolescent·es fréquentent peu les lieux et évènements associés à la lecture, tels que les bibliothèques publiques ou les salons du livre, ce qui réduit encore davantage leur exposition à des ouvrages susceptibles de susciter leur intérêt et d’entretenir leur motivation à lire.

Par contre, il serait faux de dire que les adolescent·es ne lisent pas du tout. Leurs lectures se font davantage dans le cadre de leurs activités du quotidien.

Les difficultés scolaires

En bref : Les jeunes qui ont des difficultés à l’école sont souvent peu motivés à lire.

Les jeunes qui vivent des échecs et qui ont un faible sentiment de compétence face aux exigences scolaires en littératie peuvent être plus réticents à entreprendre des activités associées à la lecture et à l’écriture et auront donc moins d’occasions d’améliorer leurs compétences. Rappelons de plus que des difficultés en lecture sont aussi souvent source de difficultés dans différentes disciplines à l’école.

La maitrise de la langue d’enseignement

En bref : Les élèves allophones peuvent cumuler des défis linguistiques et scolaires ainsi que des défis d’adaptation qui peuvent influer sur l’acquisition de compétences en littératie et sur leur capacité à faire état de celles-ci.

Bien qu’ils puissent mobiliser des compétences acquises dans leur langue maternelle, les élèves dont la langue d’enseignement n’est pas la langue première peuvent faire face à des enjeux particuliers liés à leur adaptation, notamment en ce qui concerne la maitrise linguistique et l’acquisition de compétences.

De plus, comme ils sont évalués dans une langue avec laquelle ils sont moins familiers, ils sont moins en mesure de démontrer leurs capacités.

Pour certains, ces défis peuvent également s’ajouter à des facteurs fragilisant leur réussite, dont :

  • Des retards dans la scolarité
  • Une arrivée en cours de scolarité secondaire
  • Des conditions de vie difficiles

 

Soutenir le développement des compétences en littératie

L’éveil à la lecture et à l’écriture | Le plaisir de lire | Le maintien des acquis durant l’été | Les approches plurilingues | La résilience linguistique

Si le développement de la littératie est sans contredit une mission centrale à l’école, les pratiques de lecture et d’écriture vécues dans les différentes étapes et les diverses sphères de vie des jeunes contribuent à nourrir et à enrichir leurs apprentissages scolaires en la matière.

Voici ainsi quelques dimensions qui interviennent dans le développement des compétences en littératie.

Favoriser l’éveil à la lecture et à l’écriture

 

 

 

 

 

 

 

 

La recherche montre qu’il n’est jamais trop tôt pour initier les enfants à la lecture, notamment en leur lisant des histoires dès la naissance. De nombreuses études soulignent d’ailleurs l’importance de l’éveil à la lecture et à l’écriture pour une entrée harmonieuse à l’école.

Le développement des compétences en littératie débute très tôt, alors que les tout-petits attribuent un sens aux écrits autour d’eux, et ce, avant même que commence l’apprentissage formel de la lecture et de l’écriture.

En observant les adultes et en participant à des activités collectives, l’enfant apprend progressivement que l’écrit sert à communiquer et que la lecture peut être une activité partagée et porteuse de plaisir (ex. : lecture d’un album avec un parent, heure du conte, etc.).

Ainsi, les compétences commencent notamment à se construire à travers des activités d’éveil et de littératie précoce, puis se structurent davantage lors de l’entrée au centre de la petite enfance ou à l’école.

Pour en savoir plus :

 

Susciter le plaisir de lire

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plaisir de lire constitue un levier important, puisqu’il favorise la pratique régulière de la lecture.

Les élèves qui lisent pour le plaisir réussissent mieux à l’école, toutes matières confondues, et en retirent aussi des bénéfices sur le plan du développement et de la santé mentale.

On estime d’ailleurs que lire pour le plaisir environ trois heures par semaine contribue à accroitre la motivation, le sentiment de compétence et le rendement scolaire.

Plus encore, lire par intérêt et par goût aurait davantage d’effet sur la compréhension de l’écrit que le temps consacré à la lecture.

Pour en savoir plus :

Atténuer la glissade de l’été

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque été, la majorité des élèves oublient une partie de ce qu’ils ont appris pendant l’année scolaire, et plus particulièrement les apprentissages liés à la littératie.

Cette perte des acquis, communément appelée la glissade de l’été, n’est cependant pas égale chez tous les élèves : ceux qui ont peu accès aux livres et aux activités informelles d’enrichissement pendant le congé estival reviennent à l’école avec un retard plus important par rapport à leurs pairs.

Pour en savoir plus :

 

⚠️ Maintenir la socialisation linguistique durant les vacances

L’isolement en période estivale freine le processus d’intégration sociale et linguistique des enfants nouveaux arrivants.

Il est donc important d’offrir un environnement inclusif favorisant leur socialisation linguistique et le maintien de leurs acquis en français pendant l’été, dans un contexte adapté aux barrières qu’ils rencontrent et à leurs spécificités.

Pour en savoir plus :

Privilégier les approches plurilingues pour les élèves nouvellement arrivés

 

 

 

 

 

 

 

 

La langue maternelle des élèves allophones constitue une ressource importante pour l’apprentissage du français et le développement de leurs compétences en littératie.

Ainsi, permettre à ces élèves de mobiliser les connaissances et les habiletés acquises dans leur langue première soutient leurs apprentissages, tout en créant un climat inclusif, favorable à la motivation, au bien-être et au sentiment d’appartenance.

Pour ce faire, des pratiques telles que l’utilisation de livres plurilingues, la rédaction de textes identitaires plurilingues et des activités d’éveil aux langues, entre autres, sont privilégiées, de même que des activités favorisant la lecture dans l’environnement familial.

Pour en savoir plus :

Favoriser la résilience linguistique

La résilience linguistique constitue un levier important pour réduire les effets de l’insécurité linguistique, soit le regard négatif qu’une personne porte sur sa façon de s’exprimer, à l’oral comme à l’écrit, en raison de son accent ou de sa langue.

L’insécurité linguistique peut survenir même lorsqu’il s’agit de sa langue maternelle ou lorsque la langue seconde est bien maitrisée et peut entrainer, entre autres :

  • Une faible estime de soi
  • Un évitement des situations de communication
  • Un isolement
  • Une diminution des compétences linguistiques
  • Une remise en question de la poursuite des études

La résilience linguistique contribue ainsi à renforcer la confiance et la réussite éducative des jeunes en agissant sur leur capacité à s’adapter à des situations stressantes exigeant l’usage de leur langue maternelle ou de leur langue seconde.

Pour en savoir plus :

 

Les types de lectures qui soutiennent la littératie

 

« Plus les situations de contact avec l’écrit seront fréquentes et variées, mieux la compétence en littératie se développera ou se maintiendra. »

– Olivier Dezutter et coll.(16)

 

 

Les avis divergent quant aux formats, types et longueurs des lectures qui favorisent le mieux le développement de la littératie.

Toutefois, les lecteur·trices qui obtiennent de bons résultats en lecture sont généralement ceux qui :

  • Lisent une grande variété de types de textes, incluant des livres de fiction (romans, recueils de nouvelles)
  • Lisent de longs textes à l’école
  • Lisent des livres papier ou combinent la lecture de livres papier et de livres numériques
  • Savent optimiser efficacement l’usage des technologies numériques en fonction de l’activité de lecture (ex. : utiliser les supports numériques pour lire des textes informatifs tout en appréciant la lecture d’un livre papier)

Il importe cependant de retenir que :

  • Si la lecture de livres de fiction (romans, recueils de nouvelles) a le plus grand effet sur la compréhension de l’écrit, la lecture de journaux, de revues, de documentaires, etc., peut favoriser le développement d’habitudes de lecture, particulièrement chez les jeunes peu motivés à lire.
  • Toute situation de contact avec l’écrit constitue une occasion de développer les compétences en littératie. Les actions visant à multiplier ces occasions et à en améliorer la qualité représentent ainsi des leviers importants pour soutenir ce développement.
  • Chaque type de lecture (bandes dessinées, blogues, paroles de chanson, etc.) mobilise des compétences différentes et nourrit l’intérêt. Il importe donc d’en entretenir la diversité, sans hiérarchiser les activités de lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour différents exemples de situations de contact avec l’écrit :

 

Une nouvelle réalité : La littératie à l’ère du numérique

Et si les jeunes ne lisaient pas moins, mais autrement ? Le numérique a effectivement multiplié les occasions de lire et d’écrire dans la vie quotidienne, notamment à travers les médias sociaux, les textos et les plateformes en ligne.

Ces pratiques dépassent également le suivi et l’interprétation d’un écrit linéaire. Les textes sont en effet de plus en plus multimodaux : le texte s’agence à l’image, au son et à la vidéo pour produire de nouveaux genres textuels qui requièrent des compétences supplémentaires.

Le numérique a aussi favorisé l’émergence d’espaces d’échange autour des lectures.

Apprendre à naviguer à travers les pièges de l’environnement numérique

Dans un contexte où l’information est de plus en plus abondante et où la désinformation circule facilement, la lecture numérique exige de faire preuve d’esprit critique, d’évaluer l’exactitude des informations en ligne, de résoudre des problèmes de manière autonome et de démontrer d’importantes compétences d’auto-organisation.

Toutefois, malgré leur aisance avec la technologie, de nombreux jeunes ne disposent pas des compétences nécessaires pour accéder efficacement à l’information numérique et l’utiliser de façon critique.

Lecture papier ou lecture numérique

De façon générale, la lecture sur papier demeure associée à de meilleurs résultats en lecture, à une compréhension plus approfondie des textes et à un engagement plus important dans la lecture pour le plaisir.

Globalement, les lecteur·trices qui ont les meilleurs résultats adaptent l’usage du numérique selon l’activité : ils utilisent les écrans généralement pour s’informer ou faire des recherches, tout en continuant à lire des livres papier pour le plaisir.

Pour en savoir plus :

 

 

 

LA LITTÉRATIE : QUELQUES FAITS ET CHIFFRES

Le niveau de littératie17

En 2022 au Québec, 52 % des personnes de 16 à 65 ans n’atteignent pas le niveau de littératie 3, qui est le niveau minimal requis pour fonctionner dans la société. (PEICA, 202218)

  • 66 % de ces personnes sont sans emploi, et les femmes sont surreprésentées dans cette catégorie de gens à la maison. (PEICA, 202219)

Entre 2018 et 2022, les résultats en lecture des élèves de 15 ans au Québec ont diminué de 19 points au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA). Ce déclin s’inscrivant dans une tendance mondiale, le Québec demeure néanmoins au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE sur le plan des compétences en lecture. Il figure toutefois parmi les provinces canadiennes où le recul a été le plus marqué, avec Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick20. (OCDE, 202221)

La proportion d’élèves qui n’atteignent pas le niveau 2 en lecture (le niveau attendu à 15 ans) a augmenté au Québec de 2018 à 2022, de même qu’en Ontario, Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick. Cela s’inscrit dans une tendance à plus long terme au Canada. La proportion d’élèves aux niveaux 5 et 6 de littératie est quant à elle restée stable dans la majorité des provinces, incluant le Québec. (OCDE, 202222)

 

La réussite aux épreuves en français

À Montréal, le taux de réussite aux épreuves ministérielles d’écriture en français langue d’enseignement en 5e secondaire est de 63,1 %, un résultat en dessous de l’ensemble du Québec (66,7 %). (MEQ, 202523)

L’écart de réussite est plus marqué chez les filles24 (MEQ, 202525) :

  • Filles
    • Montréal : 66,7 % | Ensemble du Québec : 72,2 % (écart de 5,5 %)
  • Garçons
    • Montréal : 59,3 % | Ensemble du Québec : 60,6 % (écart de 1,3 %)

En comparaison, la région de Montréal et l’ensemble du Québec présentent des taux de réussites similaires au primaire (MEQ, 202426) :

  • 4e année du primaire
    • Lecture
      • Montréal : 82 % | Ensemble du Québec : 82,6 %
    • Écriture
      • Montréal : 84,5 % | Ensemble du Québec : 84,6 %
  • 6e année du primaire
    • Lecture
      • Montréal : 91,7 % | Ensemble du Québec : 90,8 %
    • Écriture
      • Montréal : 88,1 % | Ensemble du Québec : 87,8 %

 

Chez les tout-petits (0-5 ans)

Contact avec la lecture

En 2022, à Montréal, près de la moitié des enfants de maternelle 5 ans (45,8 %) ont commencé à se faire lire des histoires alors qu’ils avaient 12 mois ou plus. (Observatoire des tout-petits, ISQ, 202427)

Cette proportion est plus élevée que dans l’ensemble du Québec (39,5 %), ce qui indique qu’à Montréal, une plus grande part d’enfants est exposée plus tardivement à la lecture.

Rappelons ici qu’il n’est jamais trop tôt pour faire la lecture aux enfants et que celle-ci commence idéalement dans les premières semaines ou les premiers mois de leur vie.

Signalons de plus qu’à 2 ½ ans, les Québécoises sont plus nombreuses que les Québécois à :

  • Se faire faire la lecture chaque jour (filles : 68 % | garçons : 63 %)
  • Manipuler quotidiennement des livres, des revues ou des bandes-dessinées par eux-mêmes (filles : 59 % | garçons : 54 %)
    (ISQ, 202628)

Finalement, la proportion de tout-petits de 2 ½ ans qui feuillètent quotidiennement des livres, des revues ou des bandes dessinées par eux-mêmes a diminué au Québec, passant de 66 % chez les enfants nés en 1997-1998 à 57 % chez ceux nés en 2020-2021. (ISQ, 202629)

Vulnérabilités cognitives et langagières

À Montréal, 10,9 % des enfants de la maternelle 5 ans sont vulnérables sur le plan du développement cognitif et langagier, c’est-à-dire en ce qui concerne l’intérêt et les habiletés en lecture, en écriture et en mathématiques, ainsi que relativement à l’utilisation du langage. Cette proportion est inférieure à la moyenne québécoise, qui est de 12,1 %. (EQDEM, 202230)

Plus précisément :

  • 10,3 % éprouvent des difficultés en ce qui a trait aux éléments de base en littératie (Québec : 11,5 %)
  • 17,3 % n’ont pas acquis, ou seulement partiellement, les compétences liées à l’intérêt pour l’écriture, la lecture et les chiffres, ainsi que la capacité à mémoriser des informations simples (Québec : 18,7 %)

 

Les habitudes de lecture

Au Québec, plus le niveau de diplomation est élevé, plus la proportion de lecteur·trices augmente (ISQ, 202531) :

  • Aucun diplôme : 68 %
  • Diplôme d’études secondaires : 75 %
  • Diplôme collégial : 85 %
  • Diplôme universitaire : 93 %

86,2 % des jeunes québécois de 15 à 29 ans ont lu au moins un livre pendant leur temps libre – 93,5 % sont des femmes+ et 79,8 % sont des hommes+32. (ISQ, 202633)

  • Format papier : 50 %
  • Format numérique : 36 %
  • Livre audio : 21 %

Les jeunes québécois de 15 à 29 ans issus de l’immigration sont plus nombreux à lire des livres dans leur temps libre (tous formats confondus). (ISQ, 202634)

  • 1re et 2e générations : 87,6 %
  • 3e génération et plus : 78,6 %

Au Québec, 90 % des jeunes de 15 à 19 ans lisent des livres dans leur temps libre, tous formats confondus. (ISQ, 202635)

Au Québec, seulement 21 % des jeunes de 15 à 29 ans lisent au moins une fois par semaine. (ISQ, 202536)

Pour expliquer le fait qu’ils ne lisent pas, les jeunes québécois de 15-29 ans concernés invoquent principalement (ISQ, 202537) :

  • Le manque d’intérêt pour la lecture (76,4 %)
  • Le prix élevé des livres (62,3 %)
  • Le manque de temps (48 %)

 

La fréquentation des bibliothèques

 

 

 

 

 

 

 

 

Seulement 21,7 % de la population montréalaise est abonnée à une institution du réseau des Bibliothèques de Montréal*, ce qui place la métropole à l’avant-dernier rang des grandes villes canadiennes, de même que sous la moyenne du pays (40,23 %). (VDM, 202538)
*À noter que cette donnée ne comprend pas les abonnements à la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

Les jeunes de 13 ans et moins ne comptent que pour 25 % des abonnés des Bibliothèques de Montréal, ce qui représente autour de 109 000 jeunes. (VDM, 202439)

  • À titre de référence, la ville de Montréal comptait 270 430 jeunes de moins de 14 ans en 2021. (VDM, 202140)

Par contre, les jeunes de 13 ans et moins participent en forte proportion aux activités des Bibliothèques de Montréal. (VDM, 2024441)

  • 0-5 ans : 19 % de la participation totale
  • 6-13 ans : 59 % de la participation totale

 

Pistes d’action

Notre dossier thématique sur le plaisir de lire comporte de nombreuses pistes d’action pour favoriser la lecture et l’écriture à tout âge, consultez-les ici ! 

Outils et documentation

Outils

Mouvement À GO, on lit !

Un mouvement collectif qui vise à susciter un intérêt pour la lecture chez les jeunes de 12 à 20 ans. Dans un premier temps, les jeunes sont invités à remplir un quiz pour découvrir leur profil de lecteur·trice. Ils recevront ensuite des suggestions basées sur leurs intérêts dans le but de favoriser des habitudes de lecture.

Développer les habitudes de lecture des enfants

Cette ressource du ministère de l’Éducation rappelle les bienfaits de la lecture et propose des conseils concrets pour encourager la lecture au quotidien à la maison et à l’école.

Trousses Lis-moi

Issues d’un projet de l’Association québécoise des Salons du livre (AQSL) et des Salons du livre, les trousses Lis-moi proposent des activités littéraires prêtes à être utilisées pour l’animation d’activités autour de la lecture et la transmission du plaisir de lire aux adolescent·e·s et aux jeunes adultes. L’emprunt des trousses est entièrement gratuit.

Bibliothèques de Montréal

Les bibliothèques municipales de Montréal offrent une riche gamme de services gratuits et accessibles dans 46 établissements. Elles vont bien au-delà du prêt de livres de toutes sortes en proposant notamment des suggestions de lectures, des ateliers, des animations et bien plus.

Répertoire de ressources : littératie familiale

Le répertoire sur la littératie familiale de la Fondation pour l’alphabétisation propose une sélection de ressources et d’activités pour accompagner les adultes significatifs dans la transmission du plaisir de lire et d’écrire au quotidien, en présentant des outils adaptés selon les tranches d’âge. Répertoire élaboré en collaboration avec La Chaire en littératie médiatique multimodale.

Guide Lire pour le plaisir : des actions efficaces pour motiver les jeunes de 10 à 20 ans

Le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) propose un outil qui fait le point sur les connaissances et les pratiques efficaces pour raviver le goût de lire chez les 10–20 ans, avec des pistes concrètes destinées au personnel scolaire, aux intervenant·es jeunesse, aux bibliothécaires et aux parents.

La Fabrique des petits lecteurs

Ce site propose des ressources pour soutenir l’action des praticien·nes qui animent des activités d’éveil à la lecture et à l’écriture auprès des tout-petits (0-5 ans) et de leurs parents. Il s’adresse également aux partenaires des services de garde, des milieux scolaires, des bibliothèques publiques ainsi qu’aux acteurs et actrices de la communauté engagés en petite enfance.

Site ÉLODiL (éveil aux langues d’origine et à la diversité linguistique)

Le site ÉLODiL propose des ressources pédagogiques pour le développement des compétences langagières et interculturelles des élèves. Il met à disposition des vidéos, guides, ouvrages et articles basés sur la recherche, favorisant l’ouverture à la diversité linguistique et la réussite éducative.

Littératie et l’IA

Cette page propose une collection de ressources pour sensibiliser les jeunes, les adultes et les enseignant·es aux enjeux, aux principes et aux répercussions de l’intelligence artificielle, tout en incluant des conseils pour aider chacun à utiliser l’IA de manière éclairée et responsable. Réalisée par la Fondation pour l’alphabétisation, en collaboration avec la Chaire en littératie médiatique multimodale.

Les jeunes lecteurs et lectrices du 21e siècle – fiches thématiques sur la lecture et le plaisir de lire

Les fiches de la série Les jeunes lecteurs et lectrices du 21e siècle visent à rassembler, de façon brève et facile à consulter, des savoirs sur différents aspects de la lecture, de même que des idées pratiques pour favoriser le plaisir de lire.

Principes pour une utilisation pédagogique de la littérature jeunesse en milieu défavorisé montréalais

Bien qu’il soit principalement destiné aux acteur·trices du milieu scolaire, ce guide d’Une école montréalaise pour tous propose des pistes concrètes pour une approche inclusive favorisant le développement des compétences en littératie de toutes et tous.

Programme de socialisation linguistique en camp de jour

Ce programme vise à offrir un environnement inclusif favorisant la socialisation linguistique des enfants et des jeunes nouveaux arrivants, ainsi que le maintien de leurs acquis en français pendant l’été, dans le cadre d’un projet adapté aux barrières et aux spécificités de cette population. Initiative de Réseau réussite Montréal, le programme est réalisé en collaboration avec plusieurs partenaires.

Projet Lit de camp

Ce projet propose aux camps de jour des pistes concrètes pour intégrer de façon simple, ludique et amusante des activités liées à la lecture dans la programmation quotidienne. Offert à Montréal par Réseau réussite Montréal, en collaboration avec la direction des Bibliothèques de Montréal et Littératie Ensemble, le projet a été créé par le CRÉPAS et est mis en œuvre dans dix régions du Québec.

Documentation

Capsule vidéo sur le plaisir de lire (2 min 50 sec)

Les compétences en lecture jouent un rôle fondamental dans la réussite scolaire des élèves et c’est le plaisir de lire – l’intérêt pour la lecture et le goût de celle-ci, tant à l’école qu’en dehors de cette dernière – qui aura la plus grande incidence sur le développement de ces compétences. Mais « lire pour le plaisir » … qu’est-ce que cela veut dire ?

Dossier thématique sur l’éveil à la lecture et à l’écriture

Ce dossier présente les fondements de l’éveil à la lecture et à l’écriture et en souligne les bienfaits, ainsi que le rôle essentiel de la famille et de la communauté dans ce premier contact avec les livres. Il propose également des liens vers des ressources pratiques et documentaires.

Dossier thématique sur le plaisir de lire

Ce dossier explore le lien entre le plaisir de lire et la réussite éducative, en montrant comment des habitudes de lecture soutiennent l’engagement et la réussite des élèves tout au long de leur parcours. Il met en lumière des pratiques efficaces pour accompagner les jeunes dans le développement de leurs compétences et de leur goût de lire.

Dossier thématique sur la glissade de l’été

Ce dossier présente le concept de la glissade de l’été, soit la perte ou le recul des compétences scolaires pendant la période estivale, et en explique les mécanismes ainsi que les effets chez les élèves. Le dossier propose également des ressources concrètes pour soutenir les différents acteur·trices dans la planification d’activités stimulantes pendant les mois d’été.

Dossier thématique sur la préparation à l’école

Ce dossier survole certaines notions liées au développement de l’enfant et à l’accumulation d’expériences qui le préparent à faire face aux défis à venir et à profiter pleinement des apprentissages scolaires.

Article sur la littératie plurilingue

Cet article explore les approches plurilingues en littératie et met en lumière les bénéfices du recours à la langue d’origine, le rôle clé du climat scolaire inclusif et l’apport déterminant des parents allophones dans le développement langagier des enfants. L’article propose également des exemples concrets de pratiques en contexte pluriethnique et plurilingue.

Article sur la littératie numérique

Cet article survole les transformations de la littératie à l’ère du numérique, en mettant en lumière les nouvelles compétences requises pour lire, écrire et exercer son esprit critique dans un environnement informationnel complexe. Il aborde notamment les pratiques multimodales, la comparaison entre lecture papier et numérique et les effets des écrans sur les premiers apprentissages.

Article sur la résilience linguistique 

Cet article explore la résilience linguistique comme facteur de réussite éducative, en mettant en lumière les causes et les effets de l’insécurité linguistique sur l’engagement, la persévérance et le sentiment d’appartenance des jeunes.

Fiche Rendement scolaire en lecture, écriture et mathématiques

Cette fiche de Réunir Réussir traite de l’influence du rendement scolaire en lecture, écriture et mathématiques sur la persévérance scolaire du jeune et présente quelques pistes d’action efficaces.

Cadre de référence Des communautés engagées pour la littératie

Ce cadre de référence précise les conditions qui soutiennent le développement de la littératie tout au long du parcours des jeunes et met en lumière le rôle déterminant des différents milieux dans la création d’environnements favorables à la lecture, à l’écriture et à l’expression orale, tout en proposant des repères communs pour guider l’action.

Capsule La littératie, une vision élargie du savoir lire-écrire

Cette capsule présente le concept de la littératie à travers un survol des contextes où elle s’exerce, des pratiques d’apprentissage de la lecture et de l’écriture, du rôle des agent·es de littératie dans différents milieux, ainsi que des pistes pour évaluer la qualité des environnements littératiés. Elle est présentée par Olivier Dezutter, professeur titulaire au Département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke, titulaire de la Chaire de recherche sur la littératie scolaire et directeur du Collectif de recherche sur la continuité des apprentissages en lecture et écriture (Collectif CLÉ).

Les cercles de lectrices et de lecteurs : du primaire vers le secondaire

Cet article présente l’intérêt des cercles de lectrices et de lecteurs pour soutenir l’engagement en lecture. Les auteur·trices y décrivent comment organiser les discussions autour des livres, les rôles pouvant être confiés aux élèves et les conditions qui favorisent des échanges riches autour des textes. L’article propose aussi des repères pour utiliser ce dispositif afin de soutenir la transition vers le secondaire.

Rapprocher les enfants et les jeunes des livres

À la suite d’un survol de différents facteurs qui influencent la pratique de la lecture, Olivier Dezutter propose une série de moyens concrets pour alimenter le goût de lire. Cette présentation a été réalisée dans le cadre du colloque mauricien AuTour de la lecture 2023, organisé par la Table régionale de l’éducation de la Mauricie (TREM).

Publication La motivation en lecture durant l’enfance et le rendement dans la langue d’enseignement à 15 ans 

Cette publication de l’Institut de la statistique du Québec, fondée sur les données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ), examine le lien entre la motivation intrinsèque en lecture au primaire — soit le fait d’aimer lire et de lire sans y être obligé — et le rendement dans la langue d’enseignement à l’adolescence.

Les élèves qui prennent plaisir à lire sont-ils de meilleurs lecteurs ? 

Cette section du rapport Regards sur l’éducation 2011 : Les indicateurs de l’OCDE présente une analyse comparative, à partir des données internationales, du lien entre le plaisir de lire et la performance en compréhension de l’écrit.

Rapport Lisons-leur une histoire ! Le facteur parental dans l’éducation

Ce rapport de l’OCDE analyse l’influence des pratiques familiales sur les habitudes de lecture et la performance scolaire des enfants, et met en évidence l’importance de l’engagement actif des parents. L’ouvrage propose également des pistes pour renforcer cet engagement, en soulignant les activités les plus étroitement associées à l’amélioration de la compréhension de l’écrit.

Rencontres : quand les créatrices et créateurs de livres entrent à l’école (payant)

Cet ouvrage collectif rassemble des textes d’auteur·trices qui racontent leurs expériences de rencontres avec des élèves dans les écoles. À travers des témoignages, des récits et des illustrations, le livre fait découvrir ce qui se passe lorsque les créateur·trices de livres échangent avec les jeunes.

 

Remerciements

Merci à notre expert pour sa contribution à la révision du présent dossier :

Olivier Dezutter
Professeur titulaire au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke
Titulaire de la chaire de recherche sur la littératie scolaire
Directeur du Collectif de recherche sur la continuité des apprentissages en lecture et écriture (Collectif CLÉ)

 


Pour davantage d’information sur la littératie et ce dossier à RRM, communiquez avec :

Charline Hamon, agente de liaison et de développement
(514) 817-1399


 

 

Notes

1 – Lacelle, N., Lafontaine, L., Moreau, A. C., & Laroui, R. (2016). Définition de la littératie. Réseau québécois de recherche et de transfert en littératie — repéré dans : RICS, Revue | Lépine, Martin; Dezutter, Olivier; Carpentier, Geneviève; Marcil-Levert, Judith; Laurence, Stéphanie; et al. (2022). Le codéveloppement interprofessionnel au rôle d’actrices de changement en littératie : mise en place du travail collectif pour déployer des cercles de lectrices et de lecteurs. figshare. Journal contribution.

2 – Ces niveaux ont été déterminés par le Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA), initié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) À noter que les activités de lecture sont le seul aspect de la littératie considéré dans les enquêtes de l’OCDE.

3 – Ces représentations des différents niveaux sont adaptées de : Fondation Lire pour réussir, Coalition ontarienne de formation des adultes (2011), Alpha de La Matanie (2019) et Institut de la statistique du Québec (2015). Les exemples de phrases sont tirés textuellement de la formation Communiquer ça peut être simple ! (Alpha de La Matanie [2019]).

4 – Gosselin-Lavoie, C. (2021). Effets d’une intervention de lecture partagée d’albums plurilingues sur le développement des habiletés narratives orales en maternelle cinq ans [thèse de doctorat, Université de Montréal]. Dépôt sur Papyrus.

5 – Boyer, M.-C. (2009). La lecture et l’écriture chez les garçons… de A à Z. Gouvernement du Québec.

6 – O’Sullivan, J., et coll. (2009). Facteurs clés de réussite en littératie parmi les populations d’âge scolaire. Conseil des statistiques canadiennes de l’éducation.

7 – Ministère de l’Éducation du Québec. (s. d.). Développer les habitudes de lecture des enfants.

8 – D’autres facteurs que ceux nommés ici, tels que les problèmes auditifs et les troubles cognitifs importants, ont une incidence sur l’acquisition et le maintien des compétences en littératie, mais ne sont pas traités dans le cadre du présent dossier.

9 – Nous reconnaissons que les jeunes non binaires peuvent vivre des réalités particulières susceptibles d’influencer leur vécu. Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas d’analyser spécifiquement la situation de ce groupe.

10 – Rizqy, M. (2025). L’écart silencieux [Documentaire]. Savoir média.

11 – Biemiller, A. (2015). Which words are worth teaching? Perspectives on Language and Literacy. The International Dyslexia Association

12 – Nous reconnaissons que les jeunes non binaires peuvent vivre des réalités particulières susceptibles d’influencer leur vécu. Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas d’analyser spécifiquement la situation de ce groupe.

13 – Turgeon, E. (2024). Principes pour une utilisation pédagogique de la littérature jeunesse en milieu défavorisé montréalais. Une école montréalaise pour tous.

14 – Myre-Bisaillon, J. (2016). État des connaissances et constats de la recherche : Réflexions pour un nouveau continuum 0–9 ans en lecture à partir de pratiques probantes et de données récentes [Présentation à la conférence « Lecture et persévérance scolaire », Réseau réussite Montréal, 27 octobre 2016].

15 – Institut de la statistique du Québec. (2026). Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (1re et 2e éditions).

16 – Dezutter, O., Babin, J., & Lépine, M. (2018). Des communautés engagées pour la littératie. Collectif CLÉ.

17 – Il importe de rappeler que les activités de lecture sont le seul aspect de la littératie considéré dans les enquêtes de l’OCDE.

18 – Langlois, P. (2025). PEICA Canada 2022 : Analyse des nouvelles données publiques pour le Québec. Fondation pour l’alphabétisation.

19 – Ibid.

20 – Il importe de mentionner que certains acteur·trices signalent une surreprésentation possible des écoles privées dans la sélection d’établissements participant au PISA.

21 – Vanja Elez et al. (2023) Measuring Up: Canadian Results of the OECD PISA 2022 Study. Council of Ministers of Education

22 – Ibid.

23 – Ministère de l’Éducation du Québec. Taux de réussite aux épreuves ministérielles en français, langue d’enseignement, au secondaire : CSS de la région de Montréal (secteur public), 2024–2025.

24 – Nous reconnaissons que les jeunes non binaires peuvent vivre des réalités particulières susceptibles d’influencer leur vécu. Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas d’analyser spécifiquement la situation de ce groupe.

25 – Ministère de l’Éducation, Taux de réussite aux épreuves ministérielles en français, langue d’enseignement, au secondaire : CSS de la région de Montréal (secteur public), 2024–2025.

26 – Ministère de l’Éducation, Taux de réussite aux épreuves ministérielles en français, langue d’enseignement, au primaire : CSS de la région de Montréal (secteur public), 2024–2025.

27 – Observatoire des tout-petits. (2024). Répartition des enfants de maternelle 5 ans selon l’âge auquel un adulte a commencé à leur faire la lecture (données validées par l’Institut de la statistique du Québec).

28 Institut de la statistique du Québec. (2026). Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (1re et 2e éditions).

29 – Ibid.

30 -Ducharme, Amélie, Jesseca Paquette et Sonia Daly (2023). Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2022. Portrait statistique pour le Québec et ses régions administratives, [En ligne], Québec, Institut de la statistique du Québec, 153 p.

31 – Institut de la statistique du Québec. (2024). Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement. Gouvernement du Québec.

32 – Pour des raisons de confidentialité et de qualité des données, l’ISQ a intégré les personnes non binaires dans les catégories « Femmes+ » et « Hommes+ ».

33 -Champagne, L. (2026). Portrait des pratiques culturelles des jeunes de 15 à 29 ans au Québec en 2024. Optique culture, (108). Institut de la statistique du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec.

34 – Ibid.

35 – Ibid.

36 – Institut de la statistique du Québec. (2024). Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement. Gouvernement du Québec.

37 – Ibid.

38 – Ville de Montréal. Service de la culture. (2025). Diagnostic des bibliothèques de Montréal.

39 – Ville de Montréal. Bibliothèques de Montréal. (2024). Rapport d’activités 2024.

40 – Ville de Montréal. (2021). Annuaire statistique de l’agglomération de Montréal.

41 – Ville de Montréal. Bibliothèques de Montréal. (2024). Rapport d’activités 2024.

 

Bibliographie 
 

Alpha de La Matanie. (2019). Formation : Communiquer, ça peut être simple ! La Cigogne. 

Baker, C. E. (2013). Fathers’ and mothers’ home literacy involvement and children’s cognitive and social emotional development: Implications for family literacy programs. Applied Developmental Science, 17(4), 184–197. https://doi.org/10.1080/10888691.2013.836034 

Biemiller, A. (2015). Which words are worth teaching? Perspectives on Language and Literacy. The International Dyslexia Association. 

Boyer, M.-C. (2009). La lecture et l’écriture chez les garçons… de A à Z. Gouvernement du Québec. 

Carignan, I., et coll. (2022). Des modèles masculins pour développer l’envie de lire chez les garçons. The Conversation 

Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ). (2017). Lire pour le plaisir! Des actions efficaces pour motiver les jeunes de 10 à 20 ans. CTREQ. 

Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ). (2017). La disponibilité des livres et la littératie pour les enfants d’âge préscolaire. En ligne [https://www.ctreq.qc.ca/ressources/la-disponibilite-des-livres] 

Champagne, L. (2026). Portrait des pratiques culturelles des jeunes de 15 à 29 ans au Québec en 2024. Optique culture, (108). Institut de la statistique du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec.
https://statistique.quebec.ca/fr/fichier/pratiques-culturelles-jeunes-15-29-ans-2024.pdf 

Coalition ontarienne de formation des adultes. (2011). Fiches d’information – Niveaux de littératie. Consulté le 19 janvier 2026, à l’adresse https://www.coalition.ca/fiches-information/niveaux-de-litteratie.html 

de Bondt, M., Willenberg, I. A., & Bus, A. G. (2020). Do book giveaway programs promote the home literacy environment and children’s literacy-related behavior and skills? Review of Educational Research, 90(3), 349–375. https://doi.org/10.3102/0034654320922140 

1 Desrosiers, H., Nanhou, V., Ducharme, A., Cloutier-Villeneuve, L., Gauthier, M.-A., & Labrie, M.-P. (2015). Les compétences en littératie, en numératie et en résolution de problèmes dans des environnements technologiques : des clefs pour relever les défis du XXIe siècle. Rapport québécois du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA). Institut de la statistique du Québec. 

Ducharme, Amélie, Jesseca Paquette et Sonia Daly (2023). Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2022. Portrait statistique pour le Québec et ses régions administratives, [En ligne], Québec, Institut de la statistique du Québec, 153 p. 

Dezutter, O., Sauvageau, C., Brisson, G., Lépine, M., Dubois, C., & Campeau, M. (2026, 23 février). De l’argent pour garnir les bibliothèques de classe, une bonne idée ? Le Devoir. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/958239/argent-garnir-bibliotheques-classe-bonne-idee 

Dezutter, O., & Lépine, M. (2020). La littératie, une vision élargie du savoir lire-écrire. Quelles conséquences pour l’enseignement du français? Les dossiers des sciences de l’éducation, 43, 33–46. 

Dezutter, O., Babin, J., & Lépine, M. (2018). Des communautés engagées pour la littératie. Collectif CLÉ. 

Dionne, A.-M., Saint-Laurent, L. et Giasson, J. (2005). Analyse des interactions entre le parent faiblement scolarisé et son enfant lors de la lecture. Revue de psychoéducation, 34(2), 1-16. 

Dufour, C., Martel, M. D., Lacelle, N., Kiamé, S., Garneau-Gaudreault, L.-A., & Poulin, T. (2021). Littératie communautaire : analyse de la production documentaire et revue de la littérature. Revue de recherches en littératie médiatique multimodale, 14https://doi.org/10.7202/1086911ar 

Vanja Elez et al. (2023) Measuring Up: Canadian Results of the OECD PISA 2022 StudyCouncil of Ministers of Education 

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Langlois, P. (2024). Aperçu d’un indice de grande vulnérabilité dans plusieurs villes du Québec. Fondation pour l’alphabétisation 

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Myre-Bisaillon, J. (2016). État des connaissances et constats de la recherche : Réflexions pour un nouveau continuum 0–9 ans en lecture à partir de pratiques probantes et de données récentes [Présentation à la conférence « Lecture et persévérance scolaire », Réseau réussite Montréal, 27 octobre 2016]. 

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