Jeunes issus de l’immigration

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Dans certains quartiers montréalais, les élèves issus de l’immigration peuvent représenter jusqu’à 74,6 % de la population scolaire.

L’école constitue le premier milieu de vie des jeunes. Étant donné la croissance de la présence immigrante au sein des établissements scolaires, le milieu scolaire devient le principal foyer d’accueil des nouveaux arrivants, et ce, plus particulièrement à Montréal où l’immigration se concentre.

Proportion d’élèves issus de l’immigration | ProfilRéussite scolaire des élèves issus de l’immigrationDéfis à relever

Dernière mise à jour: 27 septembre 2017

Proportion immigrante au sein des écoles montréalaises

En 2016, 63,1 % des élèves inscrits au secteur public de Montréal sont issus de l’immigration. La proportion d’élèves immigrants au sein des écoles montréalaises est en augmentation constante depuis les dernières années. Elle se situait à 45,5 % en 1998.

Les élèves nés à l’étranger représentent 22,4 % en 2014 dans les établissements scolaires montréalais, tandis que ceux nés au Québec mais ayant au moins un parent né à l’étranger atteignent 39,8 %.

À Montréal, en 2014, les principaux pays d’origine des élèves nés à l’extérieur du Canada sont, en ordre décroissant :

  • l’Algérie (3,0 % de tous les élèves de l’île de Montréal)
  • Haïti (2,3 %)
  • le Maroc (1,7 %)
  • les États-Unis (1,6 %)
  • la France (1,1 %)
  • la Chine (1,0 %)

Profil des élèves issus de l’immigration à Montréal

Plus l’immigration est récente, plus les élèves sont susceptibles de résider dans une zone défavorisée de Montréal. Ainsi, en 2014, plus de la moitié (54,1 %) des élèves de première génération résident dans une telle zone.

En 2014, 195 écoles sur 413[1] établissements scolaires primaires et secondaires publics de l’île de Montréal atteignent un taux de 50 % ou plus d’élèves issus d’autres cultures. Parmi celles-ci, 190 d’entre elles se trouvent au secteur francophone.

Ce taux de concentration d’élèves immigrants varie grandement d’un quartier à l’autre. Parmi ceux ciblés par Réseau réussite Montréal, Saint-Laurent compte la plus forte proportion en 2013 (74,6 %), suivi par Saint-Léonard (67,4 %), Saint-Michel (65,8 %), Montréal-Nord (56,4 %) et Pierrefonds (55,1 %).

Réussite scolaire des élèves issus de l’immigration

La situation du décrochage scolaire est presque la même pour les élèves issus de l’immigration que pour l’ensemble de la population scolaire[2].

Les taux de non-diplomation sept ans après l’entrée au secondaire demeurent plus importants chez les élèves nés à l’étranger (1re génération) (45,3 %) que chez les élèves nés d’un ou de parents nés à l’étranger (2e génération) (29,8 %).

27 % des élèves issus de l’immigration entrent à l’école secondaire avec un an de retard alors que 8 % y entrent avec un retard de deux ans ou plus.

Plusieurs des principaux facteurs associés au décrochage scolaire sont universels; ils influent autant sur l’ensemble des élèves non immigrants que sur les élèves issus de l’immigration.

Défis à relever

Agir prioritairement auprès des jeunes issus de l’immigration « à risque », soit ceux qui :

  • N’ont pas le français comme langue maternelle ou d’usage;
  • Sont nés à l’étranger;
  • Sont originaires de certaines régions (Asie du Sud, Antilles/Afrique subsaharienne et Amérique centrale et du Sud);
  • Sont arrivés en cours de scolarité secondaire;
  • Présentent déjà à leur entrée dans le système scolaire québécois un grand retard scolaire (soit de plus de deux ans);
  • Fréquentent une école publique de milieu défavorisé;
  • Terminent leur scolarité dans le secteur de l’éducation des adultes.

Le milieu scolaire constitue le principal foyer d’intégration des jeunes issus de l’immigration, ce qui représente de grands défis : communication, rapprochement école-famille, connaissance du système et des ressources, différences culturelles, etc.

Notes

1. 413 écoles sont visées par le portrait du CGTSIM (2015).

2.  À noter qu’il est ici question de décrochage scolaire net, dont le calcul tient compte des départs du Québec, de même que de la diplomation plus tardive de certains élèves.

Documentation

Quelques données essentielles en persévérance scolaire

  • 78,1 %

    des élèves montréalais obtiennent un premier diplôme.

    Une amélioration de 10,4 % depuis 2009.

  • 18,1 %

    des jeunes montréalais décrochent avant d’avoir obtenu un premier diplôme.

    Une amélioration de 6,5 % depuis 2009.

  • 25 %

    des décrocheurs québécois sont à Montréal.

    Cela représente 2 164 jeunes montréalais qui ont quitté l’école sans diplôme en 2014.

  • 28,9 %

    des enfants de la maternelle à Montréal sont vulnérables dans au moins un domaine de développement.

    Il s’agit d’une proportion supérieure à la moyenne québécoise de 25,6 %.

  • Près de
    84%

    des élèves québécois du primaire qui vivent dans les pires conditions de défavorisation habitent à Montréal.

    En moyenne, 25 245 familles montréalaises avec enfant de moins de 18 ans habitent une zone de défavorisation importante.

Cible ministérielle de diplomation pour 2020

77 %

Cible pour la région de Montréal, avant l’âge de 20 ans