Persévérance scolaire

  • Facebook
  • Twitter
  • E-mail
Persévérance scolaire

78,1 % des élèves montréalais ont obtenu leur diplôme d’études secondaires en 2015.

Pages connexes

Définition | Indicateur de la persévérance scolaire | Diplomation en hausse à Montréal | Évolution du taux de diplomation | Chaque élève qui persévère, c’est…

*Dernière mise à jour: 22 février 2017

Définition de la persévérance scolaire

La persévérance scolaire pourrait se définir au sens strict comme la poursuite des études jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme ou d’une qualification. Pour soutenir cette persévérance, il faut que les études soient suffisamment valorisées auprès des jeunes pour

  • que ces derniers soient motivés et s’y investissent ;
  • qu’ils se sentent capables de réussir un parcours adapté à leurs capacités et aspirations ;
  • que les exigences de leur vie d’élève s’harmonisent avec les autres dimensions de leur vie.

Les déterminants de la persévérance scolaire sont des facteurs qui influent sur le parcours scolaire des jeunes. Ils ont été établis et documentés par de nombreuses recherches scientifiques. Si leur influence est positive, on parlera alors de facteurs de protection, qui tendent à favoriser la persévérance scolaire du jeune. Voici quelques exemples de ces déterminants : la motivation et l’engagement, l’estime de soi, l’encadrement parental, le climat scolaire et les ressources du milieu.

Indicateur de la persévérance scolaire : le taux de diplomation et de qualification

L’indicateur retenu pour quantifier la persévérance et la réussite scolaires est le taux de diplomation et de qualification.

Ce taux est l’indicateur de suivi principal en matière de diplomation et de qualification. Calculé 5, 6 et 7 ans après l’arrivée d’une cohorte de nouveaux inscrits en 1re secondaire, le taux de diplomation et de qualification rend compte de la proportion de jeunes ayant obtenu un diplôme d’études secondaires (DES) ou d’études professionnelles (DEP) ou encore une qualification (certificat de formation en métiers semi-spécialisés ou certificat de formation en préparation au marché du travail).

Quelques spécifications :

  • En cohérence avec les paramètres du taux de diplomation utilisé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) pour fixer la cible ministérielle de diplomation de 2020, l’indicateur utilisé dans l’ensemble de ce site, sauf indication contraire, est conséquemment le taux d’obtention d’un premier diplôme après un maximum de 7 années d’étude, pour le secteur public.
  • Le taux est calculé annuellement par le MEES.
  • Il est disponible par région administrative, par commission scolaire, par réseau public et privé, ainsi que pour l’ensemble du Québec.
  • Attention : pour faire des comparaisons de performance avec les autres provinces et pays de l’OCDE, il faut utiliser un autre indicateur.

Pour obtenir les taux de diplomation par région, le détail de la méthode de calcul ainsi que des renseignements complémentaires, visitez le site Internet du MEES.

Le taux de diplomation : en hausse à Montréal

Le taux de diplomation montréalais progresse : de 67, 7 % en 2009, le taux a grimpé à 78,1 % en 2015.

Montréal a ainsi atteint sa cible spécifique de diplomation de 77 % pour 2020, fixée par le MEES. Cette amélioration est le reflet du travail des enseignants et des directions d’école ainsi que de celui de centaines d’organisations et d’acteurs qui soutiennent sans relâche les familles et les jeunes dans leurs efforts vers la réussite. Bien que cette progression soit à célébrer, le travail est loin d’être terminé, car une grande proportion de jeunes quitte toujours les bancs d’école sans avoir obtenu un premier diplôme.

La prise en compte du contexte et des défis particuliers de Montréal est primordiale dans la planification de l’action efficace en persévérance scolaire.

Évolution du taux de diplomation

Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Diplomation et qualification par commission scolaire au secondaire, éditions 2011, 2013, 2014, 2015 et 2016

Chaque élève qui persévère et qui obtient un premier diplôme, c’est :

  • Une personne qui a de meilleures conditions de vie ainsi qu’une espérance de vie plus longue et dont les réalisations sont plus valorisantes.
  • Une société qui fait un gain économique cumulatif de 184 000 $ sur l’ensemble de la vie active d’un jeune résultant de l’obtention d’un diplôme.
  • Un marché du travail plus stable (maintien des emplois nécessaires à l’économie montréalaise).
  • Une personne qui contribue à la vitalité de la société (participation électorale, bénévolat, don de sang, etc.).

Quelques données essentielles en persévérance scolaire

  • 78,1 %

    des élèves montréalais obtiennent un premier diplôme.

    Une amélioration de 10,4 % depuis 2009.

  • 18,1 %

    des jeunes montréalais décrochent avant d’avoir obtenu un premier diplôme.

    Une amélioration de 6,5 % depuis 2009.

  • 25 %

    des décrocheurs québécois sont à Montréal.

    Cela représente 2 164 jeunes montréalais qui ont quitté l’école sans diplôme en 2014.

  • 28,9 %

    des enfants de la maternelle à Montréal sont vulnérables dans au moins un domaine de développement.

    Il s’agit d’une proportion supérieure à la moyenne québécoise de 25,6 %.

  • Près de
    84%

    des élèves québécois du primaire qui vivent dans les pires conditions de défavorisation habitent à Montréal.

    En moyenne, 25 245 familles montréalaises avec enfant de moins de 18 ans habitent une zone de défavorisation importante.

Cible ministérielle de diplomation pour 2020

77 %

Cible pour la région de Montréal, avant l’âge de 20 ans