Lecture et persévérance scolaire

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Le plaisir de lire est une condition essentielle de la réussite éducative.

Les compétences en lecture jouent un rôle fondamental dans la réussite scolaire des élèves et c’est le plaisir de lire – l’intérêt et le goût de la lecture, tant à l’école qu’en dehors de l’école – qui aura la plus grande incidence sur le développement de ces compétences.

Si l’apprentissage de la lecture est sans contredit une mission centrale à l’école, la famille et la communauté jouent un rôle important pour susciter le plaisir de lire, durant l’enfance et à toutes les étapes de la vie.

En effet, même si l’école offre de multiples occasions de lire, dont certaines pour le simple plaisir de lire, l’enfant qui n’a pas bénéficié d’une familiarisation précoce avec le livre et qui n’a de rapport à la lecture qu’à l’école est plus à risque de strictement associer la lecture au contexte scolaire. Il sera ainsi moins porté à lire à l’extérieur de ce cadre, et ce, tout au long de son cheminement.

Par contre, il faut aussi reconnaître que la découverte du livre à l’école peut se révéler une expérience inestimable pour ces jeunes qui n’ont pas bénéficié d’une initiation à la lecture à la maison.

!! Les élèves qui aiment lire performent mieux que ceux qui n’aiment pas lire.

!! Le plaisir de lire décline à mesure que les jeunes avancent dans leur scolarité.

"Lire pour le plaisir?"

Félix et Rachida sont deux lecteurs assidus… mais comment le sont-ils devenus ? Pour suivre leur cheminement, visionnez la
capsule


Lire pour le plaisir, ça veut dire…

  • Être libre de lire ce qu’on veut en fonction de ses goûts, de ses champs d’intérêt, de son niveau d’habileté
  • Lire sans jugement des autres sur ce qu’on lit
  • Lire sans crainte d’être évalué, comparé, étiqueté
  • Lire sur toutes sortes de supports
  • Lire dans sa langue maternelle
  • Et, aussi, avoir le droit de se faire lire une histoire à n’importe quel âge 

 

La lecture : un facteur de réussite | Lire pour le plaisir = élément fondamental | Faits et chiffres | Lecteurs et jeunes peu motivés à lire | Lecture et spécificités montréalaises | Pistes d’action | Outils et documentation

Dernière mise à jour : 21 novembre 2018

 

LA PRATIQUE DE LA LECTURE, UN FACTEUR ESSENTIEL DE LA RÉUSSITE SOLAIRE

L’importance de la lecture est largement documentée.

La recherche a effectivement démontré que des difficultés en lecture et en écriture ont des conséquences sur le rendement de l’élève dans toutes les matières ainsi que sur la poursuite de ses études :

  • Des difficultés en lecture qui perdurent chez l’enfant de 7 ans multiplient par 4 le risque de décrochage scolaire à 15 ans.
  • Les difficultés en français seraient un prédicteur aussi fiable du risque de décrocher que le statut socioéconomique.

Le contact précoce avec une diversité d’écrits et de modèles lecteurs avant l’entrée à l’école prédispose à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et permet donc de réduire le risque d’abandon scolaire.

 

LIRE POUR LE PLAISIR = PLUS DE CHANCES DE RÉUSSIR

Le plaisir de lire est une lecture volontaire d’un texte choisi par le lecteur et traitant d’un sujet qui l’intéresse.

Il importe de souligner qu’il n’est pas seulement ici question de la lecture de livres, mais de la lecture sous toutes ses formes et sur différents supports, c’est-à-dire des magazines, des blogues, des paroles de chanson, des courriels, des bandes dessinées, des affiches, etc.

Si la pratique de la lecture est un facteur essentiel à la réussite solaire, lire pour le plaisir est l‘élément qui déterminera toute la portée de ce facteur.

Plusieurs études témoignent effectivement du rapport positif entre le temps accordé au plaisir de lire et le rendement scolaire des élèves.

Ainsi, il est estimé que lire pour le plaisir 3 heures par semaine augmente :

  • La motivation
  • Le sentiment de compétence
  • Le rendement scolaire en langue et en mathématiques

À cet égard, l’OCDE précise également que lire par intérêt et par goût a encore plus d’incidence sur la compréhension de l’écrit que le temps consacré à la lecture.

En résumé, les élèves ayant une attitude positive envers la lecture réussissent mieux à l’école, toutes matières confondues.

"La corrélation de la performance en compréhension de l’écrit [est] plus forte avec le plaisir de la lecture qu’avec le temps consacré chaque jour à la lecture."

« [Cela] confirme que la priorité doit rester d’encourager les élèves à lire par plaisir au quotidien, le temps qu’ils consacrent à la lecture étant moins déterminant. », OCDE, Les élèves qui prennent plaisir à lire sont-ils de meilleurs lecteurs?, 2011

Le saviez-vous ?

Un enfant qui feuillette des livres par lui-même à 2 ½ ans  :

  • Sera plus motivé à lire à l’entrée à l’école
  • Aura des pratiques de lecture à 8 ans
  • Aura de meilleurs résultats scolaires à 15 ans
Lire → réussir : l’effet domino du plaisir de lire

Intérêt pour la lecture → développement d’habitudes régulières de lecture → augmentation de l’aisance à lire → prédisposition à lire davantage → amélioration des compétences → augmentation du rendement scolaire

La pratique régulière de toute forme de lecture :

  • Permet de développer une reconnaissance visuelle rapide des mots, une fluidité et une aisance qui habilitent le lecteur à se concentrer sur la construction du sens plutôt que sur la mécanique du déchiffrage.
  • Augmente la capacité de concentration et d’attention, la mémoire visuelle (l’orthographe), le nombre de mots de vocabulaire, la capacité à reconnaître, par leur observation répétée, des règles de syntaxe et de grammaire.
  • Contribue au développement et au maintien des habitudes en lecture, lesquelles, par le fait même, conditionnent ou prédisposent les individus à lire davantage et régulièrement.

 

LA LECTURE : FAITS ET CHIFFRES

Au Québec :

  • Jeunes francophones de 15 ans qui déclarent lire 3 heures ou plus par semaine pour le plaisir :
    • Filles : 32 %
    • Garçons : 22 %
  • 42,3 % des jeunes francophones de 15 ans qui ne lisent pas du tout pour le plaisir sont des élèves à risque de décrochage présentant des problèmes de discipline
  • C’est davantage avec les filles que les parents entreprennent des activités quotidiennes de lecture, et de façon plus précoce qu’avec les garçons (souvent dès 4 ans)
  • L’éveil à la lecture et à l’écriture est essentiellement amorcé par la mère
  • 21 % des parents québécois d’enfants de 0-16 ans ont de faibles ou de très faibles compétences en littératie

 

QUELQUES CARACTÉRISTIQUES : LES LECTEURS ET LES JEUNES PEU MOTIVÉS À LIRE

Qu’est-ce qu’un lecteur ou une lectrice ?

De façon générale, un lecteur ou une lectrice :

  • a développé une motivation autodéterminée à lire
  • lit régulièrement par choix, en dehors des obligations scolaires ou professionnelles
  • aime découvrir de nouvelles lectures
  • prend part à différentes activités associées à la lecture
Les facteurs qui déterminent la motivation à lire chez les jeunes

Les jeunes qui s’engagent dans des activités de lecture le font parce qu’ils retirent des bénéfices personnels de ces activités : accéder à de nouvelles informations, découvrir de nouvelles réalités, vivre des émotions, etc. L’on parle ainsi d’une motivation autodéterminée.

C’est une motivation qui prend notamment source dans l’enfance, grâce à :

  • un accès à des écrits (livres, magazines, revues numériques, lettres, etc.)
  • un éveil à la lecture et à l’écriture1 dès le plus jeune âge
  • des pratiques quotidiennes d’activités de littératie
  • un environnement valorisant l’école ainsi que la lecture

Cet environnement contribuera à l’émergence de facteurs personnels essentiels à la pratique autodéterminée de la lecture :

  • L’intérêt
    • Manifester de l’intérêt pour les textes et les activités proposés autour de la lecture
  • La valeur accordée à la lecture
    • Considérer la lecture comme une activité importante et utile (ex. : la lecture permet de réaliser des objectifs ou est source de plaisir)
  • L’autonomie
    • Être libre de lire (ou de ne pas lire), où l’on veut, quand on veut, ce qu’on veut, sans jugement ni directives
  • Le sentiment de compétence
    • Avoir confiance en ses habiletés en lecture, généralement à la suite d’expériences positives
  • L’appartenance sociale
    • Échanger avec des personnes significatives sur les découvertes réalisées et créer des liens positifs par l’entremise de la lecture.
Les parents et la communauté : des alliés fondamentaux pour susciter le plaisir de lire

Le saviez-vous ?

Les gestes décisifs qui modèlent le rapport à la lecture sont posés avant l’entrée à l’école. C’est donc la famille et la communauté qui déterminent l’interaction avec la lecture entre 0 et 5 ans et le développement des pratiques de lecture.


De nombreuses études ont démontré l’importance de l’éveil à la lecture et à l’écriture pour une entrée harmonieuse à l’école.

En ce sens, l’enfant à qui l’on raconte des histoires et qui voit ses parents, ou des personnes significatives de son entourage, lire par plaisir est plus susceptible de développer une perception positive du livre et de l’écrit. Les élèves font d’ailleurs preuve d’une meilleure capacité à lire et à apprendre lorsque leurs parents sont engagés dans leur éducation et valorisent également la lecture.

Ainsi, un environnement propice à la lecture dès le plus jeune âge et pendant tout le parcours scolaire aura des bénéfices importants. La famille et, plus largement, la communauté jouent un rôle capital pour créer cet environnement.

L’apport de la communauté est d’autant plus important pour favoriser le développement de pratiques de lecture lorsque que l’on considère que 21 % des parents québécois d’enfants de 0-16 ans ont de faibles ou de très faibles compétences en littératie.


« Le fait d’être aux études, donc en situation permanente de lecture, ne garantit pas automatiquement l’implantation d’habitudes de lecture, pas plus qu’il ne développe le goût de lire, constat qui confirme que lire sans plaisir est voué, à moyen ou long terme, à l’échec. »

Hélène Vachon, « La lecture », Enquête sur les pratiques culturelles au Québec, 2009


 

"Si […] on expérimente naturellement la lecture et l’écriture, pendant qu’on fait des choses qui nous passionnent, ça risque d’en faciliter l’apprentissage."

De nombreuses collaborations entre la communauté et l'école visent à susciter le plaisir de lire chez les jeunes montréalais, comme le projet « Découvre la lecture à travers ta passion ».

Qui sont les jeunes peu motivés à lire ?

Les jeunes peu motivés à lire sont ceux qui possèdent tous les outils pour s’adonner à lecture, mais qui choisissent de ne pas le faire. Ils risquent par conséquent de présenter des compétences plus limitées en lecture.

Ces jeunes :

  • Lisent pour l’école ou le travail (par motivation contrôlée ou extrinsèque) et ont peu ou pas d’intérêt pour la lecture à l’extérieur de ce cadre (motivation autodéterminée ou intrinsèque)
  • Risquent davantage d’associer les activités de lecture au seul contexte scolaire
  • Fréquentent peu les bibliothèques, les librairies et les lieux/événements culturels de manière générale

Les études révèlent certains contextes communs à une forte proportion de lecteurs peu engagés, dont :

Difficultés scolaires

Il est reconnu que des difficultés scolaires sont souvent à l’origine d’une faible motivation à lire.

Dévaforisation

Les jeunes vivant en milieu défavorisé présentent généralement moins de motivation à lire et à prendre part aux activités de lecture offertes dans leur milieu.

Cela s’explique notamment par certains facteurs liés à la défavorisation, qui ont une incidence sur le développement des compétences en lecture des enfants et qui sont étroitement liés les uns aux autres :

  • Faible niveau de scolarité des parents

Le niveau de scolarité des parents, et plus spécifiquement celui de la mère, a une influence certaine sur les pratiques de lecture des enfants.

La scolarité des parents dans les familles défavorisées est généralement plus faible que la moyenne. De ce fait, l’environnement familial est moins propice à la stimulation du langage et à la médiation avec le livre et l’écrit avant l’entrée à l’école.

  • Attitudes négatives face à l’école et à la lecture

Les parents ayant des compétences plus limitées en littératie ont souvent développé des attitudes négatives face à l’école et à la lecture, généralement à la suite de mauvaises expériences .

Par conséquent, les enfants de ces familles présentent de fortes probabilités d’adopter des attitudes similaires envers la littératie.


« Plus [leur] scolarité est faible, plus les mères commencent tard à faire de l’ÉLÉ avec les enfants, allant même jusqu’à attendre la scolarisation à la maternelle. »

Julie Myre-Bisaillon, Éveil à la lecture et à l’écriture : réflexions à partir de pratiques probantes et de données récentes 


L’enfant qui n’a pas bénéficié d’une familiarisation précoce avec le livre et qui n’a de rapport à la lecture qu’à l’école est plus à risque de strictement associer la lecture au contexte scolaire. Il sera ainsi moins porté à lire à l’extérieur de ce cadre.

Un autre type de jeune peu motivé à lire : l’adolescent

On observe une diminution des pratiques de lecture à l’adolescence, et ce, sans égard au niveau socioéconomique ou au niveau de compétence en lecture.

Considérant l’importance de la lecture, une intervention est donc à prévoir pour susciter la pratique de la lecture à l’adolescence.


Le saviez-vous ?

Si la lecture de livres de fiction a le plus grand effet sur la compréhension de l’écrit, la lecture de journaux, de revues, de documentaires, etc., peut favoriser le développement d’habitudes de lecture, particulièrement chez les jeunes peu motivés à lire.


 

"En plus d’améliorer leur littératie, W.O.R.D. favorise l’engagement des élèves dans la vie de l’école, à travers la création et les activités parascolaires."

De nombreuses collaborations entre la communauté et l'école visent à susciter le plaisir de lire chez les jeunes montréalais, comme le projet « W.O.R.D. »

 

LA LECTURE… POUR AGIR SUR LES SPÉCIFICITÉS MONTRÉALAISES

La lecture pour réduire le risque de décrochage et briser le cycle de la pauvreté

Les jeunes décrocheurs sont jusqu’à 2X plus nombreux dans les quartiers défavorisés.
Montréal compte la plus forte proportion de quartiers à faible revenu au Canada.

Une situation socioéconomique précaire  accroît le risque d’un enfant de présenter un ou plusieurs facteurs de vulnérabilité pouvant entraver son développement et augmenter la probabilité de décrochage scolaire.

Considérant l’importance de la lecture en tant que déterminant de la persévérance scolaire, il est donc essentiel de favoriser la réalisation d’activités d’éveil à la lecture pour réduire le risque de faible scolarité et de pauvreté.

La lecture pour faciliter l’intégration des familles issues de l’immigration

À Montréal, 62,7 % des élèves inscrits au secteur public sont issus de l’immigration. 

Plusieurs facteurs peuvent fragiliser ces jeunes et mettre en péril leur réussite, dont :

  • Des retards dans la scolarité
  • Une connaissance insuffisante de la langue française
  • Une arrivée en cours de scolarité secondaire
  • Des conditions de vie difficiles

Pour soutenir l’intégration des personnes immigrantes, de nombreuses études démontrent l’importance de s’appuyer sur les acquis réalisés en langue maternelle dans l’apprentissage d’une nouvelle langue.

Pour cette raison, l’offre de livres en langues diverses dans les bibliothèques publiques de Montréal s’avère une façon, pour les parents, de continuer à servir de modèles lecteurs auprès de leurs enfants.

De plus, des activités dans le cadre desquelles des bénévoles font la lecture d’histoires en français aux enfants de familles immigrantes se sont aussi révélées efficaces pour favoriser la pratique de la lecture au sein de ces familles.

"On note l’augmentation des pratiques liées à la littératie ainsi que de la fréquentation de la bibliothèque. "

En 2011, l’évaluation de l’initiative J’apprends à lire à mon enfant a permis d’établir les effets positifs de lectures d’histoires en français réalisées par des bénévoles aux enfants issus de familles immigrantes, Marie Mc Andrew et l’équipe du GRIÉS, La réussite des élèves issus de l’immigration, Les Presses de l’Université de Montréal, 2015

La lecture pour minimiser l’adhésion aux stéréotypes sexuels et favoriser de meilleures chances de réussite pour tous

En 2015 à Montréal, 21 % des garçons et 14,9 % des filles ont décroché avant d’avoir obtenu un premier diplôme.

Minimiser l’adhésion aux stéréotypes sexuels

Les études confirment que les jeunes qui adhèrent aux stéréotypes sexuels sont ceux qui décrochent le plus. Par conséquent, être vigilant à ne pas renforcer les codes de genre chez les enfants permet d’améliorer leurs chances de réussite.

L’un des moyens recommandés en ce sens est de faire prendre conscience des aptitudes développées par les différents jeux, jouets et activités qui sont offerts aux jeunes et de montrer qu’elles sont bénéfiques à toutes et tous, filles ou garçons.

La proposition de livres et d’activités de lecture permettant d’enrayer l’attribution de rôles, de comportements ou de caractéristiques à des personnes en fonction de leur sexe est donc un pas de plus pour réduire l’adhésion aux stéréotypes sexuels et, par conséquent, le risque de décrochage scolaire.

Favoriser les chances de réussite des garçons et des filles

Les études démontrent également que c’est davantage avec les filles que les parents entreprennent des activités quotidiennes de lecture, et de façon plus précoce qu’avec les garçons (souvent dès 4 ans).

Puisque la littératie joue un rôle fondamental dans la réussite éducative des jeunes, il importe donc d’aussi initier les garçons à la lecture dès le plus jeune âge.

 

PISTES D’ACTION PAR GROUPE D’ÂGE

Valoriser la lecture et susciter le plaisir de lire à tous les âges de la vie.

Des habitudes quotidiennes de lecture en famille dès le plus jeune âge, puis tout au long du parcours scolaire en dehors du cadre strictement scolaire, favorisent la motivation autodéterminée à lire pour le plaisir et sont indissociables du développement et du maintien de compétences élevées en littératie tout au long de la vie.

Éveil à la lecture et à l’écriture (0-5 ans)

Sensibiliser les parents à l’importance du langage, des interactions, du plaisir de lire.

  • Parler à l’enfant, dès la naissance, lui chanter des comptines, lui raconter des histoires. Le langage oral est à la base de l’écrit et permet aussi d’interagir avec l’enfant même s’il ne comprend pas les mots.
  • Offrir à l’enfant des livres à sa portée avec des images, des textures, des couleurs vives dès sa première année de vie. Certains livres pour les tout-petits peuvent même être lus dans le bain.
  • Laisser l’enfant manipuler les livres.
  • Lire des histoires à son enfant le plus tôt possible et le plus souvent possible.
  • Mettre quelques livres à la portée de l’enfant (achetés ou empruntés à la bibliothèque).
  • Dès que l’enfant manifeste ses préférences, lui lire les histoires qu’il souhaite se faire lire.
  • Animer la lecture en prenant des voix différentes pour chaque personnage ou en mimant l’action qui se déroule dans l’histoire.
  • Donner l’exemple et lire devant l’enfant. Ne pas attendre qu’il soit couché pour se permettre de lire.
  • Participer aux activités à la bibliothèque de quartier, dans le cadre desquelles plusieurs enfants vont écouter une histoire avec leurs parents (ex. : « l’heure du conte » ou « le conte en pyjama »). Ces activités sont offertes gratuitement et souvent chaque semaine.

 

"Le jeune enfant est amené à pointer des formes géométriques, à porter attention à la signalisation, à se familiariser avec les symboles. Il apprend que ces gribouillis-là ont un sens !"

De nombreuses collaborations entre la communauté et l’école visent à susciter le plaisir de lire chez les jeunes montréalais, comme le projet « Raconte-moi ta famille ».

L’entrée à l’école et premières années du primaire (6-10 ans)
  • Valoriser les progrès de l’enfant en lecture à l’école tout en maintenant le rapport ludique à la lecture.
  • Être à l’affût des difficultés passagères et trouver des moyens de les surmonter. Consulter si les difficultés perdurent.
  • Cultiver l’intérêt pour la lecture dans les périodes de loisirs : continuer à lui lire des histoires, à lui offrir des livres, à lire avec lui ou à côté de lui, l’initier à la fréquentation de la bibliothèque de quartier.
  • L’aider à choisir des livres à la bibliothèque ou à la librairie, se faire aider par le/la bibliothécaire ou le/la libraire.
  • L’encourager à affirmer ses goûts, à diversifier ses champs d’intérêt et à commenter ses lectures.
  • Faire en sorte que les moments consacrés à la lecture ludique soient exempts de jugement (verbal ou non verbal), de règles, d’obligations ou d’objectifs autres que le seul plaisir de lire.
  • Selon ses possibilités, installer un minicoin lecture avec un lieu où ranger les livres, une lampe adéquate, etc.
  • S’informer des activités offertes pour les jeunes de son âge à la bibliothèque de quartier et l’y accompagner.
  • Encourager son autonomie en matière de lecture.
  • Lire pour soi, pour son propre plaisir pendant qu’il joue dans la même pièce.
De la préadolescence à l’entrée dans la vie adulte (10-20 ans)

Le saviez-vous ?
Seulement 10,7 % des jeunes de 10 à 14 ans et 6,3 % des jeunes de 15 à 19 ans étaient abonnés à une bibliothèque en 2013.


  • Proposer aux jeunes des textes variés.
  • Diversifier les activités offertes aux jeunes.
  • Offrir aux jeunes la possibilité de faire des choix et de prendre des responsabilités.
  • Établir des liens entre la lecture et la vie personnelle des jeunes.
  • Inviter les jeunes à s’exprimer dans le cadre d’activités de lecture.
  • Amener les jeunes à travailler ensemble ou à discuter à propos de textes qu’ils ont lus.
  • Présenter des modèles de lecteurs ou d’auteurs inspirants aux jeunes.
  • Encourager les efforts et les réussites des jeunes.
  • Proposer aux jeunes des lectures répondant à leurs intérêts.

 

"La prise en compte de [leurs] besoins, au moment de planifier et d’organiser des activités en lecture, est essentielle, car elle peut favoriser l’engagement et l’implication des adolescents."

Pour connaître des pratiques efficaces, consultez le guide Lire pour le plaisir

Avec les jeunes peu motivés à lire

Si les facteurs motivationnels personnels  demeurent une piste d’action pertinente auprès des lecteurs peu engagés, les difficultés en lecture et le manque de stimulation en dehors du cadre scolaire constituent un défi supplémentaire. Les activités liées à la littératie doivent donc leur permettre de changer leur regard sur la lecture. Il devient alors crucial de :

  • Dissocier l’activité de lecture de toutes références ou attentes à caractère didactique ou pédagogique (déscolariser la lecture).
  • Leur laisser exercer la plus grande liberté de choix possible, y compris celle de ne pas lire ou d’abandonner un livre qui ne leur plaît pas.
  • Les encourager à parler de leurs goûts et de leurs champs d’intérêt afin de mieux guider leurs choix.
  • Les inciter à parler de leurs lectures avec des pairs, ce qui leur permettra de mieux connaître leurs goûts et de partager des découvertes.
  • Proposer des textes ou des ouvrages avec un niveau de défi adapté à leur niveau afin de développer leur confiance.
  • Leur permettre de rencontrer des écrivains, des mentors, des modèles de lecteurs.
  • Faire des liens entre des activités d’expression artistique qu’ils aiment et la lecture/l’écriture.

 

"Les technologies de l’information et des communications (TIC), qui font partie du quotidien des jeunes, sont souvent utilisées dans le cadre de leurs activités de lecture et contribuent au développement de leurs compétences en littératie."

Pour connaître des pratiques efficaces, consultez le guide Lire pour le plaisir

Le plaisir de lire, une priorité d’action à RRM

Le rôle de Réseau réussite Montréal prend différentes formes pour soutenir la pratique de la lecture chez les 0-20 ans et leurs parents :

  • Cibler des pistes d’action prometteuses afin d’encourager le développement et le maintien de pratiques de lecture auprès des 0-20 ans et leurs parents, et plus particulièrement ceux qui proviennent de milieux défavorisés.
  • Assurer la coordination de la mesure ministérielle dédiée à la lecture.
  • Accroître l’offre de services pour les 16-20 ans dans le réseau des bibliothèques de Montréal.
  • Soutenir les instances qui offrent des activités en éveil à la lecture et à l’écriture sur le territoire montréalais.
  • Favoriser les partenariats et les synergies dans le continuum famille-école-communauté sur le plan de la promotion de la lecture pour le plaisir.
  • Renforcer la capacité d’agir des partenaires et acteurs sur le terrain par l’échange de connaissances, la formation et la création de lieux de discussion.

Quelques exemples de projets locaux en lecture

RRM soutient plusieurs projets concertés dans les communautés montréalaises; voici quelques exemples illustrant comment nos partenaires locaux travaillent à favoriser la pratique de la lecture :

 


OUTILS ET DOCUMENTATION

Outils
Atelier
Documentation

 

"Les jeunes lecteurs du 21e siècle"

De quoi parle-t-on au juste quand on évoque les compétences en littératie ? Comment la technologie affecte-elle la lecture chez les jeunes? Comment notre propre rapport à la lecture influence-t-il nos façons de motiver les jeunes à lire ? Comment est perçue la lecture par cette grande proportion de jeunes qui n’ont ni le français ni l’anglais comme langue maternelle ? .., voici quelques-unes des questions qui ont été discutées à la conférence de RRM sur la lecture. Consultez la page de l'événement pour accéder aux présentations !

 


 

Pour davantage d’information sur la lecture et ce dossier à RRM, communiquez avec :

Maryse Perreault, agente de liaison et développement ‒ dossier lecture
514 286-2346, poste 204

 

1 – « L’éveil à la lecture et à l’écriture est défini comme les acquisitions liées à la lecture et à l’écriture (connaissances, habiletés, attitudes) que l’enfant âgé de 0 à 6 ans effectue naturellement dans son milieu de vie sans enseignement formel et avant de pouvoir lire de manière conventionnelle ». (Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Le plaisir de lire et d’écrire, ça commence bien avant l’école, Cahier de mise en œuvre 2003-2007, Gouvernement du Québec, 2003, p. 4.)

Documentation