Décrochage scolaire

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Décrochage scolaire

En 2014, 18,1 % des jeunes montréalais ont décroché avant d’avoir obtenu un premier diplôme.

Pages connexes

Définition | Indicateur du décrochage scolaire | Décrochage scolaire en baisse à Montréal | Évolution du taux de décrochage | Coûts et conséquences du décrochage | Typologie des décrocheurs

*Dernière mise à jour: 27 septembre 2017

Définition du décrochage scolaire

Le décrochage scolaire désigne le fait d´abandonner un parcours scolaire avant l’obtention d’un premier diplôme (diplôme d’études secondaires [DES], d’études professionnelles [DEP] ou encore d’une qualification [certificat de formation en métiers semi-spécialisés ou certificat de formation en préparation au marché du travail]).

Le décrochage scolaire est un phénomène complexe et multifactoriel qui ne survient pas du jour au lendemain. Le parcours scolaire du jeune subit constamment les influences d’un certain nombre d’éléments, appelés « déterminants de la persévérance scolaire ». Lorsque ces éléments exercent une influence négative, on parle de facteurs de risque, qui augmentent la probabilité d’un parcours scolaire plus difficile, pouvant mener au décrochage. Voici quelques exemples de ces déterminants : la motivation et l’engagement, l’estime de soi, l’encadrement parental, le climat scolaire et les ressources du milieu.

Indicateur du décrochage scolaire : le taux de sorties sans diplôme ni qualification

Au Québec, pour quantifier le décrochage scolaire, on utilise le taux de sorties sans diplôme ni qualification, parmi les élèves sortants en formation générale des jeunes, au cours d’une année donnée. Ce taux est calculé annuellement par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES).

Un décrocheur, appelé aussi « sortant sans diplôme », est un élève de la 1re à la 5e secondaire qui était inscrit dans le réseau scolaire québécois en formation générale des jeunes au 30 septembre d’une année, mais qui ne se retrouve dans aucun établissement du secteur jeunes, de la formation générale des adultes ou de la formation professionnelle du Québec au moment du suivi qui se fait près de 2 ans plus tard.

Taux de sorties sans diplôme ni qualification = Élèves sortants sans diplôme, ni qualification/Ensemble des élèves sortants du secondaire, en formation générale des jeunes

Quelques précisions :
  • Sauf indication contraire, l’indicateur utilisé sur l’ensemble du site est le taux de décrochage pour le secteur public, car c’est sur la base des paramètres du secteur public qu’ont été fixées les cibles ministérielles de diplomation.
  • Note : À cause de différences méthodologiques, il est impossible d’obtenir le taux de décrochage par la formule suivante : 100 % – (taux de diplomation) = taux de décrochage.

100 % – (taux de diplomation) = taux de décrochage

Pour le détail et des renseignements supplémentaires sur le taux de sorties sans diplôme, consultez le site Internet du MEES.

Le taux de décrochage scolaire : en baisse à Montréal

Depuis quelques années, le taux de décrochage scolaire est en baisse à Montréal : de 24,6 % en 2009, il passe à 18,1 % en 2014. Malgré cette amélioration notable, en 2014, pas moins de 2 164 jeunes ont quitté les bancs d’école avant d’avoir obtenu un premier diplôme. La prise en compte du contexte particulier de Montréal offre un éclairage nécessaire à la compréhension de ces données.

 

Évolution du taux de décrochage

Moins de jeunes décrochent

(Source : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Direction des statistiques et de l’information décisionnelle, portail informationnel, système Charlemagne, données de novembre 2010 et novembre 2015)

Le décrochage scolaire : des coûts et des conséquences

Le décrochage scolaire a des répercussions considérables, autant sur le décrocheur que sur la collectivité. Selon le rapport Savoir pour pouvoir (2009), du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec, « le décrochage des 28 000 jeunes par cohorte représente pour le gouvernement un manque à gagner de 1,9 milliard de dollars, en valeur actualisée. Ce manque à gagner est constitué de taxes et d’impôts non perçus ainsi que de dépenses sociales additionnelles généralement associées à un décrocheur sur la durée de sa vie. »  En outre, si on les compare aux personnes diplômées, les personnes non diplômées participent moins à la vie citoyenne (participent moins aux élections, font moins de bénévolat, offrent moins de dons de sang, etc.).

Le décrochage pénalise également les personnes sur le plan individuel. En effet, les personnes non diplômées ont un revenu annuel moyen inférieur ainsi qu’un taux de chômage moyen plus élevé, un risque de souffrir de la dépression plus élevé et leur espérance de vie est plus courte.

RRM_Infographiques Site Web_1 RRM_Infographiques Site Web_2   RRM_Infographiques Site Web_5 Décrochage - risque de dépression 

Infographique - participation aux élections selon le niveau de diplomation
(Source: Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec, Savoir pour pouvoir : entreprendre un chantier national pour la persévérance scolaire, rapport, Montréal, 2009.)

Ces décrocheurs, qui sont-ils?

Les décrocheurs scolaires présentent des caractéristiques très hétérogènes. Ainsi, Janosz et coll. (2006) signalent que les décrocheurs se distinguent sur différentes caractéristiques et forment quatre types distincts : les discrets, les inadaptés, les désengagés et les sous-performants.

Types de décrocheurs

 

 

Quelques données essentielles en persévérance scolaire

  • 78,1 %

    des élèves montréalais obtiennent un premier diplôme.

    Une amélioration de 10,4 % depuis 2009.

  • 18,1 %

    des jeunes montréalais décrochent avant d’avoir obtenu un premier diplôme.

    Une amélioration de 6,5 % depuis 2009.

  • 25 %

    des décrocheurs québécois sont à Montréal.

    Cela représente 2 164 jeunes montréalais qui ont quitté l’école sans diplôme en 2014.

  • 28,9 %

    des enfants de la maternelle à Montréal sont vulnérables dans au moins un domaine de développement.

    Il s’agit d’une proportion supérieure à la moyenne québécoise de 25,6 %.

  • Près de
    84%

    des élèves québécois du primaire qui vivent dans les pires conditions de défavorisation habitent à Montréal.

    En moyenne, 25 245 familles montréalaises avec enfant de moins de 18 ans habitent une zone de défavorisation importante.

Cible ministérielle de diplomation pour 2020

77 %

Cible pour la région de Montréal, avant l’âge de 20 ans