Conciliation études-travail

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À Montréal, 27 % des élèves travaillent durant l’année scolaire.*

Bien qu’il soit reconnu qu’un emploi étudiant présente plusieurs avantages, un trop grand nombre d’heures de travail peut nuire à la persévérance scolaire des élèves. L’enjeu de la conciliation études-travail est donc des plus importants dans la réduction des risques d’abandon scolaire.

La CET | Avantages et inconvénients | Les jeunes sur le marché du travail | Le Québec en action | Le rôle de RRM | Le programme Équi T-É Montréal | Comment agir | Enquête : les élèves au secondaire et le travail

La conciliation études-travail (CET)

Travailler durant les études peut être bénéfique pour la réussite et la persévérance scolaires d’un jeune. La conciliation études-travail est l’équilibre à trouver entre les études et le travail et les conditions nécessaires à mettre en place pour des effets positifs chez le jeune, qui doit prioriser sa réussite scolaire.

Des recherches démontrent que :

  • Un jeune réussit mieux à l’école avec un emploi de moins de 15 heures par semaine que sans emploi.
  • Un jeune réussit moins bien lorsqu’il travaille plus de 15 heures par semaine.
  • L’effet négatif sur la réussite scolaire augmente encore à plus de 30 heures de travail par semaine.

La documentation du cumul des activités hebdomadaires des jeunes (cours, travaux scolaires, travail rémunéré, etc.) révèle que certains jeunes qui consacrent plus de 20 heures hebdomadaires au travail rémunéré cumulent plus de 60 heures d’activités par semaine.

Pour informer davantage sur la situation montréalaise, RRM a produit le dossier Enquête : les élèves au secondaire et le travail.

Avantages et inconvénients

Pour un élève, occuper un emploi tout en étudiant comporte de nombreux avantages. Toutefois, ne pas respecter l’équilibre entre le travail et les études pourrait avoir des répercussions négatives sur sa réussite scolaire et sur sa vie personnelle.

Avantages

  • Se familiariser avec le marché du travail et ses exigences
  • Connaître ses intérêts professionnels
  • Acquérir des compétences et des connaissances
  • Développer son sens des responsabilités et son autonomie
  • Accroître son autonomie financière
  • Obtenir valorisation et reconnaissance

Inconvénients

  • Moins de temps pour les études
  • Retards et absentéisme
  • Hausse du stress et de la fatigue
  • Baisse de concentration et de motivation à l’école
  • Hausse des mauvaises habitudes alimentaires, de la consommation de cigarettes, d’alcool et de drogues

Les jeunes sur le marché du travail

La présence des jeunes sur le marché du travail comble des besoins de main-d’œuvre importants. Le phénomène de l’emploi étudiant est présent à Montréal comme partout au Québec.

Les plus récents résultats sont disponibles dans le dossier Enquête : les élèves au secondaire et le travail. Ce projet a été mené par le Centre ÉCOBES pour le compte de RRM en collaboration avec les trois commissions scolaires francophones de l’île de Montréal.

Montréal

  • En 2010-2011, 30 % des élèves au secondaire occupent un emploi durant leurs études. Cette conciliation augmente à 41 % chez les élèves de 5e secondaire
  • En 2010-2011, 32 % des filles au secondaire travaillent contre 28 % des garçons
  • En 2010-2011, 12 % des élèves en emploi travaillent 16 heures ou plus par semaine, soit 13 % chez les garçons contre 10 % chez les filles


Québec

  • En 2011, 42 % des 15-24 ans aux études à temps plein occupent un emploi et ils détiennent le record canadien du plus grand nombre d’heures de travail par semaine (14,7 h/semaine)
  • En 2011, plus de la moitié des élèves et des étudiants de 15-24 ans travaillent dans les secteurs Commerce de détail (32,5 %) et Hébergement et restauration (20,7%). On recense 13 622 entreprises dans ces deux secteurs combinés sur l’île de Montréal en 2014. Il s’agit donc d’un bassin important d’employeurs à sensibiliser à l’importance de la conciliation études-travail.
  • En 2013, 41 % des filles de 15-19 ans étudiant à temps plein travaillent contre 31 % des garçons
  • 17,3 % des garçons du secondaire ayant un emploi étudiant travaillent 16 heures ou plus par semaine contre 11,2 % des filles
  • En 2011, 43 % des jeunes du secondaire occupent un emploi pendant leurs études. Parmi eux, 14 % travaillent 16 heures et plus par semaine.

 

Le Québec en action

Les Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec (IRC) se préoccupent depuis plusieurs années de la conciliation études-travail. Un chantier de travail dans lequel Réseau réussite Montréal est investi y est consacré. Ce chantier a réalisé plusieurs travaux et produit des outils en CET :

Le rôle de RRM

Le rôle de Réseau réussite Montréal prend différentes formes pour soutenir les milieux et agir en conciliation études-travail :

  • Mobiliser et outiller les acteurs montréalais sur les enjeux liés au fait de travailler durant les études
  • Diffuser de l’information sur la conciliation études-travail
  • Documenter la réalité montréalaise sur les habitudes de travail des jeunes
  • Participer aux travaux du chantier de conciliation études-travail du Réseau des Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec

Le programme Équi T-É Montréal

Inspiré de l’approche conçue par les Partenaires pour la réussite éducative des Laurentides (PREL), le programme Équi T-É mobilise et engage le milieu des affaires dans la conciliation études-travail de leurs employés élèves. Également, il sensibilise les jeunes aux enjeux liés à la conciliation études-travail et soutient particulièrement ceux en emploi durant leurs études.

2009 : implantation du programme à l’école secondaire Monseigneur-Richard en partenariat avec le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) de Verdun.

2010 : déploiement du programme dans les arrondissements de Lachine, LaSalle, Saint-Laurent et Verdun ainsi que dans tout l’ouest de l’île de Montréal.

2011-2015 : RRM s’est rapidement engagé dans la conciliation études-travail en soutenant la régionalisation du programme Équi T-É à Montréal avec l’appui de nombreux partenaires :

2015 : le volet de sensibilisation des entreprises dans le programme Équi T-É Montréal a pris fin en juin 2015.

 

Pistes d’action

Plusieurs gestes simples peuvent être posés par des adultes signifiants ou par les jeunes eux-mêmes pour améliorer la conciliation études-travail de ceux-ci. En voici quelques exemples :

Comme employeur

  • Offrir un horaire de 20 heures/semaine au maximum durant l’année scolaire
  • Exclure le quart de travail de nuit
  • Offrir un maximum de deux quarts de travail se terminant au plus tard à 22h si le jeune a un cours le lendemain
  • Faire preuve de souplesse dans les horaires de travail pendant les périodes de fin d’étape et d’examen
  • Valoriser les études en encourageant le jeune et en s’informant de son cheminement scolaire
  • Demeurer informé des bonnes pratiques en ce qui a trait à l’embauche des jeunes

Comme parent ou intervenant

  • S’informer du travail qu’occupe l’élève et du nombre d’heures qui y sont consacrées
  • Observer des signes et changements dans sa vie personnelle et sa santé
  • Sensibiliser l’élève à l’importance de se fixer des limites
  • Soutenir l’élève dans ses choix de vie équilibrés

Comme élève

  • Être à l’écoute de signes comme du stress, de la fatigue, des retards et des absences répétées à l’école
  • Fixer ses limites selon ses capacités pour un équilibre entre les études et le travail
  • Demander à son employeur des conditions de travail qui facilitent les études ou choisir un emploi étudiant qui le permet
  • Solliciter l’aide d’un proche ou d’un intervenant quand le travail nuit aux études
Notes

*Élèves de 4e et 5e secondaires des commissions scolaires francophones de l’île de Montréal.

Documentation | Nouvelles | Événements

Pour la mise en œuvre de cette action, Réseau réussite Montréal reçoit l’appui du partenaire suivant

  • Forum jeunesse de l'île de Montréal

Quelques données essentielles en persévérance scolaire

  • 78,1 %

    des élèves montréalais obtiennent un premier diplôme.

    Une amélioration de 10,4 % depuis 2009.

  • 18,1 %

    des jeunes montréalais décrochent avant d’avoir obtenu un premier diplôme.

    Une amélioration de 6,5 % depuis 2009.

  • 25 %

    des décrocheurs québécois sont à Montréal.

    Cela représente 2 164 jeunes montréalais qui ont quitté l’école sans diplôme en 2014.

  • 28,9 %

    des enfants de la maternelle à Montréal sont vulnérables dans au moins un domaine de développement.

    Il s’agit d’une proportion supérieure à la moyenne québécoise de 25,6 %.

  • Près de
    84%

    des élèves québécois du primaire qui vivent dans les pires conditions de défavorisation habitent à Montréal.

    En moyenne, 25 245 familles montréalaises avec enfant de moins de 18 ans habitent une zone de défavorisation importante.

Cible ministérielle de diplomation pour 2020

77 %

Cible pour la région de Montréal, avant l’âge de 20 ans