Travailler durant les études peut être bénéfique pour les jeunes. Toutefois, une conciliation études-travail difficile peut poser un risque important à la réussite éducative.
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Publié le 13 février 2023 | Dernière mise à jour : 13 octobre 2026
Définition | Le lien avec la réussite éducative | Les retombées du travail chez les jeunes | Des facteurs de risque qui peuvent affecter la CET| L’attrait du marché du travail | Pourquoi les jeunes travaillent | Portrait du travail chez les jeunes | La législation actuelle | Un accès plus difficile au marché du travail
Pistes d’actions | Ressources | Remerciements | Sources | Notes
La conciliation études-travail en quelques mots

Fiche thématique sur la conciliation études-travail (Français | Anglais)

Des outils pour mieux comprendre le travail des jeunes pendant leurs études !
Jeconcilie.com
Un outil pour aider les jeunes en emploi à atteindre l’équilibre entre leurs études, leur travail et leur vie personnelle
La conciliation études-travail : définition 
La conciliation études-travail (CET) fait à la fois référence :
- À l’équilibre à trouver entre les responsabilités liées au parcours scolaire et le temps consacré à un emploi rémunéré ainsi qu’aux autres sphères de la vie des élèves ou des étudiant·es
- Aux conditions nécessaires à mettre en place pour favoriser des effets positifs chez les jeunes en emploi, qui doivent prioriser leurs études
La conciliation études-travail : la clé de la réussite des élèves et des étudiant·es en emploi
Bien qu’il soit reconnu qu’un emploi durant les études compte plusieurs avantages, si certaines conditions ne sont pas respectées, le cumul des études et du travail peut avoir d’importantes conséquences négatives sur la réussite éducative et la santé des jeunes.
Un enjeu d’une importance grandissante
Non seulement les jeunes sont-ils de plus en plus nombreux à travailler à la fin du secondaire, ils y consacrent aussi plus d’heures qu’auparavant durant l’année scolaire. De plus, le travail prend une ampleur croissante plus ils avancent dans leur scolarité, du secondaire jusqu’à l’université.
La CET occupe donc une place importante dans leur parcours et il devient important de s’intéresser à cet enjeu pour réduire les risques d’abandon scolaire au profit d’un emploi.
Les retombées du travail chez les jeunes
Les bénéfices et conséquences associés au travail chez les jeunes peuvent varier en fonction des facteurs personnels et des conditions liées au travail.
Les bénéfices
De façon générale, les études montrent que les jeunes avec un travail de moins de 15 heures réussiraient mieux à l’école : ils auraient de meilleurs résultats scolaires et décrocheraient moins que les jeunes qui ne travaillent pas.

Travailler durant leurs études peut également permettre aux jeunes de :
- Se familiariser avec le marché du travail et ses exigences
- Découvrir des passions ainsi que les métiers professionnels
- Acquérir des compétences et des connaissances
- Développer leur sens des responsabilités, leur autonomie et leur confiance en soi
- Accroitre leur autonomie financière
- Obtenir une valorisation et une reconnaissance
Pour davantage d’information, consultez la fiche du Réseau québécois pour la réussite éducative sur les bénéfices et inconvénients du travail pendant les études.
Par ailleurs, travailler à une intensité raisonnable à l’adolescence présenterait également des bienfaits pour la santé mentale :
- La structure du travail permettrait de réduire le stress en contribuant au développement de la capacité à gérer son temps
- Le travail pourrait faciliter l’orientation postsecondaire en favorisant le développement identitaire et l’exploration des intérêts professionnels
- Le travail pourrait favoriser la résilience à l’âge adulte en permettant aux jeunes de développer de nouvelles compétences, de les mettre efficacement en pratique et d’apprendre à composer avec des situations stressantes
Les inconvénients
Le travail peut aussi comporter des inconvénients, notamment lorsqu’il entraine des enjeux de conciliation avec les autres sphères de vie, en particulier l’école. Ces enjeux sont plus susceptibles de survenir lorsque les jeunes travaillent de longues heures, les soirs précédant un jour d’école ou lorsque leur emploi comporte plusieurs contraintes.
Des répercussions sur les études
Les jeunes qui rapportent des défis de conciliation études-travail sont plus susceptibles d’avoir moins de temps à consacrer aux études, d’être en retard à l’école et de s’absenter. Ultimement, ils sont plus à risque d’une diminution du rendement scolaire, de désengagement scolaire et de décrochage.
En ce sens, les jeunes du secondaire qui travaillent de longues heures durant l’année scolaire seraient 54 % plus enclins à décrocher que les jeunes qui travaillent un nombre d’heures limité[1].
De plus, comparativement aux jeunes qui rapportent une conciliation plus aisée, ceux qui ont de la difficulté à conjuguer les études et le travail[2] :
- Sont 3 fois plus nombreux à avoir pensé à abandonner leurs études (21 % comparativement à 8 %)
- Sont 1,5 fois plus nombreux à vivre un désengagement scolaire (21 % contre 14 %)
Des répercussions sur la santé
La recherche indique que, dans certaines situations, le fait d’avoir un emploi durant ses études peut avoir des effets négatifs sur la santé.
Santé mentale
À partir d’un certain seuil d’heures hebdomadaires (11 heures pour les filles et 16 heures pour les garçons), le travail durant les études peut contribuer à augmenter la détresse psychologique, la dépression et l‘anxiété. La qualité du travail et de l’environnement pourrait également avoir une incidence sur la santé mentale, les expériences négatives (ex. : surcharge de travail, attentes élevées du superviseur) pouvant favoriser une humeur dépressive et diminuer la confiance des jeunes en leur capacité à réussir des tâches.
Sommeil
Les exigences de la conciliation études-travail font en sorte que les jeunes du secondaire en emploi dorment en moyenne 3 heures de moins par semaine que les élèves qui ne travaillent pas. Par exemple, les jeunes qui travaillent davantage doivent réorganiser leur horaire afin d’intégrer plus d’heures de travail, laissant ainsi moins de place au sommeil.
Consommation de substances
Un plus grand nombre d’heures hebdomadaires de travail est associé à une hausse de la consommation de cigarettes, d’alcool, de drogues et de médicaments, augmentant ainsi le risque de décrochage scolaire. L’usage de substances psychoactives pourrait notamment augmenter à 30 % chez les jeunes qui travaillent 21 heures et plus par semaine[3].
Accidents de travail
Comparativement aux travailleurs plus âgés, les jeunes occupent davantage des emplois qui comportent plus de risques de blessures au travail. À titre d’exemple, les jeunes de 15-24 ans sont les plus exposés à un niveau élevé de contraintes physiques (34 % comparativement à environ 20 % pour les travailleurs de 25 ans et plus[4]). De 2018 à 2023, en moyenne 12 000 jeunes québécois de 24 ans et moins ont été blessés au travail chaque année[5]. Par ailleurs, la proportion d’élèves québécois du secondaire ayant subi une blessure au travail a augmenté, passant de 19 % en 2016-2017 à 27 % en 2022-2023[6].
La surreprésentation des jeunes dans les statistiques d’accidents du travail est notamment associée à :
- Des demandes physiques élevées (ex. : soulever des charges lourdes, faire des mouvements répétitifs, etc.)
- Des demandes psychologiques élevées
- Un soutien social insuffisant de la part de l’employeur
- Un manque de formation en santé et sécurité au travail
Selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2022-2023, 28,9 % des élèves québécois qui travaillent n’ont reçu aucune consigne de sécurité dans le cadre de leur emploi[7].
Il importe de souligner qu’un accident de travail chez un jeune pourrait avoir des répercussions négatives à court et à long terme, tant sur le plan physique que mental.
Le travail chez les jeunes peut être perçu de trois façons : une ressource, un risque ou un signal. Cela dépend de l’angle avec lequel on s’y attarde. Consultez notre fiche pour en apprendre davantage.
Des facteurs de risque qui peuvent affecter la conciliation études-travail
Facteurs liés à l’emploi : Le nombre d’heures travaillées | Les contraintes liées au travail | Les raisons d’occuper un emploi
Facteurs personnels : Être à risque de décrochage scolaire | Être une fille | Être issu·e de milieux défavorisés | Être issu·e de l’immigration | Avoir des enfants à charge | Être aux études postsecondaires
Facteurs liés à l’emploi
Le nombre d’heures travaillées
Plus le nombre d’heures de travail hebdomadaire augmente, plus les jeunes sont à risque d’avoir de la difficulté à concilier les études et le travail.
Bien qu’il n’y ait pas de consensus clair parmi les recherches qui se sont intéressées au nombre d’heures, des effets négatifs ont été observés à partir de 15 heures par semaine et les conséquences deviennent nettement plus nuisibles à partir de 20 heures. Cela corrobore ce qui est constaté dans le cadre de mesures d’accompagnement implantées au Québec depuis deux décennies.
Cela dit, les études démontrent que le nombre d’heures travaillées doit varier en fonction :
- De l’âge et du sexe du jeune
- De la période de l’année (période d’examens, de remise de travaux, de relâche scolaire)
- De l’ordre d’enseignement (secondaire, formation professionnelle, cégep ou université)
- Des contraintes liées au travail (fatigue, stress, manque d’énergie, horaire, mauvaises relations, pressions du milieu, contraintes physiques, etc.)
Le cumul d’activités :
En combinant le nombre d’heures de cours, de travaux scolaires et de travail rémunéré, ÉCOBES estime que 72 % des élèves qui occupent un emploi cumulent plus de 40 heures productives par semaine (comparativement à 25 % des élèves sans emploi)[8], ce qui est comparable à l’horaire de travail d’un adulte. Cela est sans compter le temps alloué aux activités sociales et parascolaires, qui sont des sphères importantes pour le développement des jeunes.
Il importe de souligner que « combiner études et emploi ne signifie pas uniquement substituer une portion des heures d’études par des heures de travail, ou vice-versa, mais oblige surtout à une réorganisation des activités du quotidien de manière à aménager un nouvel horaire, lequel laissera moins de place à la récupération par le sommeil[9]».
Les contraintes liées au travail
Plus le nombre de contraintes est élevé, plus le risque d’effets négatifs augmente.
Les contraintes que vit le jeune au travail peuvent influer négativement sur ses études et sa santé. Ces contraintes peuvent être de nature physique, relationnelle ou être associées à l’horaire et à l’organisation du travail.
Quelques exemples :
Vivre des situations tendues auprès des client·es ou des collègues
Travailler debout de longues heures, devoir faire des mouvements répétitifs ou manipuler des charges lourdes
Travailler de soir ou de nuit
Avoir une charge de travail élevée ou un rythme de travail soutenu

Avoir des responsabilités importantes (ex. : supervision d’employé·es, fermeture du commerce)
Pour davantage d’information, consultez la fiche du Réseau québécois pour la réussite éducative sur les contraintes en emploi.
« Un jeune qui travaille 6 heures par semaine, dans des conditions stressantes ou qui comportent des risques physiques élevés, vivra plus d’impacts négatifs qu’un jeune qui travaille 15 heures par semaine dans de bonnes conditions[10]. »
Réseau québécois pour la réussite éducative, Savoir concilier études et travail
Les raisons d’occuper un emploi
Travailler par obligation peut engendrer des risques.
Les jeunes qui doivent travailler pour assumer des responsabilités financières ou pour payer leurs études sont plus nombreux à rapporter des défis de conciliation études-travail que ceux qui travaillent par choix (ex. : pour avoir un pouvoir d’achat ou pour économiser). De même, les personnes qui ont des enfants à charge présentent plus fréquemment une conciliation études-travail difficile que les autres jeunes.
Facteurs personnels
Être à risque de décrochage scolaire
Les jeunes considérés comme à risque, notamment en raison de difficultés et de retards scolaires, de désengagement, de problèmes de comportement, de consommation de substances, etc., sont plus susceptibles de travailler un grand nombre d’heures.
Être une fille
Les filles sont plus nombreuses que les garçons à présenter une conciliation études-travail difficile et rapportent davantage de fatigue et de détresse psychologique (alors que le désengagement comportemental est plus marqué chez les garçons).
Être issu·e de milieux défavorisés
Les jeunes issus de milieux défavorisés sont plus susceptibles de consacrer un plus grand nombre d’heures au travail. Au cégep et à l’université, ils « […] doivent plus souvent travailler pour subvenir à leurs besoins et payer leurs frais de scolarité[11]».
Signalons que, déjà en 2015, 27,3 % des élèves montréalais travaillant durant leurs études le faisait pour aider leur famille[12]. En cette période marquée par une forte inflation, cette réalité pourrait s’étendre à un plus grand nombre d’élèves et précariser leur équilibre études-travail.
Être issu·e de l’immigration[13]
Même si, selon leur statut générationnel, ils sont moins nombreux à travailler ou présentent une proportion similaire à celle des élèves nés au Canada, les jeunes issus de l’immigration qui occupent un emploi travaillent un plus grand nombre d’heures par semaine[14].
Avoir des enfants à charge
Les jeunes qui doivent conjuguer les études, le travail et les responsabilités familiales sont plus nombreux à rapporter une conciliation difficile et pensent plus souvent à abandonner leurs études. De façon plus précise, ils travaillent généralement un plus grand nombre d’heures, rapportent subir une plus grande demande psychologique et travaillent plus fréquemment dans des secteurs qui sont moins flexibles sur le plan de l’horaire.
Être aux études postsecondaires
Les étudiant·es au cégep et à l’université travaillent généralement un plus grand nombre d’heures, tout en devant composer avec des exigences scolaires plus élevées. Pour ces raisons, entre autres, plusieurs d’entre eux rapportent vivre une conciliation études-travail particulièrement difficile. À cet égard, les étudiant·es qui travaillent plus de 24 h par semaine seraient moins susceptibles de compléter leurs études.
Le risque particulier de l’attrait du marché du travail
La présence des jeunes sur le marché du travail comble des besoins en main-d’œuvre dans plusieurs secteurs. Toutefois, lorsque ces jeunes quittent l’école sans diplomation pour travailler à temps plein, le marché de l’emploi et la société québécoise se privent d’une main-d’œuvre qualifiée et formée selon des critères de réussite établis.
Il demeure donc important de sensibiliser les jeunes aux enjeux de conciliation études-travail dans un contexte où certains d’entre eux peuvent être tentés de privilégier le travail au détriment de leurs études.
En ce sens, les jeunes qui travaillent un plus grand nombre d’heures et qui sont satisfaits de leur emploi peuvent être plus susceptibles de se désengager de l’école et d’augmenter leur nombre d’heures travaillées par semaine.
L’attrait du travail peut également être renforcé par les salaires de plus en plus élevés, qui peuvent paraitre particulièrement intéressants pour certains jeunes, notamment ceux en difficulté scolaire, ceux vivant de la précarité ou ceux cheminant dans un parcours de formation près du marché du travail.
À ce sujet, 15 % des raccrocheur·euses interrogés dans le cadre d’un sondage réalisé auprès de 650 élèves et étudiant·es de Montréal ont mentionné avoir arrêté leurs études secondaires après avoir obtenu un emploi « assez intéressant » ou un salaire suffisamment élevé[15].
Ce sondage a également permis d’établir qu’en 2019, 22 % des élèves du secondaire considéreraient décrocher s’ils recevaient un salaire entre 13 $ et 39 $[16].
La proportion de jeunes qui se disent prêts à abandonner leurs études si une offre d’emploi bien rémunéré leur était proposée varie considérablement selon l’ordre d’enseignement[17] :
- Formation générale des jeunes : 45 %
- Formation professionnelle : 30 %
- Formation générale des adultes : 69 %
- Cégep préuniversitaire : 47 %
- Cégep technique : 49 %
À cela s’ajoute la disparition anticipée des emplois de près de 40 % des travailleur·euses sans diplôme[19]. En effet, selon les prévisions du marché du travail, les emplois qui exigent peu de qualifications sont les plus à risque d’être automatisés dans les prochaines années.
Ainsi, les jeunes qui auront choisi ces postes demandant peu de qualifications au détriment de leurs études risquent de ne pas avoir les compétences pour se réorienter et pourraient éprouver des difficultés lorsque le contexte d’emploi évoluera.
Pourquoi les jeunes travaillent-ils ?
Les raisons évoquées pour occuper un emploi diffèrent selon l’âge et l’ordre d’enseignement.
Une récente recension des écrits sur les jeunes et le travail permet de constater que les élèves et les étudiant·es travaillent avant tout pour des raisons financières, mais aussi pour des motivations professionnelles, personnelles et familiales, avec des différences selon l’ordre d’enseignement : les jeunes du secondaire travaillent surtout pour épargner, tandis que ceux du postsecondaire visent à couvrir leurs frais de subsistance, leur autonomie résidentielle et leurs frais de scolarité.
De façon générale, les jeunes travaillent pour :
- Payer leurs dépenses personnelles
- Épargner en vue de leurs études futures
- Accumuler de l’expérience de travail
- Développer des compétences professionnelles
- Faire des économies
- Accroitre leur autonomie
- Financer leurs études
- Assumer leurs frais de subsistance
- Financer une activité scolaire
- Aider leurs parents
Les raisons qui poussent à travailler varient également selon le genre, les filles étant plus nombreuses que les garçons à rapporter vouloir travailler pour acquérir de l’expérience, développer leur sens des responsabilités et accroitre leur autonomie.
Une bonne perception du travail
Certaines données témoignent de la perception positive que les jeunes et leur famille ont du travail. À titre d’exemple :
- Pour 43 % des élèves du secondaire, travailler est aussi important qu’étudier[20]
- 90 % des élèves du secondaire en emploi affirment que le travail ne nuit pas à leurs études[21]
- Parmi les jeunes de 15 ans occupant un emploi durant l’année scolaire, le quart rapportent y avoir été encouragés par leurs parents[22]
- Parmi les jeunes de 15 ans sans emploi, la moitié indiquent vouloir travailler[23]
Portrait du travail chez les jeunes
Les jeunes sur le marché du travail
Au Québec :
- Le taux d’emploi des jeunes de 15 à 19 ans est passé de 35,5 % en 1976 à 47,7 % en 2025[24]
- 51 % des élèves du secondaire sont en emploi en 2022-2023[25]. Parmi ceux-ci :
- 53 % sont des filles et 48 % des garçons
- 61 % travaillent moins de 11 h | 20 % de 11 à 15 heures | 18 % 16 heures ou plus
- La proportion d’élèves et d’étudiant·es de 15 à 19 ans qui travaillent 15 heures et plus est passée de 35 % dans les années 80 à 45 % dans les années 2000[26]
- Spécifiquement chez les élèves du secondaire, la proportion de jeunes travaillant 11 heures ou plus par semaine est passée de 23,7 % à 38,6 % entre 2016-2017 et 2022-2023[27]
- Au secondaire, le nombre d’heures travaillées croit au fil du parcours[28] :
- Élèves travaillant 11 h ou plus – 1re secondaire : 11 % | 5e secondaire : 59 %
- Élèves travaillant 16 h ou plus – 1re secondaire : 5 % | 5e secondaire : 29 %
- Dans une étude de 2019, plus des trois quarts des élèves sondés à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes indiquent consacrer 15 heures ou plus au travail par semaine[29]
- Au cégep, 40 % des 17 ans et moins et 52,2 % des 18-19 ans travaillent plus de 16 h par semaine[30]
- Les jeunes travaillent principalement dans les secteurs du commerce (27,5 %), de l’hébergement et des services de restauration (15 %), des soins de santé et de l’assistance sociale (10 %) et de la fabrication (9 %) [31]
- Les emplois occupés par les jeunes « sont reconnus pour leur haut taux de roulement du personnel, leur faible rémunération et le peu de protection sociale offerte [32]»
| Ce survol de la conciliation études-travail des élèves montréalais est majoritairement basé sur les données de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2022-2023, traitées par la Direction régionale de santé publique de Montréal et ÉCOBES — Recherche et transfert.
Il importe de noter que ces données ont été recueillies avant l’adoption de la Loi sur l’encadrement du travail des enfants en 2023; elles ne reflètent donc pas les effets potentiels de cette législation. |
Selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2022-2023[33], il est estimé que :
- 35 % des élèves du secondaire travaillent durant leurs études. Ils sont moins nombreux en proportion à travailler que les jeunes dans le reste du Québec (55 %)
- La proportion de filles occupant un emploi durant leurs études (38 %) est supérieure à celle des garçons (33 %)
- Les garçons qui ont un emploi consacrent un plus grand nombre d’heures hebdomadaires au travail que les filles (32,4 % travaillent 11 h ou plus, comparativement à 29,9 % chez les filles)
- La nature de l’emploi diffère selon le sexe : les filles sont plus nombreuses à occuper des emplois qui comportent de la tenue de caisse, de la vente, du service en restauration, etc. Les garçons sont plus nombreux à être exposés à des contraintes physiques et occupent plus souvent des postes comme l’entretien, l’aménagement paysager, la fabrication ou la réparation d’objets ou de machines, la manutention, l’expédition, etc.
- Les élèves dont aucun parent n’est né au Canada sont moins nombreux à occuper un emploi (30 %), comparativement à ceux dont les deux parents sont nés au Canada (45 %)
- La proportion de jeunes qui travaillent est similaire chez les élèves nés hors Canada (30 %) et ceux nés au Canada (31 %). Toutefois, parmi les jeunes en emploi, les élèves nés hors Canada ont tendance à cumuler plus d’heures : 42 % effectuent 11 heures ou plus par semaine, comparativement à 31 % des élèves nés au Canada
- La proportion de jeunes qui travaillent est similaire lorsque les deux parents occupent un emploi (38 %) ou qu’aucun parent n’est en emploi (36 %).
- Parmi les élèves qui estiment que la situation financière de leur famille est moins aisée, 40 % travaillent, soit une proportion similaire à celle observée chez ceux qui la jugent plus aisée (38 %).
Toujours selon l’EQSJS 2022-2023, parmi les élèves du secondaire occupant un emploi au cours de l’année scolaire, il est estimé que :
- Le taux d’emploi augmente selon le niveau scolaire, passant de 25 % en 1re secondaire à 56 % en 5e secondaire
- Les emplois évoluent au fil de la scolarité : les petits travaux (ex. : gardiennage, tonte de pelouse) laissent progressivement place à des emplois formels rémunérés par un employeur
- Le nombre d’heures travaillées augmente dans plusieurs cas par rapport à l’enquête de 2016-2017 :
- 69 % travaillent moins de 11 heures par semaine (84 % en 2016-2017)
- 16 % travaillent de 11 à 15 heures (7 % en 2016-2017)
- 16 % travaillent 16 heures ou plus (9 % en 2016-2017)[34]
- La proportion des jeunes travaillant moins de 11 heures par semaine est comparable entre les filles (70 %) et les garçons (68 %)
- Près du tiers (28 %) des jeunes de 5e secondaire travaillent 16 heures ou plus par semaine
- Les jeunes sont en proportion plus nombreux à démontrer un risque élevé de décrochage scolaire lorsque le nombre d’heures travaillées augmente (10 h ou moins : 13 % | 11 h ou plus : 26 %)
- Les principaux secteurs de travail sont la vente (39 %), les activités sportives (16 %), la restauration (10 %), les services d’aide alimentaire (10 %). Voir l’ensemble des secteurs d’emploi
- Les élèves dont les parents ont un diplôme d’études postsecondaires sont proportionnellement plus nombreux (71 %) à travailler moins de 11 h par semaine que ceux dont les parents ont un diplôme d’études secondaire seulement (53 %). En 2016-2017, ces proportions étaient respectivement de 85 % et 71 %
- Les élèves sont en proportion plus nombreux à faire moins de 11 h par semaine lorsque les deux parents ont un emploi (71 %), comparativement à ceux dont aucun parent n’a un emploi (54 %)[35]. En 2016-2017, les proportions s’établissaient à 84 % chez les premiers et à 69 % chez les seconds
- La proportion de jeunes travaillant pour un employeur ou une entreprise familiale (25 %) est supérieure à celle effectuant des petits travaux (16 %). Cette tendance inverse celle observée en 2016-2017, où les petits travaux étaient plus fréquents (24 % comparativement à 19 %)
À Montréal : à la FGA et à la FP
- Les élèves de la formation générale des adultes et de la formation professionnelle sont plus nombreux que ceux du secondaire à travailler durant leurs études (respectivement 67 % et 57 %)[36]
À Montréal : au collégial
- 38 % des étudiant·es du cégep travaillent durant leurs études[37]
- Les étudiant·es en emploi allouent en moyenne 14,6 heures par semaine au travail à leur entrée au cégep. À leur deuxième session, ils travaillent légèrement moins (réduction d’une heure et demie par semaine)[38].
La qualité de la conciliation études-travail des jeunes en emploi
Selon la perspective des jeunes
- Les filles sont plus nombreuses à témoigner d’une CET difficile
- La proportion de jeunes et de jeunes adultes à rapporter une conciliation études-travail difficile diffère selon l’ordre d’enseignement[39]:
- Secondaire : 21,5 %
- Formation professionnelle : 29,4 %
- Formation générale des adultes : 32,9 %
- Cégep : 33,0 %
- Université : 36,8 %
- Les élèves du secondaire témoignent d’une plus grande flexibilité quant à leur horaire de travail que les jeunes des autres ordres d’enseignement (ex. : choix du nombre d’heures maximal, possibilité de modifier leur horaire). Les élèves ou étudiant·es qui ont des enfants à charge, pour leur part, sont ceux qui rapportent le moins de flexibilité, possiblement en raison du type d’emploi qu’ils occupent.
Selon la perspective des employeurs
- 69 % des entreprises accordent une grande importance à la réussite éducative des élèves et étudiant·es à leur emploi
- En contexte de pénurie de main-d’œuvre, seulement 29 % des employeurs ont indiqué avoir eu beaucoup de facilité à encourager leurs jeunes employés à terminer leurs études[40]
La législation actuelle
Au Québec, certaines dispositions régissent le travail des jeunes.
Entrée en vigueur le 23 juin 2023, la Loi sur l’encadrement du travail des enfants :
- Établit à 14 ans l’âge minimum pour l’accès à l’emploi.
- Interdit de faire travailler un jeune de 14 à 16 ans (donc ayant l’obligation de fréquenter l’école) au-delà de 17 heures par semaine, et au-delà de 10 heures du lundi au vendredi* .
* Ces interdictions ne s’appliquent pas si aucun service éducatif n’est proposé pendant une période de plus de sept jours consécutifs, comme lors des vacances estivales.
Il est aussi interdit de :
- Faire effectuer par un jeune de moins de 18 ans un travail disproportionné à ses capacités ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique ou moral.
(Loi sur les normes du travail et Loi sur la protection de la jeunesse) - Faire travailler un jeune de moins de 16 ans durant les heures de classe, car celui-ci est assujetti à l’obligation de fréquentation scolaire.
(Loi sur les normes du travail) - Faire travailler la nuit un jeune qui doit fréquenter l’école. L’employeur doit permettre à ce dernier d’être à la maison entre 23 h et 6 h (sauf pour la livraison de journaux ou dans tout autre cas déterminé par règlement du gouvernement).
(Loi sur les normes du travail) - Faire faire un travail par un jeune n’ayant pas l’âge déterminé par règlement pour exécuter ce travail. En ce sens, il existe de tels règlements dans un nombre restreint de secteurs, comme dans ceux de la construction, des mines et de l’aménagement forestier.
(Loi sur la santé et la sécurité du travail) - Délivrer un certificat de compétence-apprenti à un jeune de moins de 16 ans.
(Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main d’œuvre dans l’industrie de la construction et Règlement sur la délivrance des certificats de compétence)
Signalons également que, selon le Code civil du Québec, un jeune de 14 ans et plus est réputé majeur pour tous les actes relatifs à son emploi.
Une nouvelle réalité : difficultés d’accès au marché du travail
Plusieurs sources témoignent d’un resserrement du marché du travail après les années de pénurie de main d’oeuvre. Bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer s’il s’agit d’un retour à la situation prépandémique ou d’un véritable changement du marché du travail, les données suggèrent que la situation des 15-29 ans à la recherche d’un emploi serait moins favorable que celle des autres groupes d’âge[41].
En particulier, le taux de chômage des jeunes québécois de 15 à 19 ans était le plus élevé parmi les 15-54 ans en 2025. Il était également supérieur à la moyenne de 10,2 % pour les cinq années précédentes, amenant l’Institut de la statistique du Québec à signaler que l’obtention d’un emploi semblait récemment plus difficile pour ces jeunes qu’au cours des cinq dernières années.
- 15-19 ans : 12,5 %
- 20-24 ans : 7,9 %
- 25-29 ans : 6,2 %
- 30-54 ans : 4,5 %[42]
Les données de Statistique Canada confirment également les défis que vivent les jeunes quant au marché du travail : le taux d’emploi de 53,6 % chez les Canadiens de 15 à 24 ans en juillet 2025 était à son plus bas depuis 1998 (en excluant la période de la pandémie). Les jeunes de 15 et 16 ans étaient par ailleurs le groupe de jeunes aux études ayant eu le plus de difficultés à trouver un emploi d’été, avec un taux de chômage de 31,4 %[43]. Il importe cependant de signaler que le taux de chômage des 15-19 ans au Québec est le plus faible parmi les provinces canadiennes populeuses[44].
Selon ce que rapportent les jeunes et les organismes qui les accompagnent, les CV qu’ils soumettent restent souvent sans réponse de la part des employeurs.
« Les jeunes trouvaient des emplois partout il y a deux ans alors qu’il y avait pénurie de main-d’œuvre et maintenant, c’est l’inverse […] la compétition est très forte, ce qui pénalise les jeunes. »
– Conseillère en développement professionnel, carrefour jeunesse-emploi[45]
Pistes d’actions 
Plusieurs gestes simples peuvent être posés par des adultes signifiants ou par les jeunes eux-mêmes pour améliorer leur conciliation études-travail. En voici quelques exemples :
Comme employeur
- Offrir un horaire souple et adapté :
- 17 heures/semaine au maximum durant l’année scolaire
- Exclure le quart de travail de nuit
- Offrir un maximum de deux quarts de travail se terminant au plus tard à 22 h, si le ou la jeune a un cours le lendemain
- Faire preuve de souplesse dans les horaires de travail pendant les périodes de fin d’étape et d’examen ainsi que lors du retour en classe à l’automne
- Mettre à la disposition des jeunes un endroit pour étudier pendant leurs pauses, ou avant et après leurs quarts de travail
- Déterminer les contraintes de travail inhérentes aux emplois proposés aux jeunes et tenter de les réduire
- Valoriser les études en encourageant le ou la jeune et en s’informant de son cheminement scolaire (ex. : l’encourager à poursuivre ses études, souligner ses bons coups dans ses études, s’intéresser à ce qu’il ou elle souhaite faire dans la vie, etc.)
- Proposer une formation continue adaptée aux disponibilités des jeunes*
- Rembourser une partie des frais de scolarité lorsque les jeunes poursuivent leurs études*
- Mettre en place un programme de bourses de persévérance scolaire*
- Mettre en place des contrats d’engagement avec les jeunes*
- Demeurer informé des bonnes pratiques en ce qui a trait à l’embauche des jeunes
*Pistes tirées du Sondage de perception auprès d’employeurs de jeunes élèves et étudiants au Québec
Comme parent ou intervenant·e
- S’informer du travail qu’occupe l’élève et du nombre d’heures qui y sont consacrées
- S’intéresser à ses études et vérifier s’il ou elle arrive à respecter les échéances et demeure engagé·e envers l’école
- Observer des signes et changements dans sa vie personnelle et sa santé (par exemple, la présence de signes de fatigue, des absences ou des retards répétés à l’école, etc.)
- Sensibiliser l’élève à l’importance de se fixer des limites
- Soutenir l’élève dans ses choix de vie équilibrés
- Aider le ou la jeune à faire valoir ses droits auprès de l’employeur et l’accompagner dans les processus de plainte le cas échéant
- Demeurer informé·e des bonnes pratiques en ce qui a trait à l’embauche des jeunes
Comme élève
- Être à l’écoute de signes comme du stress, de la fatigue, des retards et des absences répétés à l’école
- Fixer ses limites selon ses capacités pour un équilibre entre les études et le travail
- Demander à son employeur des conditions de travail qui facilitent les études ou choisir un emploi étudiant qui le permet
- Solliciter l’aide d’une personne proche ou d’un·e intervenant·e quand le travail nuit aux études (ex. : interpeller un membre de l’équipe-école, un parent, un·e intervenant·e communautaire ou encore son carrefour jeunesse-emploi [CJE])
- Ne pas hésiter à demander des changements à son emploi si la situation ne convient pas (ex. : réduire le nombre d’heures travaillées, apporter des changements à l’horaire de travail, etc.)
Le discours public a aussi un effet considérable. Il importe ainsi :
- Que la valorisation de l’éducation et de la diplomation soit un projet de société*
- Que ce discours soit aussi fort que la pression exercée par l’attrait du marché du travail*
*Ces éléments ont notamment été soulignés par les expert·es rassemblés le 16 février 2023 dans le cadre du webinaire « Le travail chez les jeunes de moins de 14 ans – l’enjeu à la lumière du nouveau projet de loi ».
Ressources
Outils
Jeconcilie.com
Cet outil d’autoévaluation vise à aider les élèves et les étudiant·es qui occupent un emploi en cours d’année scolaire à atteindre l’équilibre entre leurs études, leur travail et leur vie personnelle
Trousse promo :
Employeurs engagés pour la réussite éducative
Ce site vise à sensibiliser et à accompagner les employeurs du Québec dans leur rôle face à la réussite éducative.
L’employeur, un acteur essentiel pour la réussite éducative
Une fiche aide-mémoire pour les employeurs d’élèves.
Embaucher des jeunes : guide de bonnes pratiques à l’intention des employeurs
Un outil simple et pratique destiné aux entreprises qui embauchent des jeunes durant l’année scolaire. Il fournit des renseignements utiles pour favoriser la conciliation études-travail.
Jeunes au travail
Cette section du site de la CNESST vise à informer les jeunes en emploi de leurs droits, de leurs responsabilités et de leurs obligations.
Travail des jeunes
Cette section du site de la CNESST rassemble toute l’information concernant les obligations liées à la Loi sur l’encadrement du travail des enfants.
Conciliation famille-(télé)travail-études
Cette section du site de l’Université Laval fournit des conseils aux jeunes qui ont des enfants à charge afin de les aider à concilier leurs différentes responsabilités et à être mieux outillés pour étudier.
Consultations sur les motivations à l’emploi et les retombées du travail durant les études
En 2024, Réseau réussite Montréal et la Direction régionale de santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal ont consulté des jeunes et des intervenant·es afin de mieux comprendre la réalité des jeunes sur le marché du travail et d’enrichir les connaissances issues de la littérature sur leur conciliation études-travail-vie personnelle.
- Motivations et retombées du travail durant les études
- Pratiques pour soutenir les jeunes dans leur conciliation études-travail-vie personnelle
- Recommandations d’actions à mettre en place, en collaboration avec divers milieux
Modèle conceptuel de la conciliation études-travail
Une synthèse visuelle des principales notions de la conciliation études-travail et des pistes pour la faciliter.
Travail chez les jeunes pendant leurs études. Recension des écrits
Cette recension de 266 publications analyse l’impact du travail sur la persévérance scolaire, les motifs du travail et les stratégies de conciliation études-travail des jeunes, tout en proposant des pistes d’action adaptées aux réalités locales. Rapport de recherche adressé à PRÉCA, R3USSIR, Réseau réussite Montréal et Complice – Persévérance scolaire Gaspésie–Les Îles.
Outils synthèse de la recension :
*Ces outils sont une collaboration PRÉCA, R3USSIR, Réseau réussite Montréal et Complice – Persévérance scolaire Gaspésie-Les Îles. |
Persévérance scolaire et conciliation études-travail : une piste de solution à la pénurie de main-d’œuvre
Un portrait de la réussite éducative, du décrochage scolaire et du marché du travail pour mettre en lumière les enjeux de la diplomation des jeunes québécois et montréalais en lien avec le contexte actuel du marché de l’emploi.
Renforcer le soutien aux étudiants et aux entreprises en matière de conciliation études-travail-famille
Un portrait de la conciliation études-travail-famille au Québec à partir de l’analyse de questionnaires remplis par 3 834 élèves occupant un emploi en période scolaire (2 385 étudiant·es ont été considérés pour le volet famille). Le rapport présente également une analyse des facteurs qui sont favorables à la conciliation études-travail, de même que des pratiques mises en oeuvre par des employeurs pour favoriser la conciliation études-travail-famille.
Page Conciliation études-travail du RQRE
Un résumé des principales notions à connaitre, de même que des données, des conseils et des outils rassemblés par le Réseau québécois pour la réussite éducative.
Fiche Conciliation études-travail
Une fiche permettant de mieux comprendre le déterminant « conciliation études-travail », tout en présentant de l’information sur la recherche, des liens vers de la documentation ainsi que des pistes d’action.
Recension de la littérature sur la CET
Un répertoire des recherches et ouvrages intéressants sur l’enjeu de la conciliation études-travail proposés par les instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative.
Remerciements 
Merci à notre expert pour sa contribution à la révision du présent dossier :
Michaël Gaudreault
Enseignant-chercheur en statistiques
Centre d’étude des conditions de vie et des besoins de la population – ÉCOBES
Cégep de Jonquière
Merci à la Direction de santé publique de Montréal pour le traitement des données de l’EQSJS 2016-2017 concernant la conciliation études-travail chez les jeunes du secondaire à Montréal.
Sources 
Michel Arseneault, Accidents du travail au Québec : Le nombre d’enfants impliqués bondit, La Presse, 2 juin 2021
Beauregard, N. et Dupéré, V. (2023). Mémoire présenté à la Commission de l’économie et du travail dans le cadre des consultations particulières et auditions publiques sur le Projet de loi no 19 – Loi sur l’encadrement du travail des enfants, Myriagone – Chaire McConnell Université de Montréal en mobilisation des connaissances jeunesse, 17 avril 2023
Bernard, P-Y. & Michaut, C. « Expériences et motifs de décrochage scolaire : entre rejet de l’école et quête du travail rémunéré », Revue française de pédagogie, 211 | 2021, 11-22.
Berthelot, M., & Traoré, I. (2016). Le travail rémunéré pendant les études et la santé mentale des jeunes : Le nombre d’heures travaillées compte (Zoom santé, no 59). Institut de la statistique du Québec.
Léa Carrier, Décrocher pour travailler, La Presse, 28 novembre
Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Réseau réussite Montréal, en partenariat avec le Regroupement des cégeps de Montréal, Persévérance scolaire et conciliation études-travail : une piste de solution à la pénurie de main-d’œuvre, 2019
Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Réseau réussite Montréal, en partenariat avec le Regroupement des cégeps de Montréal, Persévérance scolaire et conciliation études-travail : une piste de solution à la pénurie de main-d’œuvre – Faits saillants de l’étude, 2019
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, L’encadrement du travail des enfants au regard de leurs droits et libertés, 2022
Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) (2025). Portrait des jeunes travailleuses et travailleurs de 24 ans ou moins 2023 (Rapport, ISBN 978-2-555-00690-4). https://www.cnesst.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/portrait-des-jeunes_1.pdf
Gaudreault, M., Laberge, L., Arbour, N. et M. M. Gaudreault, La conciliation études-travail chez les élèves francophones montréalais de 4e et de 5e années du secondaire, ÉCOBES – Recherche et transfert, 2015
Gaudreault, M. M., Tardif, S. et L. Laberge, Renforcer le soutien aux étudiants et aux entreprises en matière de conciliation études-travail-famille, ÉCOBES – Recherche et transfert, 2019
Institut de la statistique du Québec. (2018). Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2016-2017 : Résultats de la deuxième édition. Institut de la statistique du Québec.
Institut de la statistique du Québec. (2024). Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2022-2023 : Résultats de la troisième édition. Institut de la statistique du Québec.
Élise Ledoux, Marc-Antoine Busque, Julie Auclair et Luc Laberge (2019). Entrée précoce sur le marché du travail à 13 ans et répercussions sur la SST des jeunes occupant un emploi à 15 ans. Rapports scientifiques 1059. IRSST
Élise Ledoux, Pascale Prud’homme, Karine Tétreault et Hélène Desrosiers (2016). « Portrait du travail et de la santé et de la sécurité du travail chez les jeunes de 15 ans au Québec », Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2015) – De la naissance à 17 ans, Institut de la statistique du Québec, vol. 8, fascicule 1
Élise Ledoux et Pascale Prud’homme (2016). Portrait du travail et de la santé et de la sécurité du travail chez les jeunes de 15 ans au Québec. Prévention durable en SST et environnement de travail. Études et rechercher R-905. IRSST
Léger, Sondage de perception auprès d’employeurs de jeunes élèves et étudiants au Québec (sondage mandaté par le Réseau québécois pour la réussite éducative), Janvier 2020
Moulin, S., Doray, P., Laplante, B., & Street, M. C. (2013). Work intensity and non-completion of university: Longitudinal approach and causal inference. Journal of Education and Work, 26(3), 333-356.
Ou, J., & Thygerson, S. M. (2012). Risk factors for work-related injuries among university student employees. Industrial health, 50(5), 445-449.
Réseau des Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec, Savoir concilier études et travail, 2017
Réseau québécois pour la réussite éducative, Comité consultatif du travail et de la main d’oeuvre – Avis sur le travail des enfants de 11-14 ans, 2022
Réseau québécois pour la réussite éducative, site Employeurs engagés pour la réussite éducative
Marc St-Pierre, Fiche 6: Conciliation études-travail, Réunir Réussir, 2013
Alexandre Sirois, Quand la pandémie frappe les cégeps, La Presse, 30 aout 2021
Staff J, Mortimer JT. Work Experience and Mental Health from Adolescence to Mid-Life. Soc Forces. 2024 Sep;103(1):305-326. doi: 10.1093/sf/soae067.
Staff, J., Freelin, B. N., & Mortimer, J. T. (2023). Consequences of adolescent employment for young adult development. In L. J. Crockett, G. Carlo, & J. E. Schulenberg (Eds.), APA handbook of adolescent and young adult development (pp. 293–306). American Psychological Association
Staff, J., Yetter, A. M., Cundiff, K., Ramirez, N., Vuolo, M., & Mortimer, J. T. (2020). Is adolescent employment still a risk factor for high school dropout? Journal of Research on Adolescence
Summer, R., McCoy, M., Trujillo, I., & Rodriguez, E. (2023). Support for Working Students: Understanding the Impacts of Employment on Students’ Lives. Journal of College Student Retention: Research, Theory & Practice, 26(4), 1123 1146. https://doi.org/10.1177/15210251221149209
Supeno, E., Longo, M. E. et Lapointe-Garant, M. (2024). Travail chez les jeunes pendant leurs études. Recension des écrits [rapport de recherche adressé à PRÉCA, R3USSIR, RRM et Complice]. Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec.
Thouin, É., Dupéré, V., & Denault, A.-S. (2023). Paid employment in adolescence and rapid integration into a career-related job in early adulthood among vulnerable youth: The identity connection. Journal of Vocational Behavior, 142, 1–14. https://doi.org/10.1016/j.jvb.2023.103864






