Persévérance scolaire

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Persévérance scolaire

82,3 % des élèves montréalais ont obtenu leur diplôme d’études secondaires en 2018.

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Définition | Indicateur de la persévérance scolaire | Diplomation en hausse à Montréal | Évolution du taux de diplomation | Chaque élève qui persévère, c’est…

*Dernière mise à jour : 12 septembre 2019

Définition de la persévérance scolaire

La persévérance scolaire pourrait se définir au sens strict comme la poursuite des études jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme ou d’une qualification. Pour soutenir cette persévérance, il faut que les études soient suffisamment valorisées auprès des jeunes pour

  • que ces derniers soient motivés et s’y investissent ;
  • qu’ils se sentent capables de réussir un parcours adapté à leurs capacités et aspirations ;
  • que les exigences de leur vie d’élève s’harmonisent avec les autres dimensions de leur vie.

Les déterminants de la persévérance scolaire sont des facteurs qui influent sur le parcours scolaire des jeunes. Ils ont été établis et documentés par de nombreuses recherches scientifiques. Si leur influence est positive, on parlera alors de facteurs de protection, qui tendent à favoriser la persévérance scolaire du jeune. Voici quelques exemples de ces déterminants : la motivation et l’engagement, l’estime de soi, l’encadrement parental, le climat scolaire et les ressources du milieu.

Indicateur de la persévérance scolaire : le taux de diplomation et de qualification

L’indicateur retenu pour quantifier la persévérance et la réussite scolaires est le taux de diplomation et de qualification.

Ce taux est l’indicateur de suivi principal en matière de diplomation et de qualification. Calculé 5, 6 et 7 ans après l’arrivée d’une cohorte de nouveaux inscrits en 1re secondaire, le taux de diplomation et de qualification rend compte de la proportion de jeunes ayant obtenu un diplôme d’études secondaires (DES) ou d’études professionnelles (DEP) ou encore une qualification (certificat de formation en métiers semi-spécialisés ou certificat de formation en préparation au marché du travail).

Quelques spécifications :

  • En cohérence avec les paramètres du taux de diplomation utilisé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) pour fixer la cible ministérielle de diplomation de 2020, l’indicateur utilisé dans l’ensemble de ce site, sauf indication contraire, est conséquemment le taux d’obtention d’un premier diplôme après un maximum de 7 années d’étude, pour le secteur public.
  • Le taux est calculé annuellement par le MEES.
  • Il est disponible par région administrative, par commission scolaire, par réseau public et privé, ainsi que pour l’ensemble du Québec.
  • Attention : pour faire des comparaisons de performance avec les autres provinces et pays de l’OCDE, il faut utiliser un autre indicateur.

Pour obtenir les taux de diplomation par région, le détail de la méthode de calcul ainsi que des renseignements complémentaires, visitez le site Internet du MEES.

Le taux de diplomation : en hausse à Montréal

Le taux de diplomation montréalais progresse : de 67, 7 % en 2009, le taux a grimpé à 82,3 % en 2018.

Cette amélioration est le reflet du travail des enseignants et des directions d’école ainsi que de celui de centaines d’organisations et d’acteurs qui soutiennent sans relâche les familles et les jeunes dans leurs efforts vers la réussite. Bien que cette progression soit à célébrer, le travail est loin d’être terminé, car une grande proportion de jeunes quitte toujours les bancs d’école sans avoir obtenu un premier diplôme.

La prise en compte du contexte et des défis particuliers de Montréal est primordiale dans la planification de l’action efficace en persévérance scolaire.

Évolution du taux de diplomation

2009 67,7 %
2012 72,5 %
2013 73,4 %
2014 76 %
2015 78,1 %
2016 79,8 %
2017 81,4 %
2018 82 %

Source : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Diplomation et qualification par commission scolaire au secondaire – éditions 2010, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019

 

Chaque élève qui persévère et qui obtient un premier diplôme, c’est :

  • Une personne qui a de meilleures conditions de vie ainsi qu’une espérance de vie plus longue et dont les réalisations sont plus valorisantes.
  • Une société qui fait un gain économique cumulatif de 184 000 $ sur l’ensemble de la vie active d’un jeune résultant de l’obtention d’un diplôme.
  • Un marché du travail plus stable (maintien des emplois nécessaires à l’économie montréalaise).
  • Une personne qui contribue à la vitalité de la société (participation électorale, bénévolat, don de sang, etc.).